Législation SAE : pose des macro-volumes et des prises

Bonjour à tous,
je fais partie d’un club d’escalade qui utilise et « gère » un mur d’escalade dans un gymnase municipal.
Nous ouvrons régulièrement des voies et tout va bien, mais on songe maintenant à ajouter sur ce mur des macro-volumes (taille typique : 1,5 * 1 * 0.3 m).
Quel textes législatifs traitent des responsabilité en cas d’accident, notamment en cas de chute du module, s’il a été posé par des bénévoles du club ? (Désolé d’aller si loin)
En cas de blessure par vol sur le module, peut-on nous reprocher d’avoir choisi un mauvais endroit pour poser le module ?
Finalement, cela pose également le problème de chute de prise : qui peut être tenu responsable dans le cas d’une ouverture par des bénévoles ?

Merci d’avance à ceux qui pourront m’apporter des réponses…

Posté en tant qu’invité par attention particulière:

c’est comme si tu faisais un procès au propriétaire de la falaise ont un bloc te reste dans les mains… j’imagine qu’il y a une réglementation[/quote]
il ne faut pas imaginer. La réponse doit être celle d’un légiste: claire, précise, sûre. On ne te demande pas d’imaginer.
Donc, tu devrais t’abstenir de faire une telle réponse.

Quant à la responsabilité du propriétaire de falaise, elle est bel et bien là. C’est la raison pour laquelle les équipeurs proposent de signer une convention aux propriétaires (mairies ou particuliers) afin de les décharger de cette responsabilité qui est alors prise en charge par la fédération qui est assurée spécialement pour cela.
J’imagine que tu réponds un peu vite à tout mais que là, c’est sérieux.
Pour la responsabilité de bénévoles on attend une réponse de spécialiste.

heureux ?

Posté en tant qu’invité par eric_escalade22:

attention : c’est NON !

une sae est en principe gèrée « techniquement » par un organisme compétent, c’est à dire un prestataire
qui assure la maintenance pour le propriétaire de la salle ( entreprise spécialisée , comité départemental ffme si un professionnel peut le faire ) .
exemple : dans mon club dont je suis president, le mur est entretenu par ce comité départemental (BE)
ffme , sous contrat avec le lycée proprietaire . Le club n’assure qu’une maintenance " sportive"
( changement des voies ) . En aucun cas , des bénévoles ne doivent intervenir sur la structure,
je veux dire d’un point de vue « technique » .
Vous ne devez pas poser vous même les volumes,
( si tu veux d’autres infos, mon mail : escalade22@neuf.fr )

eric

[quote=« eric_escalade22, id: 824531, post:5, topic:82438 »]Le club n’assure qu’une maintenance " sportive"
( changement des voies ) . En aucun cas , des bénévoles ne doivent intervenir sur la structure,
je veux dire d’un point de vue « technique » .
Vous ne devez pas poser vous même les volumes
eric[/quote]
Dans ce cas, comment est définie la limite entre une prise et un module ? Il y a maintenant de très grosses prises, des tout petit modules, e je ne vois pas de limite bien définie entre les deux…
Est-ce que l’on pourrait considérer qu’une prise n’est posée que pour une voie (durée de vie de la voie : 1 à 3 ans), tandis qu’un module est posé à demeure sur le mur ?
Dans ce cas, la pose d’un module et d’une prise deviennent équivalent pour peu que le module soit changé de place tous les 3 ans ?
Merci pour les réponses.

[quote=Moumou]Dans ce cas, comment est définie la limite entre une prise et un module ? Il y a maintenant de très grosses prises, des tout petit modules, e je ne vois pas de limite bien définie entre les deux…
Est-ce que l’on pourrait considérer qu’une prise n’est posée que pour une voie (durée de vie de la voie : 1 à 3 ans), tandis qu’un module est posé à demeure sur le mur ?[/quote]
C’est l’usage qui en sera fait qui fera la limite. Si le volume n’est pas bougé entre 2 contrôles et que le volume est inclus dans le programme de contrôle périodique, il sera considéré comme intégré au mur et la responsabilité en cas de défaillance ne pourra être imputée à l’association.
Dans le cas contraire, l’association peut être impliquée.

Le code civil :

et le code pénal pour des délits (« manquement délibéré à une obligation de sécurité ou de prudence imposée par la loi ou les règlements ») qu’un procureur souhaiterait poursuivre ou en raison d’un plaignant souhaitant plus que des réparations (civil), mais en plus une sanction pénale.

En cas de chute si le module est posé par le propriétaire (ou fait posé par), et que personne ne l’a saboté, c’est le propriétaire ou son(ses) prestataire(s) ou fournisseur(s) le(s) responsable(s).
Si c’est l’association qui le pose, c’est elle la responsable.
Mais dis voir, ils sont fixés comment tes modules et sur quel support, car contrairement aux prises qui ne sont souvent fixées que par une vis, un module est fixé par plusieurs vis, et donc pour qu’il tombe, je me demande bien ce qu’il faut faire.

Par principe, l’association a obligation de prudence, de diligence et de sécurité, donc s’il est démontré que l’association a commis une faute et que cette faute est une cause d’un dommage alors l’association est responsable.

Idem réponse précédente.
S’il est démontré une faute, blablabla… que ce soit un bénévole ou un pro qui équipe.
Sauf que s’il y a une faute et qu’elle est le fait d’un pro, ou d’une personne qualifiée (sensée avoir la compétence pour ne pas commettre cette erreur), l’association peut se décharger sur cette personne.
Maintenant si une prise casse, qu’elle ait été posée par un bénévole ou un pro, il arrive que des prises cassent, donc je ne vois pas comment on peut retenir une faute de la part d’une association pour ça.

Par contre, le risque de faire l’objet d’une plainte est réduit, s’il n’y a pas de mort ou de blessure grave handicapante, et si les pratiquants (victimes) sont bien assurées. Si la victime est mal assurée, elle portera plainte au civil pour obtenir réparation (frais d’hospitalisation, cessation d’activité,…)

Lire le code civil.
Il n’est pas dit que l’encadrement ou les intervenants doivent être pro (équipement des voies). Il est écrit que l’association doit remplir ses obligations de prudence et de sécurité. Si les personnes sont compétentes (plus facile à prouver avec un diplôme ou une capacité) et qu’aucune faute ne peut être prouvée (intentionnelle ou par négligence), l’association est hors de cause.
Mais s’il(s) est(sont) pro, sa (leur) compétence est présumée et il est donc plus facile pour l’association de dégager sa responsabilité. Sinon, des diplômes ou formation prouvant la compétence de bénévole sont susceptibles de transférer la responsabilité vers le bénévole.

Je précise que je ne suis pas juriste, même si j’ai des notions de droit. Mes réflexions sont personnelles et visent à alimenter le débat qui peut également être utile pour d’autres.

Posté en tant qu’invité par loulouFou:

Nous avons passé une partie de notre We à faire un gros changement de voies sur notre mur habituel.
Un mur municipal, tous les utilisateurs étaient là, le club, les asso, les lycées et la mairie.
Nous avions demandé à la Ville l’autorisation pour cette manipulation.
Nous avons retiré toutes les prises pour nettoyage. Même les macros.

La mairie à demandé le passage d’un contrôleur après l’OP. Nous verrons après les vacances si tout est OK.
Tout ça pour dire que si vous devez faire des changements, faite les en accord avec la maire. Cela vous couvrira… c’est peut être même la mairie qui prendra en charge l’Op « d’accroche » par un pro, pour se couvrir en cas de PB…

En ce qui concerne les prises. Ce n’est pas un élément dit de sécurité. Elles peuvent être posées par « n’importe qui ». Si une prise casse et cause un dommage à quelqu’un c’est l’assurance ou la responsabilité du club qui prend…

ce qui repose la question de la distinction entre « petit macro-volume » et « grosse prise »

Posté en tant qu’invité par Eric_Toulon:

C’est terrible de voir ce genre d’intérogation…Imaginer que la justice va vous condamner parce que vous avez visser un module sur un mur d’escalade ???
A moins que vous ayez réellement attaché le tout avec de la ficelle et du scotch …
Sur un mur vous le savez, les prises casses, les prises tournent, les gens tombent et parfois se blessent mais arretez d’imaginer toujours le pire car meme en cas de litige avec la justice c’est votre assurance qui prendra en charge les frais !!

euh…
cette question pourrait au moins avoir le mérite d’inciter les dirigeants de club a relire leur contrat pour vérifier si ce que tu dis est vrai et si ça s’applique et dans quelles limites
d’autant plus que la question financières est une chose mais une plainte ça représente quelques heures ou quelques jours de tracasseries pour des bénévoles

à cette réserve près, je te rejoins: si on devrait toujours tout regarder au niveau juridique avant d’agir, il n’y aurait plus de clubs

Posté en tant qu’invité par Eric_Toulon:

Oui c’est surtout ce que je voulais dire…Le peu de confiance que nous inspire notre système judiciaire est vraiment à mon sens, l’une des problématiques politique majeure de notre temps !!!