Posté en tant qu’invité par alain e:
Jusqu’aux années 60, les choses étaient simples : on escaladait arêtes, fissures, cheminées, dalles en utilisant chaussures, corde, pitons, marteaux…
Depuis, tout se complique : on fait du free-climbing, du dry-tooling, du speed-machin, du clean-truc, 7b+bloc (ou 5.13b à vue dans le crux) dans du terrain d’aventure, SAE ou big wall en utilisant coinceurs, friends, camalots, petits câblés, crash-pad, poudre, spits, broches bis inox, ring, goujons de 10, perfo, chausson à semelle résinée catalane…
J’arrête ici la liste, le lecteur risquerait de se lasser…
Il est normal que toute communauté utilise un jargon qui lui est propre, c’est dans la nature humaine. Un certain “snobisme” se cache souvent derrière l’utilisation de ce vocabulaire spécifique ; le milieu de l’escalade n’est bien évidemment pas le seul à être touché par le phénomène.
On pourrait espérer que ces multiples néologismes (à consonnance anglo-saxonne assez souvent) amènent une précision plus grande dans la détermination des objets et des concepts. C’est parfois le cas.
Mais :
- mon petit-fils de 5 ans a “fait” dimanche son premier “parcours aventure extrème”!!!
J’ai tenté de lui expliquer ensuite que la première traversée de l’Atlantique ou la “conquète” (affreuse expression n’est-ce pas?) du Pôle Nord étaient un chouïa plus aventureuses que ses acrobaties sur câble à moins de 2m/sol. - son grand-père a utilisé le lendemain un coinceur alors que le suffixe “eur” associé à un verbe d’action indique généralement une personne - grimpeur, joueur, marcheur, livreur… - et non un objet.
- le même grand-père a entendu au bas de la parois un groupe constitué (une quinzaine de personnes) utiliser systématiquement le mot “spit” pour désigner des goujons de 12mm et des broches scellées.
Alors…
Un vieux chnok grimpant toujours, un peu désappointé par la lecture des posts sur le “trad-climbing”!!!