Posté en tant qu’invité par François:
je pense que la réponse varie selon les clubs
mais dans des régions comme la mienne (bourgogne) les voies de 2 longueurs sont rarissimes, il ne faut pas l’oublier
ce qui en nous empêche pas d’apprendre les rappels et les manip de relais en SAE (ceux qui débutent en automne peuvent participer à une sortie cascade de glace dès le mois de janvier; donc il nous semble essentiel qu’ils connaissent les manips)
par contre, on ne pourra pas empêcher un rigolo de faire le beau en grande voie alors qu’il n’a fait que de la SAE. on essaie de sensibiliser les gens un max, mais on ne peut pas être derrière leur dos tout le temps
anghelo a écrit:
Cet accident me pousse à me poser une question : est-il
raisonnable qu’un club organise des cycles de séances
d’escalade ne comportant que des moulinettes, sans former les
participants à la pratique du rappel et de l’installation des
relais ?
Il me semble qu’au terme d’un tel cycle, il y a un risque qu’
un participant capable de moulinettes très difficiles se
considère comme compétent en escalade et qu’il en conclue qu’il
peut à l’occasion s’engager dans une voie de 2 ou 3 longueurs,
sans se rendre compte que son acquis technique est insuffisant.
Je pense qu’au cours de tout cycle d’escalade en extérieur on
devrait enseigner dès le début la pose des rappels et de
l’installation des relais. On me dira que les cycles de
formation aux grandes voies sont faits pour ça, mais encore il
ne me semble pas judicieux que la formation dispensée par un
club instaure une dichotomie aussi prononcée entre escalade en
moulinette et escalade en grande voie.
Je trouve navrant de voir des pratiquants se limiter à la
pratique des moulinettes sans jamais s’autoriser à faire des
voies de plusieurs longueurs faute d’avoir eu la formation
nécessaire. On doit donner d’emblée une approche de l’escalade
plus large et plus autonome aux gens dont on assure la
formation.