Nivologie : ce qui nous attend... À lire !

Par risque d’avalanche fort (4 voire 5), il y a clairement des sorties qui restent envisageables sans risque. Le genre de sortie qu’on accepterait de faire sans DVA tellement on est sûr de son coup.

Par exemple la Gardiole de l’Alp depuis Gaudissart dans le Queyras en suivant la nouvelle trace rouge de géoportail.

Gardiole

Je trouve qu’il faut plutôt apprendre aux gens que ce genre de sorties existe. Plutôt que de laisser faire n’importe quoi…

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Fin janvier 2011, après un retour d’est, j’ai déclenché une belle plaque un peu sous le sommet de la Guardiole de l’Alp, et pourtant j’étais sur le trait rouge mentionné…
Le lendemain, j’ai failli me faire coffrer pas loin de la bergerie du clot du loup dans un vallon pas loin encore plus plat ; comme quoi les 30° c’est symbolique, quand ça pue ça pue.
Pour le reste de la semaine, je ne suis pas sorti des mélèzes ( eypiol et compagnie ) :grinning:

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Ceci est extrait de mon bulletin local. De ma fenêtre j’ai des coulées qui atteignent des chemins du fond de vallée, sur des zones plates à jusqu’à 150m de la pente. Je ne conteste (toujours )pas votre liberté de pratiquer et d’accepter (pour vous) le risque, mais prenez en compte que vous pouvez influencer des gens moins expérimentés et les confirmant dans un sentiment injustifié de sécurité. Bonne pratique.

Par risque 4, j’essaie d’éviter le risque autant que possible, pas de m’en accommoder. Au vu de vos retours, peut-être que c’est moi qui me trompe dans l’analyse des sorties possibles…

Il y avait pourtant des dizaines de personnes à la Guardiole de l’Alp la semaine dernière par risque 4 (ce qui n’est pas un gage de bonne analyse, on est d’accord). Et ce n’était que 4, pas 5…

Le lien du bilan 2025 / 2026 fourni par @catherine est particulièrement parlant. Un rapide coup d’oeil montre que la moitié des victimes, 13 sur 25, auxquelles il faut ajouter les 3 d’aujourd’hui sont décédées par risque 4. A ma connaissance, à Val d’Isère et à La Grave aujourd’hui des professionnels sont dans le coup.
Je me sens un peu seul à trouver ce bilan à la fois tragique et inacceptable. Certes, je suis un vieux con qui a débuté le ski de rando il y a 50 ans (et au compteur une 1/2 douzaine de copains proches dont des pro qui sont restés dessous), on appelait ça « ski de printemps »… allez savoir pourquoi ???
Que dire ? Ben continuez les morts de faim à être des futurs morts tout court ! On débattra des secours payants plus tard.
Quant aux professionnels, je suis bien placé pour comprendre qu’il peut être difficile de dire non à un groupe d’étrangers (c’était le cas à Val d’Isère et à La Grave) potentiellement friqués qui font briller les billets de 100€ pour une belle descente immaculée. La mort ou la justice risquent bien d’être au rendez-vous pour le même tarif…
J’ose toutefois un mea culpa en me considérant comme chanceux d’être passé à travers alors que plus d’une demi douzaine de mes camarades proches, dont des guides, n’ont pas bénéficié de ma bonne étoile.

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Je ne fais pas de ski de rando, mais vu de loin, et tout considéré, j’ai quand même le sentiment que ce qui se passe en ce moment est assez inédit, en termes de risque.
Non seulement on est à un niveau 5, mais il y a des routes, des voies de chemin de fer impactés et pas qu’un. Et jusqu’au niveau des stations.

Je ne crois pas qu’on puisse se contenter d’appliquer un raisonnement classique du style « oui, mais avec un niveau 4, il faut pondérer… ça peut passer ». Quand, sur d’autres fils de discussion, on commence à envisager qu’il peut être raisonnable de se dire que le ski de piste est menacé par le réchauffement climatique, que la pratique de l’alpinisme est impactée, en termes de saisonnalité et de type de courses, je pense qu’on devrait peut-être avoir le même débat pour les activités hivernales comme le ski de rando. Ou la raquette.

Tiens, en sortant des cours du DU, samedi, un coreligionnaire avait une grosse valise avec des bâtons. Il partait, me disait-il, en séjour raquettes… J’ai dit : « Fais gaffe, tu as vu qu’on est en risque 5, ce week-end ? » J’ai eu le sentiment de parler chinois et que ça ne l’effleurait pas…

C’est surtout incompréhensible.

Il peut y avoir des conditions dangereuses au printemps aussi, et de bonnes conditions en décembre.

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Bof. La plupart du temps par neige poudreuse c’est juste de la chance. Pas plus, pas moins, c’est mon avis. Alors quand y a des cumuls de barjots avec des couches fragiles bien enfouies, ben… Tu la force la chance, tu la force… Ah, sinon tu peux faire une coupe de neige tous les 50m. Ou tous les 30m? Ou tous les 20?

Je trouve préférable que les gens (c’est qui les gens?toi?moi?) fassent nimp comme tu dis plutôt qu’ils croient « wey c’est ok j’ai fait mon 3x3 c’est béton risque 4 je gère on est bon les gars on est bon ça passe. Euh…Met ton airbag quand même hein ».

Yep. Chacun fait ce qu’il veut. Même si souvent les gens font nimp. Et puis souvent en 4/5 le temps n’est pas à la fête avec une visi réduite. Difficile de lire les pentes. Les ilots. Secours compliqué. Bref, c’est la merde.

Tu évite le danger mec, le risque tu le prend. Ou tu le limite à la rigueur! Mais par risque 1,2,3 c’est la meme logique non? C’est juste le curseur de prise de risque qui est différent. Dis moi si jme trompe.

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Je pense que c’est simplement dû au nombre croissant de pratiquants de montagne d’hiver. A une époque pas si lointaine le ski de rando était une pratique rare, ça a explosé et ça a l’air de continuer à augmenter. Du côté des pros ça les met sous pression : je refuse? Mais un autre me piquera mon client ?
C’est une impression comme ça je suis pas dans le milieu donc peut-être que je me trompe.

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Non, ce nombre de morts n’est pas simplement une conséquence directe de l’augmentation de la fréquentation.
Il y a certes une augmentation de la pratique du hors-piste et de la rando, favorisée par la pub avec des belles images, le matériel qui permet de skier plus facilement, et la stimulation des réseaux sociaux pour mettre ses photos sur le net.

Mais cette année le manteau neigeux est hyper piégeux comme il ne l’a pas été depuis longtemps.
Malheureusement cette configuration va durer longtemps, et sans doute toute la saison dans certains secteurs.
On a dépassé le nombre moyen annuel de morts par avalanche en France, alors qu’on n’est qu’au début de la saison.

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En risque 1,2,3 on limite le risque aussi, mais ce qui change ce sont les itinéraires envisageables. La plupart de skieurs ne limitent pas le risque au maximum par risque 2, car sinon ils iraient jamais dans du 28deg et plus raide.

Dans du risque 4, c’est surtout une question de terrain - si tu restes dans du 25 et loin de tout qui peut partir naturellement au dessus, ça va. D’ailleurs, si tu fais du 3x3 c’est à peu près ce que la méthode te dira. C’est aussi le conseil que j’ai eu de la part de beaucoup de guides (« c’est possible de sortir par risque 4 mais uniquement en terrain non-avalancheux »). Les accidents récents ne semblent pas avoir eu lieu dans du terrain comme j’ai décrit.

Personnellement je ne suis sorti qu’une fois par risque 4, sur les pentes du Moucherotte, et je suis globalement assez frileux dès que je vois la moindre signe d’instabilité même par risque 2. C’est vrai que les courses qui sont jouables par risque 4 ne sont pas légion, ni particulièrement intéressants d’un point de vue ski. Mais si on veut prendre l’air, on peut.

Je ne suis pas dans les Alpes en ce moment donc je ne peux pas commenter la situation actuel - il me semble qu’à certains endroits même l’accès routier craint pas mal, donc cette situation n’est pas qu’un « simple » risque 4.

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Vu l’ampleur des avalanches, faut rester vraiment très très loin.

Par risque 4 déjà en allant au parking en voiture tu prends un risque de te prendre une avalanche.

Est-ce qu’on ne se ferait pas un petit cas d’étude collaboratif?

Image 2

Cette rando bien connue des Gapençais part d’une nationale qui je pense est hors de danger, même par risque 5. Je pense qu’on peut considérer que jusqu’au parking on ne prend pas de risque.

Une fois les skis aux pieds, vous monteriez jusque où en risque 4? Et en risque 5? J’entends avec les conditions actuelles, voilà le BERA du moment si vous voulez.

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Ça ne serait pas plutôt un risque 5 ?

C’est un peu la definition du risque 5 nan ?

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La rando qui va au Pic de Gleize ?
Tu poses cette question car tu as vu ça :


Déjà, sans être au courant de ces avalanches, rien qu’en regardant la trace sur la carte, même si elle commence sécure, par les épaulements, elle tire droit dans le pentu juste après avoir traversé le 1er sentier.
L’itinéraire serait à bien étudier, cet endroit pourrait être craignos même par risque 3. Cela peut dépendre de beaucoup de facteurs, par exemple les épisodes de vent, de chute de neige, des températures…

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Ah non, je n’avais pas vu mais ça ne m’étonne pas du tout.

Justement j’aurais dit jusqu’au premier croisement vers 1600 c’est jouable, pour la suite ça pose déjà des questions mais je ne connais pas exactement le coin.

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Ah ben si, le risque d’avoir un accident de voiture :wink:.