Je ne fais pas de ski de rando, mais vu de loin, et tout considéré, j’ai quand même le sentiment que ce qui se passe en ce moment est assez inédit, en termes de risque.
Non seulement on est à un niveau 5, mais il y a des routes, des voies de chemin de fer impactés et pas qu’un. Et jusqu’au niveau des stations.
Je ne crois pas qu’on puisse se contenter d’appliquer un raisonnement classique du style « oui, mais avec un niveau 4, il faut pondérer… ça peut passer ». Quand, sur d’autres fils de discussion, on commence à envisager qu’il peut être raisonnable de se dire que le ski de piste est menacé par le réchauffement climatique, que la pratique de l’alpinisme est impactée, en termes de saisonnalité et de type de courses, je pense qu’on devrait peut-être avoir le même débat pour les activités hivernales comme le ski de rando. Ou la raquette.
Tiens, en sortant des cours du DU, samedi, un coreligionnaire avait une grosse valise avec des bâtons. Il partait, me disait-il, en séjour raquettes… J’ai dit : « Fais gaffe, tu as vu qu’on est en risque 5, ce week-end ? » J’ai eu le sentiment de parler chinois et que ça ne l’effleurait pas…