Mon expérience perso du 6a

Posté en tant qu’invité par Pierre:

Bonjour à tous et à toutes,

je voulais vous faire partager mon expérience de l’escalade. Je lis souvent des sujets sur « comment faire pour passer du 6a ? ». J’ai moi-même regardé le 6a d’un oeil craintif pendant longtemps. Le 6a me paraissait innaccessible.

Hier j’ai réussi à enchaîner ma première 6a après travail (inutile de vous dire que je suis hyper heureux même si pour bcp, le 6a reste ridicule). Etant dans un état psychologique excellent en redescendant, je me suis attaqué directement à une deuxième 6a que j’ai enchaîné à vue.

J’ai essayé d’analyser quels avaient été les points importants qui m’ont permis de franchir ce cap que je croyais impossible. Je pense que les points clés pour passer du 6a sont les suivants :

  • Il est clair qu’il faut une certaine condition physique, bien qu’une bonne technique permette de limiter l’influence de celle-ci.
  • Pour grimper dans du 5, je ne me suis jamais posé trop de questions, j’allais dans la voie et je bourrinais, et ça passait. Pour faire du 6a, la chose la plus importante à mes yeux c’est d’apprendre à déchiffrer la voie, ce que je ne faisais pas dans du 5. On croit toujours que ce sera plus facile en allant vite. En ce qui me concerne, le fait d’aller doucement me permet d’effectuer de meilleurs placements, de bien anticiper et au final, de sortir la voie.
  • Dernière chose, il faut arriver à accepter la chute et il faut arriver à se mettre en danger. L’aspect psychologique est extrèmement important.

Je sais que ce message risque de faire rigoler certains pour qui le 6a c’est trop facile. Qu’ils passent leur chemin. Je veux simplement partager mon expérience, en espérant que ça aide certains à franchir le pas.

Bonne grimpe à tous,
Un grimpeur heureux :slight_smile:

[%sig%]

Posté en tant qu’invité par :slight_smile::

:wink: bonne continuation .

Posté en tant qu’invité par J2LH:

Pierre a écrit:

Bonjour à tous et à toutes,

je voulais vous faire partager mon expérience de l’escalade. Je
lis souvent des sujets sur « comment faire pour passer du 6a ? ».
J’ai moi-même regardé le 6a d’un oeil craintif pendant
longtemps. Le 6a me paraissait innaccessible.

Hier j’ai réussi à enchaîner ma première 6a après travail

Bravo !

Etant dans un état psychologique
excellent en redescendant, je me suis attaqué directement à une
deuxième 6a que j’ai enchaîné à vue.

Re-bravo !

  • Dernière chose, il faut arriver à accepter la chute et il
    faut arriver à se mettre en danger. L’aspect psychologique est
    extrèmement important.

J’ai un copain qui après plus d’un an de grimpe n’était toujours pas à l’aise dans le 5b, il est vrai qu’il ne grimpait pas assez régulièrement et pour ainsi dire jamais en tête quand il ne connaissait pas la voie.
Quand on a repris en salle en octobre il s’est décidé à tout faire en tête, les débuts on été moyens et puis tout à coup il a compris le truc et sa façon de grimper a complêtement changé. Ce qui a été surprenant c’est la rapidité de progression, presque du jour au lendemain il est passé de celui qui est limite dans le 5c à celui qui veut bouffer toutes les 6a (et qui le fait). A mon avis c’est tout dans la tête une fois qu’on a compris deux ou trois petits trucs pour bien se placer.

Je sais que ce message risque de faire rigoler certains pour
qui le 6a c’est trop facile.

Posté en tant qu’invité par wild beaver:

Salut,
Merci pour ton analyse, mettre par écrit permet de mieux cerner les choses!
je rajouterais que c’est le niveau où l’on comprend ce que veut dire « grimper avec les pieds »…
ciao

Posté en tant qu’invité par Thierry:

merci pour ce message
comme tu dis, ça en fera sourire certains, mais je crois que beaucoup dans la majorité silencieuse s’y reconnaitront aussi

Posté en tant qu’invité par pierrot:

Felicitation !!

C’etait en exterieur ou en salle ? Moi aussi j’ai eu du mal a me lancé au debut, je n’osais pas trop, j’avait beaucoup plus peur sur une 5c en salle que dans une 6a en falaise… pourquoi, j’en sais rien… Toujours est-il que j’ai persevéré, j’ai essayé de passer au dessus de ma peur et maintenant je commence a tenter des 7a (en salle bien sur).
Voila et encore bravo pour cette performance… Maintenant que le 6a passe essaye le 6b…

Pierrot

Posté en tant qu’invité par marmotte:

je te remercie pour ton article et suis toit a fait d accord avec toi ; j en suis là moi aussi et je me pose des questions
@+

Posté en tant qu’invité par Pierre:

pierrot a écrit:

Felicitation !!

C’etait en exterieur ou en salle ? Moi aussi j’ai eu du mal a
me lancé au debut, je n’osais pas trop, j’avait beaucoup plus
peur sur une 5c en salle que dans une 6a en falaise…
pourquoi, j’en sais rien… Toujours est-il que j’ai persevéré,
j’ai essayé de passer au dessus de ma peur et maintenant je
commence a tenter des 7a (en salle bien sur).
Voila et encore bravo pour cette performance… Maintenant que
le 6a passe essaye le 6b…

Pierrot

Malheureusement c’était en salle, avec la neige dehors … :frowning:

Je me réjouis de recommencer à grimper dès qu’il fera beau, même si je sais que les cotations falaises sont plus dures.

Posté en tant qu’invité par J2LH:

Pierre a écrit:

Je me réjouis de recommencer à grimper dès qu’il fera beau,
même si je sais que les cotations falaises sont plus dures.

Ca c’est discutable, c’est surtout qu’en passant de la falaise à la salle tu changes de type de grimpe (l’inverse est également vrai) et c’est plus expo mais pas plus difficile à mon avis…

Posté en tant qu’invité par Pierre:

J2LH a écrit:

Pierre a écrit:

Je me réjouis de recommencer à grimper dès qu’il fera beau,
même si je sais que les cotations falaises sont plus dures.

Ca c’est discutable, c’est surtout qu’en passant de la falaise
à la salle tu changes de type de grimpe (l’inverse est
également vrai) et c’est plus expo mais pas plus difficile à
mon avis…

Une chose est sûre : on se réjouit tous de pouvoir retourner grimper en plein air. Ya rien de tel.

Je me le disais encore hier, c’est qd même un sport formidable. C’est à la fois physique et mental, ça se pratique en pleine nature, et ça provoque des montées d’adrénaline.

Bref je suis heureux de m’investir dans ce sport après beaucoup en avoir fait pas mal d’autres. C’est vraiment celui qui est fait pour moi.

:slight_smile:

Posté en tant qu’invité par pierre rouzo:

Haaaa, ce j2l…
à le lire, on se demande toujours, si en grimpant,
il a -un jour- pris L’AIR (?) !

J’ai un jour équipé une voie que j’ai cotée 5a+ (!), en indiquant, dans le topo,
qu’il était inutile de s’en moquer, puisque… il y a bien des 8a+ !..
Donc, oui, bravo Pierre : un grimpeur heureux est une personne
dont la vie -ordinaire- est plus « souple » (!)…

Par contre, ça va être l’heure des infos…
bénissons nos contrées, notre niveau de vie
et nos petits plaisirs.

pierre

Posté en tant qu’invité par kma.:

les problemes que tu rencontres maintenant sont ceux que tu rencontreras certainement demain, mais en plus subtil et ça ne s’arrette jamais j’imagine! les pieds, le centre de gravité, les mousquetonnages, la respiration etc…et la force mentale que l’on travaille pour y arriver! le plaisir evidemment!bon courage et bravo!

Posté en tant qu’invité par J2LH:

Pierre a écrit:

Une chose est sûre : on se réjouit tous de pouvoir retourner
grimper en plein air. Ya rien de tel.

Je me le disais encore hier, c’est qd même un sport formidable.
C’est à la fois physique et mental, ça se pratique en pleine
nature, et ça provoque des montées d’adrénaline.

C’est clair.

Posté en tant qu’invité par J2LH:

pierre rouzo a écrit:

Haaaa, ce j2l…
à le lire, on se demande toujours, si en grimpant,
il a -un jour- pris L’AIR (?) !

Quelqu’un peut m’expliquer ???

Posté en tant qu’invité par eclipse:

Demerdes toi !t’es quand meme pas bete ??

Posté en tant qu’invité par vévé d’ Avignon:

Comment j’ai passé le cap du 8a? Je me suis mis à bourriner sans me poser de questions. Dès que je réfléchi dans une voie, je suis certain de la rater! Mais bon, chacun son style : du moment qu’on se fait plaisir…
Bonne grimpe.

Posté en tant qu’invité par simon:

Moi aussi, je suis en train de passer pas mal de 6a (en salle). Ce qu’il me manquait par rapport a mes premières séances d’escalade, je trouve que c’est surtout la force dans les doigts. Je me sens à l’aisse maintenant pour tirer sur une arquée, alors que ça me paraissait complètement impossible au début. Je ne dis pas que je n’ai pas acquis plus de technique qu’au début, mais il n’y a pas que ça en tout cas.

Posté en tant qu’invité par tutu:

enfin une analyse semantique du 6A cette annee commence bien

Posté en tant qu’invité par sixa:

ben moi, comme ch’uis p’tit, les prises en salle sont trop espacées (vu que l’équipeur de ma salle est grand et qu’il équipe en fonction de sa taille !) et faire un 6a en salle ça équivaut à quasiment un jeté à chaque mouvement = grosse merde, ou alors je dois « tricher » et utiliser les prises qui n’appartiennent pas à la voie.
C’est pourquoi je me régale dans le 6a en falaise (j’enchaîne assez facilement à vue) alors que je passe pas ceux en salle !
Tout ça pour vous dire que les cotations en SAE sont pas forcément moins dures qu’en falaise, et que rien ne vaut la falaise pour vraiment grimper et progresser.
Enfin, vu ma morphologie, les choses sont mieux ainsi ! C’est p’têt pas le cas pour tout le monde !

Posté en tant qu’invité par professeur choron:

pierre a écrit:
Je me réjouis de recommencer à grimper dès qu’il fera beau, même si je sais que les cotations falaises sont plus dures.

T’habites où parce qu’en ce moment ds le sud il fait beau!

cotations en falaise st + dures!!! Effectivement techniquement la gestuelle est + riche, diversifié, complexe par contre tu peux te dire que si t’as le niveau de faire une cotation en mur physiquement tu en as le niveau en falaise.
Sf peut-être pour la conti que tu travailles - en mur!