Pauvres mortels

Posté en tant qu’invité par BAN!:

Pour tenir, et éviter les crampes, effectivement la motivation ne fait pas tout… il faut beaucoup s’hydrater, je crois que c’est vraiment le reflexe indispensable… également, savoir gérer la faim, et manger des aliments adaptés

Posté en tant qu’invité par Michel C:

Sur une course de 150km, il vaut mieux éviter d’avoir des crampes au bout de 35km.
Si c’est la cas c’est que tu es parti trop vite, que tu t’es mal alimenté, que tu n’as pas assez bu, etc. Le fait d’être motivé ne dispense pas de gérer sa course. Mais ça ce n’est pas une question de physique mais plutôt d’expérience.
Comme je l’ai dit, on ne s’improvise pas coureur de longue distance du jour au lendemain… mais moyennant de se préparer correctement, c’est à la portée de n’importe quelle personne suffisament motivée.
Quand je dis de se préparer correctement, ça peut aller jusqu’à 3 ans de préparation avec des courses de plus en plus longues. C’est pour ça que la motivation est si importante. J’ai dit que c’était accessible, je n’ai pas dit que c’était facile.

Posté en tant qu’invité par Etienne:

Naïvement, j’aurais pensé que sur des courses très très longues une des raisons majeures d’abandon, y compris chez des gens entraînés, serait l’apparition de blessures aux pieds ( ampoules, tendinites au talon ).

J’ai faux?

Posté en tant qu’invité par Michel C:

Ca peut arriver mais ce n’est pas très courant.
Les ampoules ça se soigne et sur 150km on n’en est pas à 10mn près si ça permet d’arriver au bout. Sur ces courses, il y a toujours des équipes médicales en plusieurs points du parcours. On peut se faire soigner et sur certaines courses il y a même des masseurs. Enfin une ampoule ça fait mal mais ça n’empêche pas de courir.
Pour les tendinites, elles arrivent rarement pendant l’effort mais plutôt après.

Non, je crois que la majorité des abandons est due à la fatigue tout simplement, à des problèmes gastriques (mal au ventre, diahrée), à l’arrivée de crampes, à des fringales allant parfois jusqu’à l’hypoglycémie, à la déshydratation. C’est presque tout le temps lié à une mauvaise gestion de l’effort ou de l’alimentation.

Posté en tant qu’invité par seb:

quand on parle plus haut de « gros cons rondouillards »…
c’est déja pas mal qu’il y en ai mais le truc pas cool c’est que certains n’ont jamais rien compris à la montagne et croient faire figure d’audace en venant voir des types qu’ils considèrent comme de simples huluberlu.
Et oui, pour être considéré comme sportif faut faire du sport sur terrain et règle bien délimités (du foot quoi)

Posté en tant qu’invité par nico:

J’ai entendu dire que certains s’enlevait même les ongles de certains orteils des pieds au cours du parcours afin de laisser s’échapper le sang qui faisait pression dessous…
(ça! c’est ce qui s’appèle de la motiv’…)

Ben en attendant, bon courage Michel et R-E-S-P-E-C-T quand même… ;o)

Posté en tant qu’invité par Etienne:

OK.
Si tu ne cours pas pour gagner, vas-tu vraiment insister une fois blessé? C’est vrai que l’expression " se faire les pieds" n’est pas un vain mot, et qu’au bout d’un moment on arrive à dépasser les douleurs des ampoules - lointains, mais encore vifs souvenirs de l’armée .

Le mot « tendinite » n’était peut-être pas approprié: j’ai remarqué que pas mal de chaussures provoquaient à la longue une violente douleur au point supérieur d’attache du tendon d’Achille sur l’os du talon, sans pour autant qu’il apparaisse des ampoules. J’ai entendu plusieurs fois dire que ça pouvait aller jusqu’à la rupture du tendon si on insistait malgré tout.

Comme on ne s’entraîne jamais sur des distances importantes, on doit arriver à se faire surprendre même avec des chaussures auxquelles on est habitué.

Posté en tant qu’invité par Michel C:

seb a écrit:

… le truc pas cool c’est
que certains n’ont jamais rien compris à la montagne et
croient faire figure d’audace en venant voir des types qu’ils
considèrent comme de simples huluberlu.

Je ne crois pas qu’il y ait beaucoup de ces personnes au sommet du Grand-Mont (puisque c’est eux qui étaient visés initalement). Il me semble qu’il y a surtout une grande admiration. Les gens ne feraient pas 2 heures de voiture, une heure de queue aux remontées mécaniques, une heure de marche/ski, une heure d’attente dans le vent et le froid uniquement pour voir passer
des gens qu’il concidèrent comme de simples allumés.

Et oui, pour être considéré comme sportif faut faire du sport
sur terrain et règle bien délimités (du foot quoi)

C’est assez amusant de voir que pour beaucoup de gens le sport c’est un truc de cons sauf si tu passes à la télé auquel cas tu es une star et ça c’est respectable. Les mêmes personnes qui vont hurler au passage de Virenque pendant le tour de France regardent avec mépris (voir même insultent violement) le cycliste du dimanche qui perd son temps à suer sur la route alors qu’il est si simple de prendre la voiture.

Posté en tant qu’invité par Michel C:

Etienne a écrit:

Si tu ne cours pas pour gagner, vas-tu vraiment insister une
fois blessé?
Personnellement, en cas de blessure j’arrête tout immédiatement. Mais je ne concidère pas des ampoules comme des blessures. Est-ce que tu annules tes vacances parce que tu as attrapé un coup de soleil ? Une ampoule ça peut faire mal, c’est désagréable mais ce n’est pas grave du tout : tu mets un compeed dessus et tu reparts comme si de rien n’était. Ce n’est pas comme une tendinite qui si elle n’est pas traitée dès le début peut t’empêcher de courir pendant 6 mois.
On abandonne d’autant plus facilement qu’on court pour gagner. En général les « bons » n’en sont plus à une victoire près et n’ont pas envie de compromettre leur saison de course simplement pour l’orgueil de terminer une course… même en vainqueur.

C’est vrai que l’expression " se faire les
pieds" n’est pas un vain mot, et qu’au bout d’un moment on
arrive à dépasser les douleurs des ampoules - lointains, mais
encore vifs souvenirs de l’armée .
C’est certain que j’envisage difficilement de faire le trail du Mont-Blanc en rangers.

Le mot « tendinite » n’était peut-être pas approprié: j’ai
remarqué que pas mal de chaussures provoquaient à la longue
une violente douleur au point supérieur d’attache du tendon
d’Achille sur l’os du talon, sans pour autant qu’il
apparaisse des ampoules.
Dans ce cas, c’est que la chaussure est mal choisie. Normalement c’est le genre de sensation qui apparait dès la première sortie. Dans ce cas le mieux est de rammener aussitôt les chaussures au magasin et de les échanger.
Il faut abandonner cette idée comme quoi « si les chaussures font mal c’est normal, elles vont se faire ». Des bonnes baskets ça doit être aussi confortable que des pantoufles. Si tu commences à avoir une gène au bout d’une heure de course à pied, tu imagines ce que ça peut donner au bout de 10 heures…

J’ai entendu plusieurs fois dire
que ça pouvait aller jusqu’à la rupture du tendon si on
insistait malgré tout.
Là faut vraiment être barjo. Heureusement je n’ai jamais entendu parlé de telles accidents en courses trail. Les ruptures de tendons c’est plutôt en athlétisme qu’on les rencontre : sur des efforts violents pas sur de l’endurance.

Comme on ne s’entraîne jamais sur des distances importantes,
on doit arriver à se faire surprendre même avec des
chaussures auxquelles on est habitué.
Même si on ne court jamais 40km à l’entraînement, je ne connais personne qui se lance sur une course de 150km sans avoir déjà couru des trails de plusieurs heures.
S’il doit y avoir une gène, on la sens très rapidement en courant et il est fortement déconseillé de prendre le départ d’une course avec des chaussures neuves.

Contrairement à une idée reçue, la course sur sentiers est moins traumatisante que la course sur route. Le sol est moins dur et présente donc un meilleur amorti et le terrain étant irrégulier, on ne pose jamais le pied de la même façon ce qui évite d’avoir des chocs répétés toujours sur la même zone.
Moi, je me remets beaucoup plus rapidement d’une course de 65km sur sentier que d’un marathon sur route.

Posté en tant qu’invité par Etienne:

Merci de tes éclaircissements.

Je suppose qu’on ne te verra jamais aux 100km de Millau… :wink:

Posté en tant qu’invité par Etienne:

Entièrement d’accord avec toi.

Posté en tant qu’invité par Michel C:

A vrai dire j’aimerai bien les faire un jour pour le mythe qu’il représentent mais ça tombe très près d’une autre course que j’aime beaucoup : celle des Templiers. Et côté esthétique entre les Templiers et les 100km de Millau, y’a pas photo!
Mais si un jour je fais un 100 bornes, ce sera celui là.

Posté en tant qu’invité par Francois:

C’est quoi, les templiers?

Posté en tant qu’invité par Michel C:

nico a écrit:

J’ai entendu dire que certains s’enlevait même les ongles de
certains orteils des pieds au cours du parcours afin de
laisser s’échapper le sang qui faisait pression dessous…
(ça! c’est ce qui s’appèle de la motiv’…)
Tu peux aussi couper les pieds : ça allège pas mal. Pour moi ça ne vaut pas le coup car je chausse du 39 : ça ne m’allégerai pas beaucoup.
Bon blague à part, c’est pas parce que Thomas Humar c’est soigné tout seul un abscé dentaire au couteau au Daulaghiry (ça s’écrit comment?) que les alpinistes sont tous comme ça.
Mais c’est vrai que j’ai déjà vu sur une arrivée de course un podologue percer un ongle avec une aiguille chauffée sur une flamme afin de faire sortir le sang. Il faisait juste un petit trou… il n’arrachait pas l’ongle. J’ai du mal à imaginer quelqu’un marcher avec un ongle arraché qui pisse le sang.

Ben en attendant, bon courage Michel et R-E-S-P-E-C-T quand
même… ;o)
Attend que je sois arrivé. S’inscrire c’est facile et à la portée de tout le monde…

Qu’est-ce que tu attends pour suivre le bon exemple de ta
soeur au lieu d’aller respirer le béton ?
Je pourrais te raconter comme c’était bien hier après-midi en delta à 2900m au dessus de la Chartreuse mais j’ai peur de te donner des regrets.

Posté en tant qu’invité par FredK:

Tu n’es qu’un pauvre mortel, tu ne peux comprendre le langage des dieux.

Posté en tant qu’invité par Michel C:

C’est une course trail.
C’est le plus réputée du genre (mais pas la plus dure). Ca se passe fin octobre à Nant (vers Millau).
65km sur sentiers en chemins entre les Causses et les Cévennes. C’est super beau, très bien organisé et il y a une très bonne ambiance.
http://www.vo2.fr/templiers/

Posté en tant qu’invité par Francois:

Ca m’intéresse, ces templiers!
Tu chausses 39? moi aussi! incroyable, c’est la première fois que je vois un mec normalement constitué chausser du 39 comme moi!
Il y en a d’autres?
Pointure 39, annoncez-vous!

Posté en tant qu’invité par Bubu:

Ah non non non non, un mec normalement constitué chausse du 44,5 ! Ce qui lui permet davoir des pompes de 50 à 400g plus lourdes que les autres, ce qui valorise d’autant plus son endurance :slight_smile:

Posté en tant qu’invité par Michel C:

Bernard Hinault aussi chaussait du 39 (peut-être même moins). C’est pas une bonne référence ça ?

Posté en tant qu’invité par FredK:

C’était pas blaireau son surnom !!!