Ligne EDF ds le Verdon: ca yest!

Posté en tant qu’invité par bidibulle:

S’il y a des juristes qui ont le temps d’attaquer cet arrêté paru au JO d’aujourd’hui, ce serait un grand bien:

Décrets, arrêtés, circulaires
Textes généraux
Ministère de l’écologie et du développement durable

Arrêté du 5 décembre 2005 portant dérogation à l’obligation d’enfouissement d’une ligne électrique en site classé

NOR: DEVN0540431A

La ministre de l’écologie et du développement durable et le ministre délégué à l’industrie,

Vu le code de l’environnement, notamment son article L. 341-11 ;

Vu le décret du 26 avril 1990 portant classement parmi les sites des départements du Var et des Alpes-de-Haute-Provence, sur les communes d’Aiguines (Var), Rougon, Castellane, La Palud-sur-Verdon et Moustiers-Sainte-Marie (Alpes-de-Haute-Provence), de l’ensemble formé par les gorges du Verdon ;

Vu la demande de dérogation à l’obligation d’enfouissement présentée par Electricité de France (RTE) en date du 11 août 2003, complétée en date du 29 juin 2005, portant sur la partie du projet de ligne à 400 000 volts Boutre - Broc-Carros traversant le site classé des gorges du Verdon à ses extrémités ouest et est, soit :

  • dans la partie ouest du site classé : le passage de la ligne sur une longueur d’environ 800 mètres et l’implantation d’un pylône, sur le territoire de la commune de Moustiers-Sainte-Marie ;

  • dans la partie est du site classé : le passage de la ligne sur une longueur d’environ 4 000 mètres et l’implantation de six pylônes, sur le territoire des communes de Rougon et de Castellane ;

Vu les avis émis par la Commission supérieure des sites, perspectives et paysages en date des 6 novembre 2003 et 30 juin 2005 ;

Vu le rapport et l’avis de la commission d’enquête, désignée pour l’enquête préalable à la déclaration d’utilité publique du projet de ligne Boutre - Broc-Carros, qui s’est déroulée du 11 octobre au 22 novembre 2004, et dont le dossier était accompagné, pour information, du dossier de demande de dérogation à l’enfouissement ;

Considérant, dans les parties ouest et est du site classé :

  • que, pour un enfouissement en tunnel, la réalisation des aires d’entrée et de sortie des tunneliers générerait des impacts paysagers très importants, en phase de chantier ;

  • que, pour un enfouissement en tranchée ou en tunnel, l’installation pérenne des stations aérosouterraines situées en limites extérieures du site classé aurait des impacts forts sur le paysage ;

  • que, pour un enfouissement en tranchée ou en tunnel, l’emprise créée pour le chantier impacterait de nombreux habitats d’intérêt communautaire, dont des habitats prioritaires faisant l’objet de la proposition de site d’intérêt communautaire FR9301616 ;

  • que l’emprise technique de la liaison et le passage des engins de chantier rendraient nécessaires la création de nouvelles pistes ou l’élargissement à 6 mètres des pistes existantes ;

  • que la déstructuration des sols liée aux travaux de création des tranchées rendrait difficile la reconstitution de la végétation originelle,

Arrêtent :

Article 1

RTE EDF Transport SA est autorisé, à titre exceptionnel, à déroger à l’obligation d’enfouissement, prévue à l’article L. 341-11 du code de l’environnement, pour la construction de deux tronçons aériens de la ligne à 400 000 volts Boutre - Broc-Carros dans les parties ouest et est du site classé des gorges du Verdon, selon les caractéristiques suivantes :

  • dans la partie ouest du site classé : sur une longueur d’environ 800 mètres avec l’implantation d’un pylône ;

  • dans la partie est du site classé : sur une longueur d’environ 4 000 mètres avec l’implantation de six pylônes.

Article 2

RTE EDF Transport SA est tenu de respecter les obligations suivantes :

(i) Afin d’améliorer l’insertion de l’ouvrage dans le site classé et de minimiser l’impact de la ligne et des pylônes dans le site classé et ses abords, l’implantation précise de l’ensemble des pylônes dans le site classé, ainsi que la conception architecturale des deux pylônes situés sur la crête du Plein Voir, dans le site classé, et à Mandon, en limite extérieure du site classé, seront précisées en concertation avec le service régional chargé de l’environnement ;

(ii) Afin de minimiser les impacts de l’ouvrage en phase chantier et en phase d’exploitation, les mesures de limitation des impacts dans le site classé seront définies en étroite collaboration avec le service régional chargé de l’environnement. Ces mesures seront formalisées dans les dossiers de demande d’autorisation spéciale de travaux prévus à l’article L. 341-10 du code de l’environnement ;

(iii) Le projet et les travaux devront faire l’objet d’un suivi environnemental par un bureau d’études spécialisé.

Article 3

Le présent arrêté sera publié au Journal officiel de la République française.

Fait à Paris, le 5 décembre 2005.

La ministre de l’écologie

et du développement durable,

Nelly Olin

Le ministre délégué à l’industrie,

François Loos

Posté en tant qu’invité par Boursier:

Cool, l’action va peut-être enfin monter!!..

Posté en tant qu’invité par Patrice:

De plus les pylones ça peut faire des voies en plus, ça commence à être patiné dans ce coin…

Posté en tant qu’invité par bib@ck:

fini les petitions va falloire agir…

Posté en tant qu’invité par ZeBadGuy:

Quand je pense qu’on casse les couilles aux grimpeurs alors qu’on va massacrer des sites protégés ça fait bien rire (jaune).

Posté en tant qu’invité par sec!!:

y a plus qu’à saboter…

Posté en tant qu’invité par Black List:

[%sig%]

Posté en tant qu’invité par petit-chamois:

yapluka !!
on forme une escuade armée de disqueuse et on découpe !!
Vive la révolution .

Posté en tant qu’invité par Black List:

Les pétards c’est plus cool!

Posté en tant qu’invité par J.Marc:

Mais dévisser tous les boulons à la clef à molette, c’est plus classe !

Posté en tant qu’invité par petit-chamois:

Les entérer pour les cacher c’est pas mal non plus.

Posté en tant qu’invité par Black List:

En même temps on se fait la Ula, la Demande, l’Estampo et la Castapianne… Olé!

[%sig%]

Posté en tant qu’invité par bienlotiman:

Aux EU, tu pourrais être inquiété voire incarcéré pour de tels propos!

Attention Condi Rice est dans les parages!

Posté en tant qu’invité par marc:

il existe dans le pays basque et de maniere générale dans les pyrénées des mouvements de lutte contre les THT. Le commerce nucleaire est tres florissant entre l’espagen et la france.
Cela vaut certainement le coup de se renseigner sur leurs partiques

Posté en tant qu’invité par flo:

si ils se monte un commando j’en suis

Posté en tant qu’invité par Arno:

Beaucoup de blablas,non? C’est paru au JO et il faudra bien plus que dix joyeux forumeurs pour empecher ca…
Desolé de casser le delire mais si le haut du Verdon est defiguré ca fout bien les boules.
Au fait qu’en disent la FFME,le CAF,les élus et habitants du coin ?

Posté en tant qu’invité par sec!!:

Les élus ils se frottent les mains car EDF donnent de l’argent aux communes sur lesquels ils mettent des pylônes. Forcément la résistance des élus locaux n’a pas été bien vive…

Posté en tant qu’invité par Gepi:

sec!! a écrit:

Les élus ils se frottent les mains car EDF donnent de l’argent
aux communes sur lesquels ils mettent des pylônes. Forcément la
résistance des élus locaux n’a pas été bien vive…

La résistance des élus locaux, certes, mais aussi la résistance des locaux.
Essaie d’implanter une décharge ou un site d’enfouissement de déchets radioactifs, il va falloir sortir un très gros chèque pour amadouer les élus et leurs électeurs.

A+

Posté en tant qu’invité par sec!!:

Personnellement, je trouve dommage qu’il n’y ait pas de monopolisation des grimpeurs ayant un poids médiatique et qui sont attachés aux gorges: Edlinger, Robert, Lafaille…On les a pas entendu pourtant ils y ont passé du temps dans les gorges.

Posté en tant qu’invité par bidibulle:

Un article tiré de l’Huma, daté du 9 mai 2005:

société
Le black-out rallume le débat
La gigantesque coupure de courant de vendredi, dans le Sud-Est de la France, souligne la fragilité de l’alimentation électrique de cette région.

Selon les endroits, le black-out a duré de quarante-cinq minutes à plusieurs heures. Vendredi soir, vers 21 h 30, la coupure de la plus grosse ligne électrique de Provence-Alpes-Côte d’Azur a plongé dans le noir une bonne partie de la région. Près d’un million de personnes se sont retrouvées privées de courant, notamment dans le nord et le centre de Marseille, mais aussi à Arles, Martigues, Nice, Cannes, Digne, Sisteron, etc. Décidée par la préfecture des Bouches-du-Rhône, cette interruption de la double ligne de 400 000 volts a eu deux effets immédiats : permettre l’intervention d’avions bombardiers d’eau sur un feu de forêt à proximité de pylônes électriques, près de Vitrolles (Bouches-du-Rhône) et… relancer le débat houleux sur la création d’une seconde « autoroute électrique » dans le Verdon, en plein parc régional.

Dès samedi, le président de la région PACA, Michel Vauzelle, a déploré « la fragilité du système de distribution de l’énergie » dans la région. Et demandé « un service public qui fasse qu’on ne dépende pas d’un mécanisme extrêmement centralisé, mais qu’existent des dispositifs de secours avec des personnels techniques en nombre suffisant ». Selon Réseau de transport d’électricité (RTE), pas de doute, la coupure de vendredi vient confirmer l’extrême dépendance de la région PACA à cette seule artère d’alimentation en élec- tricité. Et justifie donc pleinement le projet de ligne à très haute tension (THT) Boutre-Carros, qui pourrait voir le jour en 2007.

Seulement voilà : ce dossier - véritable serpent de mer - soulève la controverse depuis des années. Notamment auprès des défenseurs de l’environnement, qui ne peuvent accepter l’implantation de dizaines de pylônes et de kilomètres de fils aériens en plein site classé des gorges du Verdon.

Opposant de longue date, l’Association pour la protection du lac de Sainte-Croix milite depuis des années pour un enfouissement des lignes à hautes tension. « L’incendie de Velaux prouve que les lignes à moyenne et haute tension construites en pleine forêt sont dangereuses, renchérit le porte-parole de l’association, Robert Ferrato. Selon les statistiques nationales, 40 % des feux de forêt sont causés par les lignes à haute tension. » À ses yeux, « le choix de l’aérien ne correspond qu’à une logique financière à court terme ».

Une analyse que ne partage pas RTE : « L’important est d’avoir une seconde ligne pour sécuriser l’alimentation de la région. L’enfouissement est secondaire. » Retournant l’argument écologique, l’entreprise souligne, par ailleurs, que les lignes enterrées sont « dévastatrices » sur les milieux naturels. Selon RTE, « elles nécessitent une emprise d’une dizaine de mètres de large que l’on ne peut pas planter ».

L. M.