le plus beau topo pour moi c’est un crobar griffonné par Zolve
au dos d’une enveloppe sur le capot de la voiture
qui fait déjà rêver rien qu’en entendant chanter l’accent de son dessinateur…
ce sont les croquis de nouveaux secteurs échangés
avec des copains équipeurs
et précieusement conservés,
c’est la surprise de trouver un matin celui d’Ablon
dans la boite aux lettres
amicalement dédicacé par son auteur (merci Robert !)
c’est la feuille trouvée avec soulagement au bar du coin,
juste avant d’aller grimper sur cette nouvelle falaise dont on a entendu parler
c’est le dernier de Saint-Bau dédicacé par Pierre
quelques minutes après le passage de l’imprimeur
et qui nous serre le cœur chaque fois qu’on l’ouvre…
Le meilleur rapport pour un topo,
c’est le rapport amitié/partage.
Et puis il y a des étagères pleines de topos,
neufs, réédités, usés par les multiples voyages au fond du sac à dos
et ceux qui n’ont jamais servi
parce qu’ils nous ont fait rêver dans le magasin
et que finalement on n’y est pas encore allés.
Les pires : les récapitulatifs anglais ou allemands
qui prennent le travail des équipeurs
et qu ‘aucun grimpeur digne de ce nom ne devrait acheter
mais qui heureusement sont paraît-il bourrés d’erreurs !
Un topo, c’est le point final du travail d’équipeurs
et parler de rapport qualité/prix me choque
car c’est oublier qu’on grimpe grâce au travail de ces derniers.
Et puis qualité de quoi ?
du papier, des photos, des scellements, de l’emplacement des points ?
de toute façon, un topo, c’est du travail, beaucoup de travail
et son auteur est très rarement remboursé du temps qu’il passe à le concevoir.
Mais c’est vrai il y a de beaux topos,
des topos mieux faits que d’autres,
des topos qui font se perdre dans les pierriers,
mais ce sont toujours des voies partagées…