Bien sûr chacun fait ce qu’il veut, et a droit d’estimer s’il a fait le sommet ou pas.
Mais dès lors qu’il y a communication publique, en général sponsors à la clef, autrement dit dès qu’on entre dans une forme de compétition, il est normal de respecter les règles de la communauté.
En revanche ces règles ne peuvent pas être rétroactives : les ascensions passées, si elles ont été admises par la communauté, ne peuvent plus être remises en cause. Ce n’est que pour les prochaines ascensions, maintenant que les règles semblent se préciser, qu’il y aura un devoir d’honnêteté sur le point d’arrivée : sommet ou pas.
Quant à ces règles, je crois que ce n’est pas tant la distance horizontale ou verticale au sommet qui compte, mais la difficulté (technique et/ou physique) du bout de chemin qui reste à faire pour atteindre le vrai sommet : si le vrai sommet augmente la difficulté, on ne peut prétendre l’avoir atteint en s’arrêtant à l’antécime ; si en revanche il y a la queue pour aller 50m plus loin et 3m plus haut sur une arrête débonnaire, il n’est pas scandaleux de dire qu’on a gravi la montagne.
Quid des conditions ? et bien il faut être honnête, si on n’a pas été au sommet parce que l’arrête est trop cornichée, on dit qu’on n’a pas été au sommet ; le Cerro Torre, c’est avec le champignon…


