Posté en tant qu’invité par Bernard:
Dimanche, bord de mer, on va grimper…
Un quart d’heure d’approche. Au pied de la voie, une pancarte « Grimpeurs, Attention! Un grand-duc niche au R4, avec deux petits…ne pas grimper là cette année…etc… »
Bon, ok… j’aime bien les grands-ducs, aussi les bébés grands-ducs… tranquilité aux grands-ducs donc, on redescend.
Et là, alors que j’avais déjà le cul dans la salsepareille, deux mètres en-dessous, le copain me fait remarquer que les plaquettes des premiers goujons ont aussi été enlevées.
Quoi ! La pancarte ne suffisait pas? Il a fallu qu’en contremaître soupçonneux, en petit-bourgeois étriqué, le jardinier des falaises local aille élever cette pauvre petite difficulté mesquine (alors que, vu la difficulté modeste de cette première longueur, quelques ficellous en tête d’alouette sur les tiges suffisent amplement pour passer et que, de toute façon, cette première longueur peut s’éviter!)? C’est pas possible ! Ce type doit porter des chaussettes reprisées et dormir dans un pyjama en pilou acheté à la Redoute!
Qu’on me comprenne bien: je sais très bien tout ce qu’on va pouvoir me dire pour justifier cette action. Mais il y a une chose dont je suis convaincu, c’est que si l’on s’adresse à l’intelligence des gens, il y a des chances pour que cela marche… des chances seulement, c’est vrai. Alors que si on les prend pour des cons, ils se comportent comme tels, c’est systématique!
Un interdiction n’est respectée que d’être respectable, et respectueusement énoncée.
La pancarte disait ce qu’il fallait dire, et le disait bien, le reste n’était qu’une incitation à parcourir la voie de toute façon.
Bon, je suis redescendu quand même. Et puis, j’ai pas de rancune! La preuve, j’ai des tickets de réduction sur la Villageoise Margnat au supermarché de Pastaga-les-bains. Si l’ami de l’humanité qui a dévissé les plaquettes me donne son adresse, je les lui envoie.