Posté en tant qu’invité par fauché:
« … la Terre a connu une foultitude de changements ( « évolutions » serait plus approprié) climatique n’ayant que peu à voir avec la moindre production industrielle. »
certes ca peut se discuter, on peut continuer à en parler éternellement mais je vois pas ou ça mène ce genre de discussions. Je me permets donc de réagir à cette phrase, qu’on entend de plus en plus (ou dans d’autres versions).
Parce que ce raisonnement qui consiste à accepter des premices aujourd’hui absolument évidents (réchauffement climatique donc modification du climat donc modification de nos conditions de vie) puis å dire que finalement on a peut etre rien à voir avec ca (enfin 6 milliards d’etre humains, ça a peut etre une petite influence tout de meme) tient du funambulisme intellectuel. Et le résultat ne se fait pas prier : on laisse pisser, les gens se laissent aller a penser que tout est foutu d’où des comportements quasi névrotiques de consommation des ressources (bien visibles dans nos montagnes d’ailleurs).
C’est un courant de pensée de plus en plus fort (on pourrait même le suspecter d’étre relayé par l’argent du pétrole). Quand on voit le président de la plus grande nation polluante de la planète lancer un programme d’explorations spatiales et recherche des exoplanètes, ça rassure hein ??On fonce , il y’a un mur qui est de plus en plus visible, mais non, on ne va pas changer de direction ni ralentir la machine, surtout pas.
Soyons raisonnables, lorsque la catastrophe sera arrivée (où plutôt les catastrophes),si on est encore là, on s’en foutra royalement de savoir si c’est l’homme ou la nature qui en sont responsables. On sera malin sur nos toits, les bras aux ciels.
On s’en tamponnera de savoir si le monde est anthropocentré, on a quand même le droit d’essayer d’assurer la survie de notre espèce non ?
On aura rien fait, des mesures symboliques (4x4 dans les villes, quads, obsolescence programmée des objets) aux mesures réellement effectives (transports induits supprimés, eco conception, énergies renouvelables, impact des constructions, réduction des transports aériens, etc…) alors qu’on était au courant.
Et je pense que c’est dommage qu’il n’y ait pas un consensus là dessus, que sans cesse il y’ait des gens qui à un niveau où à un autre, pas forcément méchamment comme c’est le cas dans ton post, abaissent la dangerosité et proposent une vision déresponsabilisante de nos actions.
Peut-être que c’est des conneries toutes ces histoires de réchauffement mais on se retrouve dans la postion du pari de Pascal (une grande leçon de pragmatisme) et dans ce cas là la réponse est assez simple : y croire.
Bruno