Méfiez vous des gonzes aui ont tout fait avec un guide

Posté en tant qu’invité par cereal climber:

bah ouai, y’a des gars qui sortent tout le temps avec des guides. Du coup, quand ils se retrouvent en autonomie, avec soi, tu te rends compte que c des brelles et là tu pleures…

Posté en tant qu’invité par Floriane:

Tu parles d’une expérience vécue ?? Allez raconte…

Posté en tant qu’invité par Un Guide …:

Pour jouer un peu dans le jeu de la provoc, je te répondrai l’inverse : méfiez-vous des gonzes qui sortent sans guides … et là des exemples, j’en ai à la pelle :wink:

Pour être plus constructif, il est difficile d’avoir des objectifs de réalisation et des objectifs de formation combinés dans une même course. C’est au client de choisir. Souvent, les clients choisissent la réalisation plutôt que la formation (à l’autonomie, notamment).

A noter également que toutes (sans exception) les formations diplomantes menant à l’autonomie en montagne et une bonne partie des formation non diplomantes sont enseignées par des guides … Une fois encore, l’objectif est clairement affiché au départ : formation !

Enfin, la plupart des courses d’initiation se pratiquent de manière collective, c’est à dire avec une agence, un club, une collective d’un bureau ou d’une compagnie. Les objectifs d’apprentissage à 4, 6 ou même 8 personnes ne peuvent être les même qu’à 1 ou 2 personnes … Cette tendance récente de l’activité (croissance continue depuis l’après-guerre jusqu’à aujourd’hui) va de paire avec un consumérisme croissant des activités de montagne et un contexte sociologique valorisant la pratique en groupe à la pratique individuelle.

Posté en tant qu’invité par Christophe:

Tu viens de redécouvrir l’eau chaude!!!
Une liste de course ne suffit évidement pas pour juger du niveau de compétence, il est necessaire de savoir dans quel conditions elles ont été réalisées (avec ou sans guide, en tête, en second etc…). Par ailleurs, il suffit de faire une petite course pas trop engagé pour évaluer la compatibilité d’humeur et de niveau.

Posté en tant qu’invité par François:

c’est comme la pup, plus on en parle moins on en mange.
autre version:
le savoir, c’est comme la confiture, moins on en a plus on l’étale
etc etc…

Posté en tant qu’invité par Dom:

Christophe a écrit:

Par ailleurs, il suffit de faire une
petite course pas trop engagée pour évaluer la compatibilité
d’humeur et de niveau.

ouais … même que la compatibilité d’humeur est des plus essentielles dans l’histoire …

Posté en tant qu’invité par Francois:

Ben ouais, ouais, ben ouais, chuis d’accord, la comptabilité d’humour est des plus essentielles dans l’histoire.

Posté en tant qu’invité par cereal climber:

Je remets pas en cause du tout le boulot des guides; mais alors pas du tout. Souvent quand même on croise des gonzes qui se font trainer par des guidos pour fair la course de leur rêve, nan ? Il y a trois semaines, j’ai croisé deux guides qui trainaient des gonzes à la Meije comme des sacs de patate, qui tombaient en second dans du cinq.
Le risque c’est qu’après ces gars se croient autonomes ou compétents quand ils ont fait pas mal de trucs avec des guides, c’est pas le top… mais ça dépend aussi de la formation donnée par leguide, à vous de jouer les guides…
Pour ma part, je n’ai jamais fait de course avec guide ou alors du ski de rando mais entre copins. Et, il y a une ou deux courses qui me motiveraient avec guide si et seulement si il me laisse grimper en tête : "&)+=07-1² de directe américaine. Mais dans pas longtemps, j’irais en autonomie…

Posté en tant qu’invité par Adrien:

Moi je me mefie plutot des gonzes qui racontent n’importe quoi sur C2C et qui en plus usent et abusent de la provocation.
Merci « Un guide » pour ta réponse.

Posté en tant qu’invité par Christophe:

C’est justement parce qu’ils tombent en second dans du V que certaines personnes prefère aller avec un guide. Il n’y a aucune honte à cela.
Pour ma part, j’ai reussi à me gauffrer dans du IV en chausson et sans sac à dos. Cela m’a valu une rotule, mais ce genre de chose ne doit probablement jamais arrivé à un brillant et humble grimpeur tel que notre grimpeur élevé au muslie.

Posté en tant qu’invité par Francois:

Je ne comprends pas ta réflexion. Si on prend un guide, c’est qu’on ne se sent ni autonome, ni compétent. Et tomber dans du V, ça arrive à tout le monde. Ca n’a rien de déshonnorant.

Posté en tant qu’invité par mat:

Si on prend un guide, c’est qu’on ne se sent ni autonome, ni >compétent

Ca n’a rien à voir, on peut vouloir faire une voie très dure avec l’aide d’un guide parce qu’il donnera les conseils adéquats quand on la fera seul. Ca veut pas dire qu’on n’est ni autonome ni compétent. J’ai vu des gars très valables avec des guides, loins d’être nuls…surtout quand c’est du ED+ et qu’ils passent en tête.

Posté en tant qu’invité par catherine:

mat a écrit:

on peut vouloir faire une voie très dure
avec l’aide d’un guide parce qu’il donnera les conseils
adéquats quand on la fera seul. Ca veut pas dire qu’on n’est
ni autonome ni compétent. J’ai vu des gars très valables avec
des guides, loins d’être nuls…

François aurait dû sans doute préciser :
« Si on prend un guide, c’est qu’on ne se sent ni autonome, ni compétent pour réaliser cette ascension sans son aide. »

voilà, ça ne veut bien sûr pas dire que le gars est nul !
Ensuite, après avoir réalisé cette ascension avec guide, peut-être saura t-il la réaliser en autonomie, mais il connaitra déjà l’itinéraire, et les trucs et astuces de la voie que lui aura montré le guide !

Posté en tant qu’invité par Rozenn:

Personne n’a la science infuse. Donc l’autonomie elle provient bien de quelqu’un qui a transmis quelque chose. Et tout le monde n’a pas la chance d’avoir un pote autonome et compétent qui va transmettre l’héritage ou d’être dans un club avec des gens qui jouent ce rôle.
Au mieux tu as ton chéri (comme moi) qui est au même niveau que toi . Tes progrès sont donc assez lent, surtout si tu es prudent…
Le guide ça peut donc être le moyen de faire 2 pas en avant, 1 pas en arrière : avec le guide tu fais des courses 2 crans au dessus de ton niveau actuel et tout seul, du redescend d’un niveau(si j’ai pas fait d’erreur de maths, tu as donc franchi 1 cran). C’est en tout cas comme cela que nous fonctionnons. Ca fait deux années de suite que nous passons trois jours avec un guide toujours dans une perspective d’autonomie. Autrement dit, le guide est la moitié du temps en second. D’accord, c’est pas ce qu’il y a de plus économique mais c’est très efficace, surtout quand on a trouvé un guide bien. J’ai cependant cru comprendre que ce genre de démarche (« bonjour je vous paye pour ne plus avoir à vous payer ») n’est pas très fréquente. En tout cas, lui ça lui plaît bien de transmettre à ses clients. En plus il assure très bien le service après-vente, que ce soit pour des conseils de courses ou la cellule psychologique quand tu as vécu un accident dramatique en montagne; parce que ça aussi malheureusement ça arrive…
Rozenn

Posté en tant qu’invité par Tom:

Je vois pas du tout l’interet de ce genre de debat …
Moi, il y a une chose que la montagne m’a appris, c’est l’humilite … mais certains sont manifestement passes completement a cote …
Alors chacun a sa place (avec un guide ou sans …), pourvu qu’on se fasse plaisir et qu’on ne triche pas avec ses competences reelles …

Posté en tant qu’invité par Jeff:

Mon expérience d’Accompagnateur pourrait peut-être apporter un plus au débat :
Contrairement aux guides, l’essentiel de notre activité n’est plus la sécurité active ou l’accompagnement sur itinéraire, mais l’animation (sorties à thèmes, bota, faune, etc…).
Cela nous donne paradoxalement une grosse capacité de communication avec les clients, où notre personnalité et nos qualités humaines peuvent s’exprimer facilement.
C’est tellement vrai que les rares fois où j’ai « fait le guide » (des randos un peu plus aériennes comme la Pointe Percée, l’Obiou, le Jallouvre…) je me suis senti plus « rigide », intellectuellement parlant. Moins communicatif, plus absorbé dans ma tâche de sécurité, je devais être moins agréable, probablement…
Supposition : comme on ne peut pas tout faire bien, peut-être que les guides (dans leur majorité, évidemment) sont ligotés par cette charge ?
En plus, la majorité des courses demandées par leurs clients étant des classiques, elles sont forcémment très fréquentées, donc ils ont à supporter la présence de nombreux autres alpinistes, ce qui ne nous amuse pas non plus…
Nous avons la possibilité d’aller ailleurs, eux pas trop !
Ne tirons pas sur l’ambulance, c’est un métier difficile, certains le font bien, d’autres pas…
Comme les profs, les dirigeants d’entreprises, les présidents de la république, les prostituées, les éboueurs, les démonstrateurs en électro-ménager, les contractuelles, les chercheurs au CNRS, les pilotes de lignes, les dealers, les marins d’eau douce, ceux d’eau de mer, ceux d’Audemer, vous, moi, nous…
Nous sommes bien tous pareils.
Sauf moi.

Si, même moi.

Mais moins…

Quoique ?

Jeff

Posté en tant qu’invité par nico:

Ah non alors!
Pourquoi toujours des polémiques basées sur rien?

Posté en tant qu’invité par albert:

mon guide

il a toujours soif
ce con me réveille la nuit pour pisser
il a parfois le mal des rimayes
il trainasse pendu au clou
au motif qu’il ne voit pas le suivant
trouve toujours que le sac est trop lourd
qu’il pose le plus souvent possible
conteste systématiquemnt les cotations
se paume d’avoir lu le topo avec désinvolture
se tape sur les doigts en pitonnant
perd un crampon quand il ne vaut mieux pas …

Mon guide même si je le paye cher
comme c’est moi-même
je m’en méfie comme de moi-même.

Posté en tant qu’invité par Emmanuelle:

Oh non, encore un qui connait tout de la vie…

Posté en tant qu’invité par cereal climber:

moi j’appelle ça des père Fouras. MAis je sais pas s’il a la même barbe