Posté en tant qu’invité par y2:
Cédric a écrit:
Parcequ’en montagne on est vivant.
On vit l’instant présent et on vit NOTRE vie.
On vit avec acuité, intensément, avec tous nos sens.
On vit comme un simple enfant de la nature, sans artifices, sans filet mais sans contrainte.
Quand j’ai peur, la vie est soudain plus intense et apres coup une sensation de calme et de plénitude m’envahit ainsi qu’une plus grande sensibilité à des trucs banals. Un simple papillon me fait sourire, je suis heureux.
Devant la télé je ne vis pas, tout au plus par procuration.
Devant la télé je suis un légume, mes sens sont en sommeil.
Quand je dors jusqu’à 11h j’ai l’impression d’avoir perdu ma journée. Pas quand je me leve à 5h et ca ne m’empeche pas de faire une sieste la haut, ou en rentrant.
En montagne mon corps vit, je fais jouer mes muscles et mes sens. En montagne je suis, tout simplement, pas dans le canapé.
Je ne trouve pas les mots, on est dans le domaine des sensations, tout au plus je peux dire qu’en montagne je vis, je suis. Dans le canapé, devant la télé, je n’ai jamais cette sensation. Dans le boulot rarement.
La montagne est un choix alors je propose une question plus derangeante: pourquoi allons nous au boulot? Est ce vraiment un choix?
Alors que dehors il fait bon, le soleil brille, les primeveres sont au top, les jonquilles et les forcissia (si quelqu’un peut me filer l’orthographe…) surpris par l’arrivée soudaine de la chaleur bourrinent pour fleurir, nous sommes avachis dans un siege ou, pour la plupart, enfermés entre 4 murs à respirer de l’air en conserve. La haut l’air est si bon.
Alors qu’on se plaint de n’avoir jamais le temps de, on ampute 10h de notre journée à venir gagner de quoi faire un peu ce qu’on veut seulement 25 jours par an.
Alors qu’on pourrait se reveiller naturellement avec le soleil et se coucher tot, pourquoi se martyrise-t-on avec un reveil à 6 ou 7h du matin, d’autant plus qu’on se couche tard parcequ’il faut bien vivre un peu le soir, la journée on s’en empeche.
Alors qu’on pourrait se poser dans un champ, les pieds à l’air avec un sandwichs, on « prefere » souvent allez parler boulot avec les collegues à la cantine où on bouffe du boeuf aux hormones et des legumes aux pesticides.
Alors qu’on pourrait etre tranquillement dans un champ plein de fleurs et de papillons en Chartreuse, ou meme chez soi, on prefere allez se faire mettre la pression dans un environnement souvant stressant.
Alors qu’on pourrait etre en tongues et en short dans son jardin (choisissez le votre) on « choisi » le jean/basket ou pire, le costard/cravate/mocassin dans lesquels on transpire dans un bocal plein d’air en boite, refroidi par un truc nucléaire qui fait du bruit et qui transmet plein de microbes.