Les voies du seigneur (TMB, part I)

Posté en tant qu’invité par Step’:

A plus d’bière.
J’ai le droit de faire dodo ?
Je vous raconterais Phan une autre fois.
Après, encore deux ou trois chapitres, et on se rapproche des montagnes, promis.

Posté en tant qu’invité par AlbanK:

Ouais, couché après 2h, on l’ aura quand, la suite ???

Posté en tant qu’invité par pierre:

Step’ a écrit:

A plus d’bière.
J’ai le droit de faire dodo ?
Je vous raconterais Phan une autre fois.
Après, encore deux ou trois chapitres, et on se rapproche des
montagnes, promis.

P’tain, Step’ : les montagnes, on s’en tape !
Continue comme ça, et emmène nous où tu veux.

PS : je ne le savais pas, que j’étais né à Orléans … Personne ne me l’avait dit ! … Et moi qui croyais être de l’Ardèche …

Posté en tant qu’invité par AlbanK:

pierre a écrit:

PS : je ne le savais pas, que j’étais né à Orléans …

T’inquiète Pierre, tu lui trouveras vite d’autres tares !!!

Posté en tant qu’invité par Step’:

Toi, je ne sais pas.
Mais moi, je suis né en banlieue parisienne.
Je ne suis arrivé à La Source qu’à l’âge de cinq mois.
Et en suis partis dès que posible, c’est à dire une fois le bac en poche, redoublement compris. Juste avant mes dix-huit ans.

Et ne mélange pas tout : nous autres, sourciens, détestons les Orléanais, ces péteux bourgeois pleins de fric et coincés. Et ils nous le rendent bien.
Orléans, c’est au nord de la Loire. La Source, au sud. Il est des frontières qui sont faites pour ne jamais être franchies.

C’est beau, l’Ardèche.
Une fois, au festival de Lussas, un type m’a prêté deux cent balles. Juste parce qu’il m’a entendu me plaindre de l’absence de distributeur de billets. Comme promis, je les lui ai ramenés le lendemain soir.
C’est beau…

Posté en tant qu’invité par françois:

pôv garçon
pourriture effectivement
faut faire attention aux infections ;-((

pour ceux qui connaissent pas ces dégentés:
http://www.radioblogclub.com/open/97248/happy_mondays/Happy%20Mondays%20-%2024%20Hour%20Party%20People
24 hours party people: tout un programme
ça envoie du steack

Posté en tant qu’invité par Step’:

Vous en avez tous connus.
Je ne sais pas comment la vôtre s’appelle.
Vous savez : des petites filles modèles, toujours la meilleure note, qui te font passer pour un âne parce que t’as ramé toute la nuit pour obtenir péniblement la moyenne, alors qu’elles, c’est 18, ou 19, ou 20, jamais moins, et sans les mains s’il te plait.

Phan, je la connaissais depuis la maternelle. C’était une mignonne petite fille, et pour lui montrer qu’elle me plaisait, je l’avais poussée contre les porte-manteaux*. Elle s’était cogné la tête, et s’était mise à pleurer. Message reçu 5/5. On a un vocabulaire limité, à la maternelle.

A l’école primaire, on était souvent dans la même classe. Mais elle était inabordable. C’est souvent comme ça, les premiers de la classe : ça effraie. Et puis, tous les garçons lui tournaient autour, ç’en était pénible.

Au collège, ça a progressivement commencé à se gâter. Le collège… Les premiers flirts, la première cigarette, la première cuite, à la surboum de fin d’année. Phan s’est rendue compte qu’elle était aussi douée pour les conneries que pour les études. Peut-être même plus. Elle y mettait pas mal d’entrain. Faut dire que sa situation familiale était d’une complexité désespérante. Bon, je vais pas m’étendre sur la famille de Phan, mais vous pouvez me croire : à la maison, ça envoyait du gros. Du lourd, pour être plus précis. Du bien poisseux, du qui te colle à la peau, du que tout ce que tu peux faire, c’est 25 ans de thérapie, même pas pour oublier, juste pour accepter, pour arrêter de se punir, parce que, franchement, c’est pas de ta faute, Phan, c’est pas de ta faute.

Alors, forcément, la Phan, elle a mûri avant tout le monde. On jouait encore aux billes qu’elle se posait déjà de grandes questions existencielles - enfin, je dis ça, j’en sais rien, elle n’en parlait jamais.
Le corollaire, c’est que Phan n’avait aucun des défauts inhérents à son sexe. Aucun minaudage, qui lui manquait de respect se prenait un taquet. Pas de coquetterie, elle choisissait les sapes qui étaient sur le haut de la pile. Ses oreilles, elles les a percées en classe, au compas, lors d’un cours de maths particulièrement chiant. Elle fumait, picolait et rotait comme un mec. Et pourtant, c’était une femme, ça crevait les yeux.

J’avais bien repéré que Phan était extraordinaire. Estimant qu’elle gagnait à être connue, je fîs le nécessaire pour l’introduire dans la petite bande que nous avions constitué.
Jean-Christophe et Johann tombèrent immédiatement sous son charme androgine.
Leurs copines la haïrent copieusement, mais, sentant qu’elles étaient loin de faire le poids, s’en tinrent à distance.
Avec Phan, on pouvait parler cul, faire tourner une bouteille ou un pétard, elle partageait tout, surtout les âneries.
En conséquence de quoi, elle devînt notre meilleur copain. On était fier d’avoir son amitié, certains qu’on était d’avoir là un pote hors du commun. On l’exhibait dès que l’occasion s’en présentait : « tu vois, la fille, là bas, oui, celle qui boit sa douzième kronembourg cul-sec… Ben c’est mon copain. »

Pour Johann, l’arrivée de Phan dans le groupe constitua un petit tremblement de terre. Ses théories misogynes en furent fortement ébranlées. Après les flirts d’usage, sentant une résistance inhabituelle, il en tomba raide dingue. Ce qui le rendît malheureux, comme toujours, quand on a l’idée saugrenue de s’amouracher. Quel con.
Nous qui avions connu un Johann flamboyant, conquérant, nous lui découvrîmes des faiblesses insoupçonnables.
C’était un éternel gagnant, il se mît à perdre.
Il arborait en permanence un petit sourire guoguenard, il devînt pensif.
Il ne doutait jamais de rien, il se mît à nous poser des questions stupides (« qu’est-ce qu’elle t’a dit sur moi ? »).
Bref, à notre grande stupeur, il s’avéra que Johann était un être humain. Et à part Phan, franchement, je ne vois pas qui aurait pu faire éclater cette vérité au grand jour.

Voilà, la petite bande est presque au complet. Il n’en reste plus qu’un, et j’en aurais finis avec les présentations.

  • : c’est une technique personnelle, dite « anticipative ». Quand quelqu’un te plait, forcément, il va te décevoir et / ou te faire souffrir. Autant cogner tout de suite, ça fait gagner du temps.

[%sig%]

Posté en tant qu’invité par AlbanK:

Step’ a écrit:

Voilà, la petite bande est presque au complet. Il n’en reste
plus qu’un, et j’en aurais finis avec les présentations.

  • Le pire, je l’espère …

Posté en tant qu’invité par dalle en pente:

Step’ a écrit:

Non non, je reste sur ce fil.
Je ne m’arrête pas tant qu’on a pas atomisé le « défouloir ».

OK on va y travailler. Si c’est vraiment le but, y’a certains
sujets littigieux qui, traditionnellement, font recette.

Lesquels? Oh, bin, heu, disons, le printemps, par exemple.

Bientôt, seul les heureux possesseurs de l’ADSL pourront nous
lire.

Ca tombe à pic, je viens de recevoir ma MeufBox ce matin!

Trop cool.

Bien le bonjour à la cathédrale de Chartres.

:smiley: j’ai comme un doute, là…

Posté en tant qu’invité par dalle en pente:

Superbe, comme d’hab’.

On en redemande…

Posté en tant qu’invité par l’trésorier du C2CG2G:

C’est bon, dalle en pente, buffet gratos et à volonté, le 21 à St Léger.

Posté en tant qu’invité par l’trésorier du C2CG2G:

Bon, là, normalement, y’a plein de gens qui vont me faire des compliments…

Posté en tant qu’invité par dalle en pente:

Oaaaaaaaaaaaaah…

Bravo! Ca c’est une attitude volontaire et dynamique!

Hélas, moultes fois zhélas, je risque à mon grand désespoir de ne
point être des vôtres pour ce hhhhappening : la Fffrance (et peut
être aussi une personne, mais surtout la Fffrance bien sûr) requièrent
ma présence en Lorraine ce week-end-là.

Enfin, tout espoir d’être des vôtres n’est pas perdu : après tout, il
se pourrait tout à fait que je me fasse lourder d’ici là, et de plus,
par les temps qui courent, un putsch est vite arrivé!

l’trésorier du C2CG2G a écrit:

C’est bon, dalle en pente, buffet gratos et à volonté, le 21 à
St Léger.

Posté en tant qu’invité par GLL:

Bardamu continu à faire des petits, et c’est tant mieux . Merci.

Posté en tant qu’invité par AlbanK:

Tssss, qu’est-ce que tu parles de Barmadu toi ??

Étienne, il ne sait même pas qui sait !!

( et vlan !!! )

Posté en tant qu’invité par Step’:

Pas grave, mon pote Google me dit tout.
J’ai lu le bouquin, mais bon, Alzheimer, tout ça…
D’ailleurs, je me sens obligé de préciser que je ne l’ai pas aimé, ce fameux torchon. Ça manque d’amour, tout ça. Je reconnais cependant qu’on peut s’y méprendre. Ne vous y méprenez pas : je dégouline de bons sentiments. D’où mes déceptions successives.
Tiens, maintenant que j’y réfléchis, c’est peut-être ce qui est arrivé à Céline…

Posté en tant qu’invité par jean-christophe:

salut,

moi je suis pas ton jean-christophe punk, c’est intéressant tout ça … des choses que je connais pas … moi je venais de la campagne et autour y’avait que la campagne. J’ai donc été élevé à bonne école, dans le calme, la solitude, la contemplation … on courait dans les champs, on sautait sur les bottes de paille, on aller chercher les oeufs de têtards au printemps, on construisait des étangs, on aidait papa au potager etc etc …

Par contre ça marchait pas dans la vie sociale, peut-être encore maintenant :-)) Je comprenais pas trop mes camarades de classe, de toute façon ils se foutaient toujours de ma gueule, j’étais un « paysan », simplement heureux mais mal à l’aise avec eux certainement parce qu’ils étaientt très sophistiqués et moi mes repères étaient tout autre. C’est des trucs con, y’a les gosses qui balancent des pierres dans l’eau et ceux qui savent qu’il y a une multitude de vie palpitante dlà dedans qui mérite qu’on ne l’ennuie pas, ou alors quand tu rentres en forêt tu vois tout de suite celui qui ressent les choses, qui suit la vie de la forêt, qui vient le coeur ouvert et d’autres qui fouleront ce sol d’un pas de concquérant dominateur…
enfin bon, le fait est que j’étais pas intégré … et que pour gagner les respect de mes cammarades j’ai un jour changé radicalement et je me suis bien décidé à jouer le jeu … des cons. C’est à partir de là que j’ai perdu la plus belles choses que j’avais à l’intérieur, toutes ces choses que la nature m’avait patiemment apprise à la longue d’interminables silences qui valaient bien plus que tout les bruits et toute cette cohue inepte et incensée qu’est le monde des Hommes … un monde d’illusion et de vanité à côté de la nature resplendissante !

Pas longtemps après ce changement de cap pour … plaire évidemment … j’ai fini par me rendre compte que le plus important c’était de vivre pour ce que j’aimais et non de vivre pour qu’on m’aime. Vous me direz … c’est évident … mais ma naïveté était si grande que j’ai réussi à me fourvoyer et à me perdre le temps d’un souffle … d’une utopie … d’une illusion … celle de faire confiance sans limite à mes prochains, de ne voir que le bien … pourtant la nature, elle, ne trichait pas avec mes sentiments.

Encore aujourd’hui je suis heureux loin de la cohue … mais j’ai changé et mes oreilles ne percoivent plus la même chose quand je suis dans le nature, j’ai changé partout ailleurs, j’ai perdu une part de cette enfance plein de possiblités et d’ouverture … mais je trouve toujours des bons champignons :-)))

Reste une chose de tous ces souvenirs … du bonheur, de la liberté … on vivait comme des oiseaux :-))

Posté en tant qu’invité par Step’:

Ton témoignage, ça me fait un effet… Merci.

Posté en tant qu’invité par miette:

eh ! faudrait pas trop tirer à bout portant sur la Sologne quand même !

entre Lamotte beuvron , Nouan le Fuzelier et Biarritz , c’est là que j’ai partagé mes 2 mois de vacances d’été de 6 à 20 ans …
alors moi je dis : une petite assiette de campagne solognote et 2 ou 3 litres de jacqueline aux fêtes de Bayonne , ça valait bien un peu d’emmerdement dans les mornes plaines ou…forêts du sud d’orléans …
miette

Posté en tant qu’invité par AlbanK:

( ça marche à tous les coups !!! )