Par ce temps orageux

Posté en tant qu’invité par moonj’:

Je me demandais si en grimpant de grandes on se trouvait exposer aux eclairs? Est on des paratonnerres pendant que l’on grimpe?
Que faire si l’on est pris par un gros orage pendant une grande voie… Surtout que ds certains cas ca arrive tres vite et qu’il n’y a des fois pas de possibilité de replis par le bas… Est ce que ca vous est deja arrivé? comment vous en etes vous sortit? si vous avez des conseils, des remarques…

Posté en tant qu’invité par Flo73:

Effectivement, il vaut mieux éviter de se faire prendre en grande voie par un orage.
ça m’est arrivé une fois, c’était dans la dibona et à l’époque j’étais un peu insouciante. Ils annonçaient orage en fin d’après-midi, on s’est dit qu’on avait largement le temps de faire la voie, seulement l’orage est arrivé avant. Et on ne l’a pas vu arriver, il devait nous rester 1 ou 2 longueurs avant le sommet.
On a fait demi-tour le plus vite possible et on a bien fait car on a vu tomber la foudre juste au-dessus de nous.
Je pense que ce jour là, on l’a échappé belle et peut-être aussi le week-end précédent où on est partis dans une voie de 600 mètres avec un bulletins d’alerte, seulement cette fois l’orage est parti après.
Quand tu grimpes, je pense que le matos, dégaines, coinceurs etc… attirent la foudre, mais c’est surtout les arètes, donc quand tu es proche du sommet où c’est extrèmement dangereux. A la dibona, le jour où on y était, la foudre est tombé quasiment sur la pointe.
Je ne partirai pas en grande voie si le temps est orageux, le problème, c’est que souvent il fait grand beau et l’orage arrive extrèmement vite en montagne, donc maintenant je joue la prudence, si la météo annonce de l’orage dans l’après-midi, je ne pars pas faire une longue voie. Mais pour les orages, la météo n’est pas toujours exacte, car c’est souvent très localisé, donc parfois ça passerait quand même et d’autres fois où ils n’annoncent pas d’orages, il peut y en avoir un quand même.
Il faut bien surveiller le ciel quand on grimpe, ce qu’on ne fait pas forcémént toujours quand on est bien concentré dans la voie, et redescendre si le temps vire à l’orage.

Posté en tant qu’invité par françois:

tu peux zyeuter ça:

http://perso.orange.fr/ecolepompadour/an01-02/orage/orage.htm

ou

http://www.ohm-chamonix.com/fiche.php?id=36&ling=Fr

Posté en tant qu’invité par J2LH:

moonj’ a écrit:

Surtout que ds certains cas ca arrive tres vite et
qu’il n’y a des fois pas de possibilité de replis par le bas…

Même quand la sortie est vers le bas tu as intérêt d’être bien au point pour les rappels pour descendre au plus vite.

Il est important d’apprendre à gagner du temps : le premier qui descend libère rapidement la corde puis passe un brin (le bon) dans le relais et s’occupe des nouilles pendant que le second descend. Le second a déjà installé son machard pendant que le premier descendait, dès que c’est libre il installe son frein et descend.

comment vous en etes vous sortit?

Mouillé

Posté en tant qu’invité par Pat:

Pareil que l’histoire de Flo73… On croyais avoir le temps de sortir, mais une approche plus longue que prevue et 2 ou 3 hesitations dans l’itineraire ont consomme notre marge horaire. On s’est retrouve dans un orage de grele, dans le brouillard et pratiquement perdus dans la falaise. On n’y voyait pas a 3m. Par chance, c’est arrive par vagues de brouillard et on avait pris quelques maigres reperes, et surtout on s’est arrete avant le deluge pour lire et relire le topo dans ses moindres details, y compris celui des voies proches. C’est ainsi qu’on a decide de traverser vers la droite et on a fini (au prix de quelques belles manips et frayeurs) par trouver un profond ravin avec un viel anneau de corde qui tronait sur un magnifique bec (a ce stade, on trouve tout merveilleux!). En un seul rappel on s’est retrouve sur un vaste eboulis et on a pu s’echapper… inutilement car le soleil percait deja.
On a quand meme fait une erreur dans tout cela… par la suite j’ai appris que les ravins profonds, surtout quand il y de l’eau qui coule au fond (c’etait le cas), sont des chemins pour les courants de sol. Mais etais-ce une erreur? A l’epoque on ne s’est pas pose la question, maintenant je doute, car dans toutes les recommandations que j’ai pu lire, il n’y a pas d’echelle de risque entre les situations. Par exemple si j’ai le choix entre m’accroupir sur un bloc isole et m’abriter dans un anfractuosite qui ne laisse que 1.5m au dessus de ma tete … que choisir?

moonj’ a écrit:

Je me demandais si en grimpant de grandes on se trouvait
exposer aux eclairs? Est on des paratonnerres pendant que l’on
grimpe?
Que faire si l’on est pris par un gros orage pendant une grande
voie… Surtout que ds certains cas ca arrive tres vite et
qu’il n’y a des fois pas de possibilité de replis par le bas…
Est ce que ca vous est deja arrivé? comment vous en etes vous
sortit? si vous avez des conseils, des remarques…

Posté en tant qu’invité par un ptit nouveau:

Bon je m’appretais à ouvrir un nouveau post mais la recherche dans les anciens m’a donné satisfaction…

L’autre jour, Rocher du Midi, dans une voie sportive (magnifique), un second à bout de force d’emblée (on avait grimpé la veille… bon, bref) qui devait passer deux fois plus de temps en second que moi en tête… résultat un « chrono » à ralonge.
À cela s’ajoute des orages prévus à 21h qui se sont pointés avec 3 bonnes heures d’avance, on avait pas lové la corde que l’on se retrouvait sous un déluge d’eau avec éclairs et coups de tonnerre à proximité…
La descente la plus proche (4 rappels par Brume d’été) nous tentait pas trop, connaissant le rappel entre le Rocher du Midi et la Dent de Crolles, j’ai d’abord opté pour cette solution (qui nécessite donc de marcher sur la crête jusqu’au creux entre les deux sommets, descendre une vire herbeuse inclinée jusqu’à un pin au bord du vide avant de prendre un rappel (un seul) de 45m en fil d’araignée (du moins sur les 30 derniers mètres)).
Mais rapidement, trempés, coups de tonnerre de plus en plus proches, on a préféré descendre à pince versant Chartreuse, ne voulant pas risquer la foudre sur la crête ou en rappel, et craignant la glissade sur la vire herbeuse. Résultat: de longues heures de marche, plus de 1000m de dénivelé négatif pour arriver à Perquelin, puis Saint Pierre de Chartreuse…

D’où de nombreuses questions, qui trouvent partiellement réponse dans les documents proposés par François, mais dans lesquels je lis beaucoup de choses logiques en premier abord, mais qui ne me satisfont qu’à moitié. Je développe:

*avoir du matériel métallique sur soi: de toute façon, on suppose que le foudre ne nous tombe pas dessus, non? Est-ce que matériel métallique (non pointu) attire la foudre même s’il est isolé de tout? (en l’occurence, j’avais gardé les dégaines au baudrier, donc mousqueton du bas dans l’air et celui du haut relié par le porte-matériel + ceinture du baudrier (isolant?) à moi)

*chemin de crête sous l’orage: suffit-il de descendre de quelques mètres sous la crête pour que le risque d’impact de foudre soit nettement diminué, ou bien faut-il vraiment un grand écart?

*descente d’une crête vers un point bas: si nous avions rejoint la vire herbeuse, nous aurions donc été entre deux points hauts (sommet du Rocher du Midi et sommet de la Dent de Crolles) mais qui ne sont pas franchement pointus: là encore, dans cette configuration, l’existence de ces deux points hauts réduit-elle nettement le risque d’impact au niveau du point bas ou pas?

  • rappel sous l’orage: « avoir une corde sèche » qu’ils disent dans les documents sus-cités… j’aurait bien aimé les y voire avec une corde sèche!!! Bon, outre ce détail, un rappel fil d’araignée est-il plus risqué qu’un rappel en contact avec la paroi, et un rappel quel qu’il soit, en particulier s’il est long ne représente-t-il pas un passage favorable pour un éclair?

Merci à ceux qui pourront m’apporter un avis…éclairé! sur le sujet.