Posté en tant qu’invité par Michel C:
Etienne a écrit:
Si tu ne cours pas pour gagner, vas-tu vraiment insister une
fois blessé?
Personnellement, en cas de blessure j’arrête tout immédiatement. Mais je ne concidère pas des ampoules comme des blessures. Est-ce que tu annules tes vacances parce que tu as attrapé un coup de soleil ? Une ampoule ça peut faire mal, c’est désagréable mais ce n’est pas grave du tout : tu mets un compeed dessus et tu reparts comme si de rien n’était. Ce n’est pas comme une tendinite qui si elle n’est pas traitée dès le début peut t’empêcher de courir pendant 6 mois.
On abandonne d’autant plus facilement qu’on court pour gagner. En général les « bons » n’en sont plus à une victoire près et n’ont pas envie de compromettre leur saison de course simplement pour l’orgueil de terminer une course… même en vainqueur.
C’est vrai que l’expression " se faire les
pieds" n’est pas un vain mot, et qu’au bout d’un moment on
arrive à dépasser les douleurs des ampoules - lointains, mais
encore vifs souvenirs de l’armée .
C’est certain que j’envisage difficilement de faire le trail du Mont-Blanc en rangers.
Le mot « tendinite » n’était peut-être pas approprié: j’ai
remarqué que pas mal de chaussures provoquaient à la longue
une violente douleur au point supérieur d’attache du tendon
d’Achille sur l’os du talon, sans pour autant qu’il
apparaisse des ampoules.
Dans ce cas, c’est que la chaussure est mal choisie. Normalement c’est le genre de sensation qui apparait dès la première sortie. Dans ce cas le mieux est de rammener aussitôt les chaussures au magasin et de les échanger.
Il faut abandonner cette idée comme quoi « si les chaussures font mal c’est normal, elles vont se faire ». Des bonnes baskets ça doit être aussi confortable que des pantoufles. Si tu commences à avoir une gène au bout d’une heure de course à pied, tu imagines ce que ça peut donner au bout de 10 heures…
J’ai entendu plusieurs fois dire
que ça pouvait aller jusqu’à la rupture du tendon si on
insistait malgré tout.
Là faut vraiment être barjo. Heureusement je n’ai jamais entendu parlé de telles accidents en courses trail. Les ruptures de tendons c’est plutôt en athlétisme qu’on les rencontre : sur des efforts violents pas sur de l’endurance.
Comme on ne s’entraîne jamais sur des distances importantes,
on doit arriver à se faire surprendre même avec des
chaussures auxquelles on est habitué.
Même si on ne court jamais 40km à l’entraînement, je ne connais personne qui se lance sur une course de 150km sans avoir déjà couru des trails de plusieurs heures.
S’il doit y avoir une gène, on la sens très rapidement en courant et il est fortement déconseillé de prendre le départ d’une course avec des chaussures neuves.
Contrairement à une idée reçue, la course sur sentiers est moins traumatisante que la course sur route. Le sol est moins dur et présente donc un meilleur amorti et le terrain étant irrégulier, on ne pose jamais le pied de la même façon ce qui évite d’avoir des chocs répétés toujours sur la même zone.
Moi, je me remets beaucoup plus rapidement d’une course de 65km sur sentier que d’un marathon sur route.