Posté en tant qu’invité par STEPH:
Cher Barney,
Que d’émotions grimpantes ! Milles mercis.
Ayant vécu quelques aventures dans les voies du Verdon, ayant trainé en camping sauvage dans les années 80-90 vers là-bas, je fais partie des valeureux grimpeurs (6a-b) de la quarantaire qui suent, soufflent et tremblent en essayant de refaire les magnifiques classiques décrites dans ta bible rouge du Verdon.
Le soir, au bar, on admirait discrètement ces « Fous du Verdon ». Parfois même, on leur parlait ! puis on allait ré-humidifier notre cortex à la bière de Lou Cafetié ! Cette ambiance m’a vraiment marqué et j’ai retrouvé ce parfum dans tes lignes.
C’est, en fait comme si je lisais un excellent article de ta part dans un Vertical, mais au lieu de faire 3 ou 4 pages, il en fait 300 ! Un pur régal : j’en ai encore les mains moites => j’ai été obligé de lire avec mon sac à pof.
Quelques petits remarques (si je puis me permettre) :
J’aurais aimé un topo de l’Escales en double page pour montrer les lignes principales que tu décris, car j’ai doublé ma lecture du gros livre rouge par le topo du Verdon, ce qui a fini par gonfler ma femme (je commençais à prendre trop de place dans le lit avec mes conneries). Un peu çà va, mais bon faut pas pousser m’a-t-elle dit, désespérée de voir qu’aucune attitude suggestive de sa part ne pouvait détourner mon regard de ces fissures calcaires… (Tu n’as pas que des amies…)
Enfin, mais c’est un peu hors-sujet : que font-ils maintenant tous ces « Fous du Verdon » ? Comment ont-ils rebondi après cette 1ère vie à part ? (souvent en ayant un peu zappé des années d’études, non ?). Ont-ils parfois l’impression d’avoir un peu « sacrifié » leur avenir professionnel ? (dur en ce moment non ?)
En te remerciant au nom des grimpeurs modestes mais passionnés,
En te remerciant de continuer tes récits (Ste Baume-Ste Victoire-Buoux ?)
Encore Bravo pour cette grande voix sur l’escalade (la 2ème après les 120 ans des calanques!)
à plus,
Steph.
