L’important travail de nettoyage est il justifié?Je voulais juste mettre en avant que cette approche de l’équipement semble normale, cela me choque. L’équipement d’une grande falaise doit-il se faire sur le modèle des petites falaises sportives?Si le temps efface toutes les traces, on peut donc ouvrir au marteau piqueur. Ne pourrait-on pas former des grimpeurs autonomes, sachant choisir ses prises, les tester, être prét à faire face à des milieux incertains, ayant envie de vivre une aventure plus authentique
Au marteau piqueur ? Quelle idée saugrenue ! Je pense que la provoc et l’exagération sont de bon ton pour lancer le débat mais trouvent rapidement leurs limites quand il s’agit d’avancer dans une réflexion. Ceci étant dit, il est vrai, pour reprendre l’avant-propos du topo « escalades à l’Hortus » que nous sommes là face à une falaise de caractère (très fort caractère parfois :lol: ) ou la tranquillité est de règle et quelque part un peu égoïstement il me semble qu’il serait bon que cela perdure.
En ce qui concerne la formation de « grimpeurs autonomes » ,pour te citer, il me semble que la cordée capable de parcourir un peu plus que les 10 voies les plus abordables sur les 100 (et plus) que totalise l’Hortus se doit d’être dotée d’ une expérience certaine en ce qui concerne l’appréciation dans le choix des prises et dans l’engagement propre à la grande majorité des voies ce qui nous amène tout de même assez loin de la notion de « petites falaises sportives »
Comme tu le précisais dans une de tes interventions et si tu es souvent sur le site tu peux constater que les anciennes voies à droite de L’Araignée ne sont, à ma connaissance, jamais parcourue, et il n’y a eu aucune tentative d’ouverture nouvelle, la majorité des grimpeurs et équipeurs respectant l’interdiction de ce secteur mais doit t’on, dans les autres secteurs, se priver de nouvelles voies (je ne parle pas des variantes, c’est un autre sujet) au prétexte qu’il faut dire un jour « stop » quota atteint ou si une voie est ouverte la laisser en l’état en faisant attention de ne pas faire tomber le moindre caillou même branlant au prétexte que l’aventure doit se vivre à ce prix, je n’en suis pas convaincu.
Tu as gagné !!! Je vais essayer de reprendre dans l’ordre chronologique de tes interventions qui, ceci dit, méritent discussion.
Ne grimpant pratiquement plus qu’à l’Hortus (ou à St Guilhem quand il fait trop chaud !), je me suis amusé à faire un petit comptage, approximatif, de la fréquentation (certainement pour abonder EDVIGE, c’est bien dans l’air du temps !!). Sur 40 dimanches, j’arrive à une moyenne de 9 grimpeurs par jour, avec un record de 23, le 11 novembre 2007. Certes, ce n’est pas la foule de St Beau ou de Claret (enfin je suppose, car il y longtemps que je n’y use plus mes chaussons !!), mais il y a bien du monde qui grimpe à l’Hortus !!! Et, comme toi et moi, ce monde est en général très attaché à l’Hortus !
Il est vrai que le nettoyage laisse un spectacle temporairement très désolant (pour ne pas dire plus !) dès que l’on fait tomber des gros blocs ; mais il est tout aussi vrai que les traces s’estompent rapidement : que reste-il du nettoyage réalisé par Gilles au printemps dernier pour l’ouverture de « Le Temps l’emportera » ? : quelques cailloux blanc sans patine au sol qu’une personne initiée (sic) saura reconnaître ! On ne voit plus grand-chose non plus sur la vire supérieure des purges cataclystiques réalisées l’année dernière. A noter qu’un de ces éboulements (au dessus de la sortie de l’Enclume), est d’origine totalement naturelle et ne doit rien à la main de l’équipeur fou qui a sévi là-haut :lol: . Et je ne parle pas de l’effondrement, dans les années 80, qui a vu partir tout une tranche du haut du ressaut supérieur au dessus de la fissure de Tentale. D’ailleurs, d’après moi, le principal risque d’interdiction de l’escalade à l’Hortus, à l’heure actuelle dans ces temps de recherche maximale de la protection publique, serait plutôt d’ordre sécuritaire, suite à un accident provoqué par un caillou instable. Et Dieu sait s’il y en a dans le haut de l’Hortus. Aussi dès que j’en vois un, je ne résiste pas au plaisir puéril de le faire tomber (je pense surtout que je pourrais le prendre sur la tête en parcourant le pied des voies) ; et très souvent, nul besoin de burin ou de marteau piqueur, il m’a suffit seulement d’une petite poussée de la main !!! (Bon, c’est vrai : c’est peut-être un prétexte discutable !!!).
C’est oublier un peu que si l’on parcourt allégrement actuellement les grandes classiques de l’Hortus, c’est qu’elles ont bénéficié depuis leur premier parcours de pas mal de nettoyage. Exemple avec la plus facile des classiques : la Bidasse qui jusqu’au début des années 70 présentait, dans la deuxième moitié de sa deuxième longueur, là où il y maintenant un dièdre bien pur au rocher qui commencerait même à patiner un peu (si ! si !), tout un empilement de gros blocs qu’on n’osait à peine regarder de peur de les voir tomber. Autre exemple : lors d’un parcours de la Cybèle, en 1972 (ah ! le bon temps du marteau et des pitons !!!), le grimpeur de tête a fait un superbe vol de 8 m (chose peu prisée à l’époque !) avec toute une tranche d’un gros bloc dans les bras, à peu près au niveau où se trouvait le fameux caillou que l’on s’est enfin décidé de faire tomber récemment. Un dernier exemple avec le Pendentif, une grande classique réputée actuellement pour la qualité de son rocher : commentaires de Denis Dainat après l’ouverture en 1966 : « le rocher y est très médiocre plutôt mauvais ».
C’est vrai que, vu le matériel actuel, on pourrait craindre une certaine uniformisation de l’équipement. Et il est très difficile pour un équipeur de laisser délibérément des blocs pas solides en place : on pense tout de suite au possible accident dont on serait en fait responsable (déjà que je n’ai pas confiance dans les goujons que je plante ! :lol: ) Mais chaque équipeur équipe selon sa conception de l’équipement et rien n’empêche certains d’ouvrir des voies et de les laisser sans aucun équipement : ça existe déjà à l’Hortus et j’ai aussi quelques visées là-dessus.
Sur la centaine de voies de l’Hortus, il y en a près d’une cinquantaine (non équipées, équipées partiellement, équipées en totalité mais à équipement à savoir vérifier, bien équipées mais avec des zones à rocher « délicat ») qui répondent à cette attente. D’ailleurs, quelques gros blocs fraîchement tombés viennent du parcours récent de certaines de ces voies.
Par ailleurs, il n’est pas question de tout nettoyer l’Hortus ni de rééquiper les voies non équipées ou équipées partiellement. Le fait d’ouvrir une nouvelle voie avec une « approche de l’équipement qui semble normale » ne modifie pas le caractère général de l’Hortus où « [i]l’authenticité de l’aventure /i » reste à la mesure de cette falaise. Vu la cotation annoncée de cette voie (6a/6a+), elle élargit plutôt le panel d’itinéraires relativement peu fourni à ce niveau.
Enfin, en tant qu’amoureux de l’Hortus, on doit bien trouver une entente, quand même…
tu peux constater que les anciennes voies à droite de L’Araignée ne sont, à ma connaissance, jamais parcourue, it t’on, dans les autres secteurs, se priver de nouvelle,et il n’y a eu aucune tentative d’ouverture nouvelle
si t as voulu dire les anciennes voies a gauche de l araignée, ca m interesse. elles sont pas sur le topo, l equipement est comment et la cotation maxi est …?
[quote=bubu]tu peux constater que les anciennes voies à droite de L’Araignée ne sont, à ma connaissance, jamais parcourue, it t’on, dans les autres secteurs, se priver de nouvelle,et il n’y a eu aucune tentative d’ouverture nouvelle
si t as voulu dire les anciennes voies a gauche de l araignée, ca m interesse. elles sont pas sur le topo, l equipement est comment et la cotation maxi est …?[/quote]
Elles sont déséquipées et formellement interdites à l’escalade pour cause de nidification potentielle d’aigles de Bonelli (cf topo ESCALADES à L’HORTUS page 7 !) Il est donc de la responsabilité collective de ne pas grimper à fortiori d’équiper dans ce secteur.
et bien je sais qu il est interdit d equiper (et de grimper en effet p7), mais s il etait rester des vestiges d equipement et en l absence aujourd hui d aigle bonelli… en plus vu du bas ca a vraiment de la gueule. par contre 2 questions: le toit en 7b/a2, il n y a aucun equipement ?(piton en place solide?), quelle taille de friends prendre?. pour resserrer les plaquettes il faut quelle taille de clef? si quelqu un peut le faire pour le 2 eme point de « le plaisir nait dans l attente », c est craignos.
Le secteur est interdit, les pitons qui ont resisté sont dégradés, les plaquettes n’existaient pas à l’époque.Je pense qu’il te reste des voies à découvrir avant d’enfreindre les interdits et de risquer des froisser les ornithologues.
Pour répondre à jean marc, le chantier qui m’a choqué est dans le secteur de la psychopatate. Avant de déterminer le cheminent l’équipeur à nettoyer sur une bonne dizaine de mètres, sans savoir ou il passerait, et mème si cela passerait. Cette approche me dérange fortement.
Si le temps efface tout, un papier sur le sentier se dégrade en quellques mois, pourquoi se gener?
Comme le disent Couille de Loup et Polatouche, le secteur à gauche de l’Araignée est interdit et il faut bien évidemment continuer à respecter cette mesure.
Pour répondre à Bubu, concernant le toit de 7b/A2. Si c’est celui de l’Utopie qui est évoqué (je n’en vois pas d’autre qui présente ces cotations dans le topo (à recommander !) de l’Hortus), il est équipé, dans sa partie surplombante, de deux anneaux de corde (dont un assez récent) et de 4 vieux pitons, plutôt rouillés, mais qui ont l’air solide. A la sortie du dévers, pour se rétablir dans la large fissure qui fait suite, on peut placer un bon friend de taille 4 (ou 5 ?). Le reste est facile, mais très peu nettoyé (enfin, de l’aventure !!! :lol: ). Concernant la taille de la clé, ça dépend de la taille du boulon ou goujon : pour un spit de 8 mm, c’est du 13, pour du 10, c’est du 17 et pour du 12, c’est du 19 (si je ne me trompe pas !).
[quote=coulle de loup]Avant de déterminer le cheminent l’équipeur à nettoyer sur une bonne dizaine de mètres, sans savoir ou il passerait, et mème si cela passerait. Cette approche me dérange fortement.
Si le temps efface tout, un papier sur le sentier se dégrade en quellques mois, pourquoi se gener?[/quote]
Es-tu sur de ce que tu annonces ? : car, vu le boulot et le temps que ça nécessite, avant de commencer à nettoyer, on s’assure que cela va passer. D’ailleurs, cet itinéraire, on était au moins trois grimpeurs-équipeurs à l’avoir repéré et y en un qui a gagné la course (grrr !!! :lol: ).
Quant au temps qui efface tout, je veux bien que cela ne soit pas un argument recevable, mais je pense (pour avoir ramassé plus d’une fois des anciens restes de PQ au pied d’un certain nombre de falaises) que la vitesse de dégradation d’un bout de papier est nettement supérieure à la vitesse de régénération d’un bartas.
et bien merci pour le renseignement, c est bien la voie dont je parlais.[/quote]
Salut, je suppose que si tu demandes des renseignements sur le toit de L’Utopie tu faisais partie de la cordée qui était dans " Toute l’Afrique est dans l’attente" le jour ou nous étions en train de franchir le toit, comme vous avez pu le constater , et comme le précise J-Marc la sortie n’est que très peu nettoyée … Nous n’étions que 2 cordées ce jour là à l’Hortus … et sauf a vouloir tester la résistance des casques il aurait peut être été bon de s’engager dans une autre voie … Ceci étant
le toit est vraiment à recommander !!! Bonne grimpe.
[quote=polatouche]Salut, je suppose que si tu demandes des renseignements sur le toit de L’Utopie tu faisais partie de la cordée qui était dans " Toute l’Afrique est dans l’attente" le jour ou nous étions en train de franchir le toit, comme vous avez pu le constater , et comme le précise J-Marc la sortie n’est que très peu nettoyée … Nous n’étions que 2 cordées ce jour là à l’Hortus … et sauf a vouloir tester la résistance des casques il aurait peut être été bon de s’engager dans une autre voie … Ceci étant
le toit est vraiment à recommander !!! Bonne grimpe.[/quote]
et bien non, c etait pas nous, j ai fait « le plaisir nait dans l attente » (ou le 6b apres le 7a est bien aerer et ou faut faire attention au 2 eme point de la voie). et comme equipement tu avais quoi? ca passe en libre ou c est meme pas la peine de tenter?
[quote=bubu][quote=polatouche]Salut, je suppose que si tu demandes des renseignements sur le toit de L’Utopie tu faisais partie de la cordée qui était dans " Toute l’Afrique est dans l’attente" le jour ou nous étions en train de franchir le toit, comme vous avez pu le constater , et comme le précise J-Marc la sortie n’est que très peu nettoyée … Nous n’étions que 2 cordées ce jour là à l’Hortus … et sauf a vouloir tester la résistance des casques il aurait peut être été bon de s’engager dans une autre voie … Ceci étant
le toit est vraiment à recommander !!! Bonne grimpe.[/quote]
et bien non, c etait pas nous, j ai fait « le plaisir nait dans l attente » (ou le 6b apres le 7a est bien aerer et ou faut faire attention au 2 eme point de la voie). et comme equipement tu avais quoi? ca passe en libre ou c est meme pas la peine de tenter?[/quote]
Erreur de ma part !! le jour (15/10/2008)ou nous étions dans l’Utopie la cordée qui suivait était bien dans « Le plaisir nait dans l’attente » mais ce n’était peut être pas toi. En ce qui concerne le matériel j’étais en second, mais de toute façon à ce niveau de cotation ( à des années lumières du mien :lol: ) je n’envisage même pas de passer en libre et c’est donc d’étrier en étrier que nous avons franchi le toit. J-Marc le premier de cordée a posé un coinceur à la sortie du toit car il y a une sangle fixée sur 1 piton mais elle était remontée ! Il y a de très bonnes prises … Mais les lois de l’apesanteur sont terribles … :lol:
Ce n’est pas de la provocation, ni pour relancer le débat (quel hypocrite, ce J-M ! ), mais je voudrais signaler que, au cours des grosses pluies dernières, des blocs sont tombés, tout seuls apparemment, du haut de l’Hortus, un peu à gauche de la sortie des Plombiers, occasionnant quelques (légers) dégâts à l’arrivée du chemin, sous la grotte, pour qu’on aille pas incriminer les équipeurs (qui, pour le coup, se sentent frustrès : « arrgh, des cailloux qu’on aurait pu faire tomber et qu’on n’avait pas repérés ! » :lol: ).
Allez, grosses bises aux envoûtés de l’Hortus !!
Je ne condamne pas le nettoyage des voies, seulement les excés ou la volonté d’équiper dans un secteur friable et de le rendre plus sain au prix d’un chantier déplacé. Je tiens à rappeler que le manque de discrétion, dans un contexte certes différent, est à l’origine de l’interdiction de grimper en face sud à saint guilhem. L’escalade y était pratiquer depuis des décennies.
Bon, rassures-toi, on a bien compris le sens de ton intervention et les équipeurs de l’Hortus sont bien d’accord (j’ai un sacré toupet de parler en leur nom !!!) pour limiter l’impact d’un nettoyage (et si je réponds à ce sujet, c’est que je m’en sens responsable, voire coupable ) mais il ne faut pas oublier que quelques gros cailloux ont vite fait de faire des dégâts.
Par contre, il ne me paraît pas très pertinent de qualifier de secteur friable l’endroit où la nouvelle voie a été équipée : passés les premiers mètres, le caillou y est sain et même très joli, après nettoyage des blocs instables évidemment ! Il y a d’ailleurs à sa droite une très belle voie (Contre Acculturation), aménagée pour l’assurage sur coinceurs (seuls les relais et le passage coté A1 sont équipés) qui a aussi été pas mal nettoyée (moins complètement, c’est vrai !) et ça en vaut le coup : le rocher est superbe.
Quant à St Guilhem, comme tu dis, le contexte est différent, je dirais même très différent.