Posté en tant qu’invité par un ptit nouveau:
Bon je m’appretais à ouvrir un nouveau post mais la recherche dans les anciens m’a donné satisfaction…
L’autre jour, Rocher du Midi, dans une voie sportive (magnifique), un second à bout de force d’emblée (on avait grimpé la veille… bon, bref) qui devait passer deux fois plus de temps en second que moi en tête… résultat un « chrono » à ralonge.
À cela s’ajoute des orages prévus à 21h qui se sont pointés avec 3 bonnes heures d’avance, on avait pas lové la corde que l’on se retrouvait sous un déluge d’eau avec éclairs et coups de tonnerre à proximité…
La descente la plus proche (4 rappels par Brume d’été) nous tentait pas trop, connaissant le rappel entre le Rocher du Midi et la Dent de Crolles, j’ai d’abord opté pour cette solution (qui nécessite donc de marcher sur la crête jusqu’au creux entre les deux sommets, descendre une vire herbeuse inclinée jusqu’à un pin au bord du vide avant de prendre un rappel (un seul) de 45m en fil d’araignée (du moins sur les 30 derniers mètres)).
Mais rapidement, trempés, coups de tonnerre de plus en plus proches, on a préféré descendre à pince versant Chartreuse, ne voulant pas risquer la foudre sur la crête ou en rappel, et craignant la glissade sur la vire herbeuse. Résultat: de longues heures de marche, plus de 1000m de dénivelé négatif pour arriver à Perquelin, puis Saint Pierre de Chartreuse…
D’où de nombreuses questions, qui trouvent partiellement réponse dans les documents proposés par François, mais dans lesquels je lis beaucoup de choses logiques en premier abord, mais qui ne me satisfont qu’à moitié. Je développe:
*avoir du matériel métallique sur soi: de toute façon, on suppose que le foudre ne nous tombe pas dessus, non? Est-ce que matériel métallique (non pointu) attire la foudre même s’il est isolé de tout? (en l’occurence, j’avais gardé les dégaines au baudrier, donc mousqueton du bas dans l’air et celui du haut relié par le porte-matériel + ceinture du baudrier (isolant?) à moi)
*chemin de crête sous l’orage: suffit-il de descendre de quelques mètres sous la crête pour que le risque d’impact de foudre soit nettement diminué, ou bien faut-il vraiment un grand écart?
*descente d’une crête vers un point bas: si nous avions rejoint la vire herbeuse, nous aurions donc été entre deux points hauts (sommet du Rocher du Midi et sommet de la Dent de Crolles) mais qui ne sont pas franchement pointus: là encore, dans cette configuration, l’existence de ces deux points hauts réduit-elle nettement le risque d’impact au niveau du point bas ou pas?
- rappel sous l’orage: « avoir une corde sèche » qu’ils disent dans les documents sus-cités… j’aurait bien aimé les y voire avec une corde sèche!!! Bon, outre ce détail, un rappel fil d’araignée est-il plus risqué qu’un rappel en contact avec la paroi, et un rappel quel qu’il soit, en particulier s’il est long ne représente-t-il pas un passage favorable pour un éclair?
Merci à ceux qui pourront m’apporter un avis…éclairé! sur le sujet.