Le taquet de votre vie!

Posté en tant qu’invité par chris:

On évoque souvent nos meilleurs souvenirs à ski , mais parlons un peu des pires,
c’est surement interessant et plus instructif… Quelle a été votre plus grosse peur,
la pire terreur, votre plus grosse betise(si vous etes là pour en parler, c’est qu’elle
a été quand meme pardonnée par la montagne)?
Moi j’ai 2 souvenirs:
ya quelques années à la pointe des raticieres vers les aiguilles d’Arve, petite rando
tranquille sans carte car mon frangin l’avait faite plusieurs fois.Montée tranquille
sur une neige de printemps bien tracée-la rando est très fréquentée-
Arrivés au sommet, on regarde là ou la neige sera la moins mauvaise et s’il y a encore
moyen de tracer;mon frangin repère un couloir dont le départ est très acceuillant et
divine surprise , poudreux à souhait. Ca à l’air de passer- j’ai des doutes, mais l’enthousiasme du frérot et sa meilleure connaissance du coin ainsi que la qualité
de la poudre me font basculer dans la pente; au début, euphorie des godilles dans
ette neige de cinéma, puis la pente s’accentue un peu, les virages se font plus prudents, puis sautés, puis acrobatiques… En dessous ça se ressere, mon frangin pense que sa passe entre des(grandes) barres, il m’énerve avec son inconscience
je m’arrete,déchausse et lui dit que je remonte. Enfin raisonnable, il me relaye pour
remonter dans cette neige profonde qui commence à sérieusement prendre le soleil
1h30 à se poser la question:la pente va t-elle tenir et à maudire notre imprudence…
Deuxieme souvenir, l’an dernier ,un matin, seul avec des nouveaux skis géniaux
je pars taquiner une petite pente un peu raide dans la facette nord-est du charvin.
Montée à bloc - j’avais la caisse- arrivée au sommet sans grosse inquiétude: j’ai
déja skié cette pente, la neige est stable, j’ai du super matos…
Seulement je suis monté sans faire gaffe à lépaisseur de cette neige qui par endroit
recouvre de seulement quelques petits centimetres une couche glàcée…
Gros taquet à la descente dans du bon 45° glacé, glissade sur les les fesses, et arret
dans une couche se neige molle , heureux de n’avoir presque rien et qu’il n’y ai pas eu
de barres, mais furieux de mon erreur d’appréciation.
Voilà deux belles imprudences, entre les 2 il y a eu beaucoup de sorties mieux gérés
et sans mauvaises histoires!
Et vous, avez vous déja fait preuve de trop d’optimisme?

Posté en tant qu’invité par Eric:

Je pense que ça est arrivé à un certain nombre : ça fait beaucoup des histoires racontées le soir aux refuges.

En ce qui me concerne, je peux citer : l’attaque de la face ouest du Grand Colon, après la forêt et la cabane : tout glacé, et je n’avais pas les couteaux. De beaux rochers accueillant 100m plus bas, et un bon 35° (de mémoire). Après quelques sueurs : demi-tour!

Dans le même style : la sortie du Tallion (Pyrénées), face sud : au sommet, il y a une pseudo corniche, en fait une marche de 30-40 cm. Pareil, la face était toute dure (mais pas glacée, et là j’avais les couteaux). Comme c’est assez raide 35-40°, en traversée : la marche ne passe vraiment pas . D’où une conversion 180° tout douuuuucement. Bon la chute aura brulé quelque peu, mais pas de rocher dessous. L’itinéraire était 50m avant…

D’autres sueur en vrac : une escalade dans la brêche du chien (Aiguilles d’Argentière en Belledonne) en TR9, une arête en mixte sur les Posets (Pyrénées Espagnoles) toujours en TR9 (depuis je roule Dynafit!) et sous le mauvais temps (demi tour à 20m du sommet); traversée en escalade de Neige Cordier (Alpe de Villard d’Arène - Refuge des Ecrins) avec quelques phénomènes électrostatiques dans les skis… , la sortie de la face d’un volcan (Chili) en crampons sur une glace bleue-noir (pas très raide, mais c’est haut une face de volcan!)…

Bonne saison 2005 et prudence!

Posté en tant qu’invité par professeur choron:

une bonne vautre dans la face nord du grand colon, tout seul (nouveaux ski avec fix pas assez serrées)

Posté en tant qu’invité par wild beaver:

coucou,
Moi, c’était une descente du pic de La Grave le 1er mai 2003. On était 3, on a fait prtir deux coulées qui nous ont laisées une descente sur la glace vive, avec une belle rimaye dessous. mais bon, c’est passé, on a bien rigolé ensuite!

Posté en tant qu’invité par baghirati:

allez je me lance …

Pelvoux jour de l’an 1991

Après une tentative infructueuse en novembre au cours de laquelle une rafale de vent m’avait soulevé sur deux ou 3 mètres (nous nous collions jusqu’alors à la neige à chaque rafale, mais ce coup là j’avais décidé que ce n’était pas un petit coup de vent qui allait me faire peur …), nous avions décidé de passer la nuit du jour de l’an au sommet du Pelvoux.

Montée sans histoire jusqu’au refuge, il y avait une quantité impressionnante de neige cet hiver là.
Le lendemain nous laissons les skis au pied du couloir Coolidge et traversons vers la droite , un peu plus loin que la voie des rochers rouges histoire de ne pas faire comme tout le monde .
Comme je suis en forme, j’ai la corde, le réchaud et la bouteille de Gewurtz sur laquelle s’était porté notre choix. T., portait les vivres.
Nous partons donc joyeusement dans l’ascension qui s’annonce assez ludique malgré la neige abondante.

Après avoir franchi quelques ressauts assez faciles, un passage plus dur se présente, T. suggère qu’on sorte enfin la corde. Je préfère partir devant et si ça se corse vraiment, je lui lancerai la corde.
Je pars donc dans ce mixte rocho-neigeux qui s’avère un peu plus difficile que je ne pensais et surtout plus long, je m’arrête sans doute 60 ou 80 mètres plus haut. Sorti des difficultés j’appelle T. que je ne vois plus pour lui dire de venir. Mais le vent nous empêche de nous entendre. J’ai beau hurler, pas de réponse, j’attends un moment mais rien ne se passe, je l’ai quitté depuis une heure environ.

Je décide alors de désescalader jusqu’à lui pensant qu’il fait la gueule parce que nous ne sommes pas encordés. Mais arrivé au pied du ressaut : personne !
Je scrute la neige au dessous pour essayer de deviner des traces de redescente : rien !
Je crie, j’attends, je recommence, toujours rien !
Je ne vois alors pas d’autre explication que sa chute dans les barres que nous avons contournées …
Ne souhaitant pas désecalader plus dans ces pentes inconfortables je choisis de passer par le sommet et poursuis l’ascension, dans un état psychologique …moyen.

Mais entre notre départ tardif et ce qui s’est passé il est 3 heures du matin environ lorsque je décide de bivouaquer n’arrivant plus à trouver mon chemin dans la nuit. Je creuse un trou dans la pente et entreprends de faire fonctionner le réchaud : je n’avais jamais mis une cartouche de gaz sur un bleuet, j’essaie de l’enfoncer en force, n’ayant pas vu que le brûleur se dévissait, évidemment ça foire et je jette la cartouche dans le vent de peur qu’elle explose ! Je sors alors la bouteille de Gewurz, mais je vomis à la première gorgée ! Je finis donc par me rouler dans mon duvet sans boire et sans manger.

Au matin (assez tard) la neige a bouché mon trou et je mets un moment avant de me rappeler de quel coté creuser pour sortir ! Dehors le vent souffle avec une force impressionnante, mais vite en marche une heure plus tard je suis au sommet.
Le vent y est tellement fort que je traverse une bonne partie du plateau sommital à 4 pattes pour ne pas être balayé ! Et quand j’atteind le couloir j’arrive quasiment à me laisser porter par le vent, descendant en courant le corps proche de l’horizontale, je retrouve des sensations de parachutiste. Je rejoins enfin mes skis, le vent s’est calmé, mais il neige assez fort.

Là si vous avez suivi : j’ai rejoint mes skis ! Les siens n’y sont plus !
Ouf ! Il avait donc fait demi tour !

Je commence à descendre avec une visibilité moyenne, temps blanc, et tout à coup alors que je traverse sagement, j’ai la nette sensation d’une vitesse latérale, je lève les yeux et je distingue quelques mètres au dessus de moi la pente coupée aussi loin que je peux le voir sur 2 mètres d’épaisseur ! (En fait dans une éclaircie je verrai que la pente s’est détachée sur 2/300 m de large !)
Je hurle : Maman ! (Véridique …)
Et après avoir nagé, pagayé, gigoté tout ce que je pouvais, l’avalanche passe sous moi et je reste cramponné à la pente.
Echaudé je redescends précautionneusement au refuge avec les skis sur le dos.

Et là pas de T. : un mot me disant qu’il redescend chercher les secours (en fait il avait rejoint le sommet par le Coolidge m’y avait attendu puis et y avait bivouaqué jusqu’à ce que la tempête se lève, le faisant quitter les lieux précipitamment)
A ce stade j’avais ma dose, je restais au refuge sans gaz ni nourriture mais au sec et en sécurité pour la nuit.
Au matin je vidais les lieux et retrouvais les pentes avalancheuses skis sur le sac en me demandant s’il n’avait pas été enseveli par l’avalanche que j’avais déclenché, ou par une autre.
Finalement je parvenais à Ailefroide vers 13 heures ou T. m’attendait. Il s’était donné jusqu’à midi pour appeler les secours …

Pendant un moment chacun de nous avait cru l’autre mort
Soulagés ? Le mot est faible …
On s’est laissés glisser jusqu’à Pelvoux ou on a fini au bar, sales, puants, fatigués, mais à se marrer comme des baleines en buvant chocolats chauds et chartreuse.

voilà , quelqu’un de libre pour une petite sortie avec moi cet hiver ?..

Posté en tant qu’invité par Alexis:

baghirati a écrit:

voilà , quelqu’un de libre pour une petite sortie avec moi cet
hiver ?..

Pourquoi pas ? Si on se marre comme des baleines et si la chartreuse est dans le chocolat chaud …

Alexis

Posté en tant qu’invité par baghirati:

c’était pour rire mais je vais effectivement chercher quelqu’un pour grimper cet hiver , faut que je vérifie d’abord que mes ligaments tous neufs acceptent les galères , pour le ski je sors souvent seul

Posté en tant qu’invité par chris:

pourquoi pas cet hiver, mais a condition que tu vomisses plus le gewurtz, sacrilège!!
Au fait, c’ètait un vendanges tardives?

Posté en tant qu’invité par baghirati:

c’est réglé je ne bois plus de gewurtz , ni de blanc de manière générale , je préfère un cornas ou un hermitage !

Posté en tant qu’invité par rabin:

Voici ma frayeur, cru 2004.
Montée ok, sortie en crampons d’un couloir de 700 m à 50° en sortie avec corniche.

Descente de quelques m pour chausser. J’aborde mon premier virage et soudain le manteau neigeux se déchire sous mes skis. Je m’entends dire que c’est fini tout en étant aspiré la tête la première dans le couloir. Chute interminable et très rapide au début de plus de 300 m la plupart du temps dans le noir sauf quand je rebondis. Mes skis bloqués font ressort quand je fais des culbutes en avant et me font ressortir de la coulée. Le couloir, modeste 4.3, n’était pas tournant, aucun rocher dans l’axe, la pente passe à 35 en s’élargissant plus bas. La coulée me dépose alors en marge de son lit , telle une vague, sur la plage, échouant une vulgaire guenille. Je suis sur le dos, je vois vaguement du bleu. Pendant plusieurs minutes très essouflé, je ne vois pas grand chose. Je m’extirpe de mon cocon de neige, trouve un bâton à côté, 100 m plus bas, j’aperçois 3 poteaux plantés, non un seul, je vois très trouble et en triple. C’est l’un de mes skis qui a déchaussé et qui se retrouve planté par la spatule ! Plus de piolet.
Mon altimètre a enregistré le dénivelé horaire descente, record battu. Je finis dignement sur 2 skis mais assez penaud tout de même les 1000 m jusqu’à la voiture avec un bâton. C’était ma séance de stretching type machine à laver. Ah je me fais vieux niveau souplesse. Le lendemain, je suis courbatu jusqu’aux oreilles en fêtant mon anniversaire mais je repars en sud le surlendemain pour éviter l’enlisement psychologique.
Ce n’était pas encore la bonne.
Allez bon ski de couloir à tous !

Posté en tant qu’invité par bobosse:

juste une réflexion sur l’aventure de Bighirati
En lisant ce message j’étais subjugé, pris per cette aventure.
Mais aprés j’en parle à ma femme (pas trés montagnarde) et elle ne comprend pas ces inconscients qui se jette à corps perdu dans une expédition périlleuse avec une météo exécrable (dixit p’tit femme) au risque de leur vie et des secouristes.
Long dialogue.
As-t-elle raison ?
Sommes nous inconscients ?
Personnellement je ne crois pas, mais qu’en est-il des secouristes qui peuvent lire ces aventures?
Votre avis !!!

Posté en tant qu’invité par nico:

Ben moi j’ai une bonne nouvelle !

J’attends toujours ma grosse frayeur!!!

Posté en tant qu’invité par bouclettes:

C’était en montant au Grand Sorbier.
La portion raide était assez bien revenue et j’ai eu la superbe idée de la tentée ski au pied mais une fois arrivée en haut je n’était pas tout a fait en face de la faiblesse de la corniche. Bien sur j’ai perdu pied sur les deux metres à faire à l’horizontal (la corniche me génait) et même en oplantant mes bâton et en me mettant su les carres j’ai glisé jusqu’en bas de cette portion au ras des rochers…
Plus de peur que de mal mais depuis quand j’hésite je met les crampons!!!

Posté en tant qu’invité par arnaud:

En lisant ce message j’étais subjugé, pris per cette aventure.

c’est trop d’honneur !

Mais aprés j’en parle à ma femme (…)Long dialogue.

ravi de génerer de la communication dans votre couple …

Posté en tant qu’invité par Guillaume:

Bon, un taquet particulier

 J'étais étudiant ( la belle époque, il y a 15 ans), départ de Lyon, Minuit, départ ski aux pieds vers 3 heures du mat. L'objectif : l'étendard. Vers 7 heures du matin, brouillard à couper au couteau, jour blanc, puis neige. Vers 3000 mètres nous faisons demi tour.

Descente galère sans visibilité. Arrivés à la voiture ( vers 9 heures) , il neige à gros flocon, nous décidons de décamper rapido avant d’être coincés. Je passe le volant à Franck 20 minutes plus tard, me sentant fatigué. Après Chambéry, je reprends le volant afin qu’il se repose un peu. 15 minutes plus tard, je me mange la bande d’arrêt d’urgence !!! Ca nous réveille d’un coup sec…
L’ensemble de la partie gauche de la Clio est arraché, mais elle roule encore. Nous sommes rentrés sans dormir …

Bilan : « Soyez prudents sur la route » ou « toutes les 2 heures, la pause s’impose »

Guillaume

[%sig%]

Posté en tant qu’invité par bobosse:

En lisant ce message j’étais subjugé, pris per cette aventure.

c’est trop d’honneur !
c’est ironique ou quoi ?

Mais aprés j’en parle à ma femme (…)Long dialogue.

ravi de génerer de la communication dans votre couple …
merci mais ca va trés bien

Posté en tant qu’invité par Bubu:

juste une réflexion sur l’aventure de Bighirati
En lisant ce message j’étais subjugé, pris per cette aventure.
Mais aprés j’en parle à ma femme (pas trés montagnarde) et
elle ne comprend pas ces inconscients qui se jette à corps
perdu dans une expédition périlleuse avec une météo exécrable
(dixit p’tit femme) au risque de leur vie et des secouristes.
Long dialogue.
As-t-elle raison ?
Sommes nous inconscients ?
Personnellement je ne crois pas, mais qu’en est-il des
secouristes qui peuvent lire ces aventures?
Votre avis !!!

Le problème est que :

  • ce ne sont pas des inconscients, ils savaient où ils allaient, ce qu’ils étaient sûr de trouver (la neige, le froid, la nuit), ainsi que ce qu’ils risquaient de trouver (la tempête, les avalanches)
  • ils ne se sont pas jetés à corps perdu, ils voulaient se faire plaisir, pas se faire du mal et avoir peur
  • l’expédition n’était pas périlleuse, c’est plus difficile qu’en été et il fait froid, ensuite faut juger sur place en fonction des conditions et de ses capacités et renoncer si on ne se sent pas
  • la météo n’était pas exécrable au début
  • ils ont risqué leur vie, mais tant qu’on est pas mort on risque de mourir, ya pas trop de solution si on ne veux pas risquer sa vie
  • ils n’ont pas risqué la vie des secouristes, s’ils étaient intervenus ils n’auraient surtout pas pris plus de risque qu’eux: s’il fait beau pas de problème, et quand il fait mauvais ils ne sont pas sur place en 1/4h (pas d’hélico), et si l’espérance de vie du gars n’est que de qq heures s’il est blessé et que c’est donc foutu, ils ne vont pas forcer le passage (nombreux exemple de gars morts de froid dans le mauvais temps parce que les secours n’ont pas pu venir à temps car ils sont restés « prudent »).

Mais par contre ça fait des souvenirs à raconter !
Et surtout, surtout, tout ce qu’ils ont fait et subi n’est que grâce ou à cause d’eux, ils ne doivent rien à personne et ne peuvent en vouloir à personne, tout ce qu’ils ont vécu est entièrement dû à eux et à la montagne.
Et un gros taquet permet d’en apprendre beaucoup et de faire en sorte que ça se passe beaucoup mieux les prochaines fois: si ce récit peut faire peur, il faut bien comprendre que c’est exceptionnel, la plupart du temps il y a plein de déboires mais ça se passe bien.

Posté en tant qu’invité par baghirati:

c’est trop d’honneur !
c’est ironique ou quoi ?

non

ravi de génerer de la communication dans votre couple …
merci mais ca va trés bien

ça c’était ironique

Posté en tant qu’invité par bobosse:

Entièrement d’accord avec toi Bubu.
et en réponse à Baghirati, la discussion avec ma femme était à double sens
Elle ne voit pas l’intérét d’aller s’emmerder en montagne par de mauvaise condition , avec des risques.
alors que j’eesayé de lui montrer l’enrichissement personnel d’une telle aventure;
c’est vrai, ca a été un peu le « dialogue de sourds ».

Posté en tant qu’invité par chris:

A mon avis , on ne peut pas convaincre tout le monde, et heureuseument,ya déja foule
en montagne…Mais moi aussi j’aimerai que ma copine comprenne les emotions
que l’on peut ressentir en montagne .
Elle les comprend d’ailleurs un peu, mais comme la plupart des filles, elle est trop
« raisonnable » pour aller se mettre en danger consciemment - c’est surement elles
qui ont raison!
Le probleme c’est que plus tu sors en montagne, moins tu as envie de faire des trucs
« peperes »,et donc plus tu prends de risques.
Est-ce que nous saurons nous arréter à temps, et devenir de vieux montagnards
sages et expérimentés?