Posté en tant qu’invité par Bubu:
Salut tintin
Moi aussi je me suis pris un but au Glandon hier (quand on commence a se prendre des buts dans l’acces en voiture, on est pas pres de fouler un sommet…)
Finalement, je suis alle a la Croix de Belledonne par le Chazeau.
A vouloir partir a 2000m pour eviter 200m de portage comme j’aurais pu avoir a la Berarde (mais la bas, 200m = 5km de plat…), j’aurai eu 500m de portage, mais c’est pas grave, le GR et les crocus etaient en condition 
De toute facon, on ne t’en veux pas tintin, toi aussi tu as eu ton but, a la Grande Aiguille de la Berarde en l’occurence.
En effet, de meme que j’ai profite des bonnes conditions du GR sous le Chazeau, tu as pu te delecter des excellentes conditions a la Grande Aiguille.
Car moi aussi j’y ai fait une tentative, le 1er avril. Croute de pluie jusqu’a 2500m (~ glace par endroit, parfois impossible a traverser avec le piolet leger mais en acier, meme en tapant comme un malade), et beton par les coulees dans les petits couloirs de raccord entre les vires (I love arcosses…). Poudre tassee au dessus, mais bien durci par le vent. J’espere que tu as remarque (ca a peut etre change) qu’a partir de 2900m, tu evoluais dans la goulotte de 3m de diametre creusee dans la neige de l’annee derniere (neige d’avant mai 2001), de moins en moins remplie par la neige de cette annee a partir de 2950m, jusqu’a etre « vide » a 3050m, au pied d’un ressaut a 60 de 2m en neige beton qui necessitait un peu plus de matos. Arret ici, redescente a pied sur 100m (inskiable dans la goulotte), 500m de ski, pas top sur le bas du couloir avec des plaques dures, puis 150m de crampons pour sortir du couloir et en redescendre un autre beton, puis au taquet en ski dans les vires, c’est le plus trafolle et le plus dure la ou c’est le plus raide, sans repit avec meme une traversee d’1m de glace juste avant la dernier barre, que de sueurs froides. Dans ces conditions, et vu qu’aucune chute n’est autorisee sur 1600m si la neige n’est pas profonde, je mettrais meme E3.
Pour un 1er avril, la Grande Aiguille m’aura fait une bonne blague, elle en « rigole » encore 
Il est vrai que j’aurais pu conter ces aventures plus tot, mais des conditions exceptionnelles comme celles-ci, il ne faut pas trop les diffuser pour que d’autres puissent en profiter pleinement, avec toute l’emotion que l’on peut avoir en les decouvrant et toute la satisfaction que l’on peut ressentir en plantant une derniere fois le piolet, en se disant que sur le topo le plus dur est au dessus (reste 400m), mais que ce qui nous attend a la descente laissera le souvenir d’une course grandiose dont on n’a pas a rougir de la difficulte.
Bubu