Gratuité secours en montagne

Exact. Et c’est CHF 40.- la contribution individuelle.
Et il me semble qu’il n’y aucune prise en charge en cas de secours « de confort ».

Probablement qu’il y avait un sauveteur en gris et jaune dans ton helico: un volontaire d’une section locale du CAS et membre du secours alpin suisse: Sauveteuses et sauveteurs.

Ce sont aussi eux qui interviennent pour les caravannes terrestres lorsque les conditions météo sont trop mauvaises pour voler mais l’ordre de grandeur du prix ne colle pas.

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Normal, c’est un principe de comptabilité publique: l’universalité.

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Le point de vue des syndicats et de la police :wink:

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+1. En France pas plus qu’en Suisse, si véritablement seulement un quart contribuent au financement de la REGA.

@BearsBeard : Ce sont les caisses d’assurance maladie suisses qui remboursent la moitié des frais d’intervention et les contributions financent un peu moins de la moitié. En somme, c’est un système qui ressemble un peu à ce qui se fait déjà en France pour les hélicos du SAMU, à cette différence près qu’il y a le système complémentaire de contribution.
image

ça date d’avant l’Euro, ça ?

Ça vient du document du Sénat (Français) que j’ai partagé plus haut, qui date de 1999. J’avais prévenu qu’il était vieux, mais j’ai pas trouvé de source plus récentes.

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Il y a des infos plus récentes ici :
https://fr.comparis.ch/krankenkassen/leistungen/rega-goenner#content-3-content-1

Mais sur le fond, la répartition de la prise en charge n’a pas changé.

C’est surtout aussi le point de vue d’un secouriste qui défend sa profession. J’ai peut-être tort de penser qu’il semble mieux connaître son sujet, comparé aux médias ordinaires. Mais si quelqu’un trouve des documents de la Cour des Comptes avec les dépenses du secours, et bien cela fera avancer le débat vers plus de transparence. Mais j’en doute !

Conclusion Cour des Comptes Février 2026
_____CONCLUSION ET RECOMMANDATIONS __________________
Dans la continuité du rapport précédent, la Cour a tenté d’établir le coût complet du
secours en montagne et de renforcer la fiabilité de son estimation, malgré plusieurs difficultés
méthodologiques. Le coût du dispositif actuel ressort ainsi à près de 110 M€ en 2024, répartis
à hauteur de 34 % pour les PGHM, de 18 % pour les CRS Montagne, de 4 % pour les GMSP
et de 43 % pour les moyens aériens, ces derniers étant à l’origine d’une part notable de
l’augmentation de la dépense.
Au regard du coût de 10 780 € par intervention au minimum et de la forte progression
de la dépense depuis 2012 (+ 55 %), une action en matière de facturation des secours en
montagne est légitime et nécessaire.
Au regard des modèles étrangers, plusieurs scénarios sont envisageables : une
facturation partielle, selon l’activité pratiquée ou le caractère justifié ou non de l’intervention,
ou bien une facturation totale des frais de secours engagés combinée à la mise en place d’une
couverture assurantielle privée. S’il appartient aux pouvoirs publics de décider de
l’opportunité d’engager une telle évolution, il est nécessaire d’étudier une facturation des
secours en montagne dans certaines situations précises, au regard de l’évolution des pratiques
et des interventions, notamment sur les domaines gérés par les stations de montagne en hiver
comme en été. Ceci est toutefois conditionné à l’établissement de grilles tarifaires et à la mise
en place de modalités de recouvrement efficaces

Pour info, un syndicat de secouriste a répondu :

avec notamment ce paragraphe :

« On a fait un raccourci un peu rapide, en fait ils ont divisé ce que coûte le secours en montagne en France : 100 millions d’euros, par le nombre d’interventions, donc on tombe sur ce chiffre. Seulement, que ce soient les gendarmes, les CRS ou les pompiers, notre mission n’est pas uniquement de faire du secours en montagne, on a énormément de missions annexes. On fait de la sécurisation de tout ce qui est mission officielle, visite du président, des ministres, les G7 et tout ce genre de manifestations. »

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Il n’y a pas que les accidentés en rando ou hors piste qui sont emmenés en hélico à l’hôpital :
Accidents ski sur piste, accidents de voiture, accidents domestiques, crise cardiaque…
Quand il y a une catastrophe climatique (éboulement, inondation, tempête, avalanche) les hélicos permettent de sauver les gens, de survoler la zone pour évaluer les dégâts, étudier les risques, les actions à mener.

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Crétins d´énarques.
Devraient calculer aussi le prix de la brigade criminelle.
Tant de meurtrier.e.s en prison divisé par le cout de la brigade.
Conclusion, on privatise…

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Je me suis souvent posé la question (en ce qui concerne les activités de montagne) !! quel est le pourcentage de pratiquants réguliers (on ne parle pas des gens qui vont faire du ski en station une semaine dans l’année et qui ont une assurance comprise dans leur forfait normalement) qui n’ont pas d’assurance prenant en charge les frais de secours et de recherche.

@BearsBeard et @Walkyrie, on parle du don dans les organisations de secours en montage européennes dans le rapport de la cour des comptes : https://www.ccomptes.fr/sites/default/files/2026-02/20260211-Secours-en-montagne.pdf

Ce rapport est très instructif, je vous en conseille la lecture intégrale plutôt que d’en lire ce que d’autres en disent.

Je constate à lire ce rapport, que, comme dans les autres domaines de grosses infrastructures dans lesquelles je travaille (armement,/énergie/transport), le sous-investissement récurrent amène au pied d’un mur financier pour le renouvellement qu’il est très difficile de franchir. Cet obstacle conduira à prendre des décisions de modification du financement, bien au-delà de l’augmentation des couts de service lié à l’augmentation du nombre de secours ou des coûts de maintenance courante/exploitation.

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Ça me paraissait également un peu élevé comme prix moyen.

Je ne comprends pas, vu qu’en hiver au moins les secours en station sont payants. Quelqu’un comprend ce qui est impliqué ici?

En hiver, l’intégralité du secours n’est pas forcément payante.

Il y a le front de neige pour commencer. Dans certains cas, ce peuvent être les pompiers qui interviennent directement == secours classique « gratuit » pour le secouru.

Il y a le secours complexe, grave ou dans un secteur éloigné ou encore à la configuration trop complexe pour que les pisteurs accèdent : intervention de l’hélicoptère de la sécurité civile ou du PGHM. La part du secours effectuée par l’État ne sera pas payée par le secouru.

Les modifications peuvent être de passer par un privé. Exemple des 7 Laux suite fermeture de la sortie des Vallons du Pra : les secours gravitaires ne sont plus possible. Tout le secteur doit être secouru à l’hélicoptère sans condition de caractère exceptionnel du secours. Du coup. Cette année, c’est la Savoie Air Force qui a un contrat. Tout secours effectué par le SAF (Secours Aérien Français) est soumis à facturation, logique.

L’organisation des secours et la tarification associée sont affichées en bas des stations à côté des caisses. Et attendu que c’est soumis à déclaration, acceptation du préfet, je crois, tout ça, tout ça, … À mon avis tous ces documents sont publiques. Faut juste passer du temps à les chercher.

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Il n’empêche que le principe de gratuité des secours est très ancien, qu’il repose sur l’intérêt général qui est d’accélérer la prise en charge des victimes afin d’éviter que les dommages aggravés du fait d’un retard à solliciter les secours par crainte des conséquences financières ne se traduise par un coût plus grand pour la collectivité, lié à la prise en charge du handicap et à la perte de la capacité de travail, par exemple (sans même évoquer des considérations humanistes). En somme, si je me fais l’avocat du diable, on en est à se demander combien vaut une vie humaine…

Ce n’est pas un mythe : j’ai vu ces hésitations à appeler les secours plusieurs fois, notamment chez des ressortissants étrangers qui, en refuge, ont d’abord refusé d’appeler l’hélico pour leur fils de 10 ans environ. Ce dernier faisait un MAM et vomissait en jet au début du dîner en comatant à table. Quand on les a rassurés en leur disant que rien ne coûtait d’appeler le PGHM pour avoir l’avis d’un médecin et que si évacuation il devait y avoir, elle ne serait pas à leur charge, ils ont accepté. Le médecin était d’avis de ne pas laisser l’enfant passer la nuit en altitude.

http://supraim.free.fr/Applications/sauvegarde%20ancien%20site%20pghm/principe-gratuite-secours.html

Le débat sur la gratuité des secours, et pas seulement pour la montagne, c’est un serpent de mer qui revient régulièrement, depuis l’ordonnance royale de 1733.

Sur le volet prévention du rapport, personne ne dira le contraire.

L’un des gros soucis que nous avons, c’est que le changement climatique va démultiplier le nombre et le coût des interventions du PGHM, des CRS montagne comme des SDIS.

La flotte se modernise et se renforce (et heureusement, car il y avait des besoins non couverts), mais cela représente un coût. Enfin, quand je vois que la Cour des Comptes se penche sur le coût de la maintenance, cela fait un peu sourire. Elle aurait pu tout aussi bien déplorer que les départements louent des machines à prix d’or auprès de prestataires privés pendant des années, parce qu’on préférait ne pas investir pour réduire les dépenses publiques. Je veux bien admettre, cela dit, qu’il ait été plus rationnel d’attendre pour passer à l’H145, plus performant que son prédécesseur.

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Tout à fait d’accord.

Un autre exemple pertinent : ce récit sur SERAC. Quelqu’un qui avait cassé ça cheville en tombant dans une Lapiaz, qui a ensuite desescaladé une via ferrata, seul, car il n’avait pas d’assurance (et pensait qu’il devait payer si hélico). Tout c’est bien terminé, mais le risque de suraccident a du être assez élevé.

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