Posté en tant qu’invité par Bubu:
essayez juste une fois de faire une course…
même si vous ne vous battez pas contre les autres se battre
contre soi même ce n’est déja pas si désagréable…
Pas besoin de compet pour se dépasser !
Et je trouve qu’il faut encore plus d’effort pour se dépasser seul ou en petit groupe au lieu que de se faire tirer par un ou 10 gars devant soi.
et allez
quand même voir l’ambiance.
Faut préciser qu’il faut aimer l’ambiance de kermesse… c’est bête, je vais en montagne pour la fuir !
Et si c’est l’ambiance entre pote, pas besoin d’attendre une compet pour rigoler !
et puis on apprend plein de trucs qui rendent les randos de
tous les jours plus agréables : être efficace dans ses manips,
gérer sa bouffe, savoir faire un sac (léger).
Ca, on a commencé à me l’apprendre lors de mes première course d’alpi, et je continue tout seul comme un grand 
c’est aussi la compet qui crée l’innovation sur le matériel
(comme la f1 pour la voiture), et ça, faut pas le négliger !
On n’a pas attendu les compets pour améliorer le matériel, en alpi le matériel évolue beaucoup et sans compet… (les piolets et crampons n’ont pas attendu les compets de cascade pour être améliorés).
Par contre les compets permettent une bonne publicité, permettant de vendre du matos et éventuellement de le faire évoluer avec les sous gagner…
je suis d’accord que la rapidité n’est pas forcément la
première chose que l’on recherche en montagne, mais si ça te
permet d’aller faire une course avant le boulot ou de pouvoir
faire un tour de 2000 m de deniv dans le même temps qu’une
boucle de 1000 m, ça se discute !
Qu’est-ce qui empêche d’envisager la même chose hors compet ?
C’est sûr, pour qqun tournant à 1000m/h en compet, il a plus de chance de tourner à 700 ou 800m/h selon la trace faite ou non,… Mais quel est le problème ? Si on veut faire du dénivellé le plus vite possible, le plus rentable est le vélo (sur route).
Je n’arrive pas à être satisfait d’une performance en compet de ski de rando: j’aime la montagne entre autre pour l’autonomie qu’il faut y mettre en pratique, le plaisir procuré par l’adaptation permanente aux éléments extérieurs (terrain, neige, météo) et intérieur (besoins biologiques essentiellement !). La joie de découvrir des conditions proches de ses propres prévisions, ou au contraire s’étonner devant l’imprévu et chercher une explication, alimentant l’expérience pour une prochaine fois…
Et on me vend la promesse d’une bonne journée en compet, alors que je peux presque connaitre où je serai et ce que je ferai à 15mn près 1 an ou 2 (pour la PDG
à l’avance, dans un cadre ou tout est décidé à ma place avant même que j’envisage d’y participer…
Ah c’est sûr, de ne pas avoir à réfléchir sur les conditions et de ne pas avoir à faire la trace me permettent de gagner du temps et d’aller plus vite… Et ? Ben… rien. Ah si, je sais que je peux faire 2000m en 3h AR. Ah mais ça je le savais plus ou moins lors des entrainements, où j’ai pu faire 2000m en 3h30 AR. J’ai quand même gagner 30mn, et oh ! Bon, j’ai passé 45mn à attendre le départ, mais faut pas le dire, tu te rends compte, 30mn, je vais pouvoir en faire plein de choses ! Par exemple, il fait beau, la montagne est belle, je pourrais rester 30mn à l’admirer depuis un sommet. Ouais mais là, je suis déjà revenu en bas dans un parking, bon, pas d’ma faute… Mais j’aime bien la montagne, sisisi j’te jure, c’est juste qu’il faut que j’y passe le plus vite possible, car le but n’est pas de passer un bon moment en montagne, c’est de passer un bon moment sur le podium, car ceux qui passe le moins de temps en montagne sont applaudis, et il ne faut pas décevoir la foule en prenant son temps en s’arrêtant 30mn pour regarder le paysage…
Avec du recul, j’ai l’impression que toute cette organisation, cettte asceptisation et cette règle m’imposant de passer le moins de temps en montagne sont une protection contre la montagne, car en réalité j’en ai peur…
Je précise que je ne fait pas de compet, à part 2 expériences il y a longtemps, que je ne suis pas contre les compets, et ma description est évidemment exagérée. Je participerai peut être épisodiquement à certaines, mais faudrait quand même passer les barrages horaires 
Mais qu’on ne vienne pas dire qu’on trouve plus facilement en compet certaines valeurs autres que celles de la performance.
Ce qu’on trouve en compet n’est pas mauvais en soi. Mais on peut le trouver aussi bien sans la compet, et surtout sans ses contraintes ! Car je serai toujours mort de rire lorsqu’on me raconte les déboire d’un compétiteur. Comme à la Croix de Chamrousse cette année, où certains sont venus du bout de la Haute Savoie et de plus loin encore, pour attendre 2h… que la course soit annulée
(avec raison).
Ben ouais, c’était une journée de grosse peuf à risque 4 sous la neige, je suis allé faire avec un pote un itinéraire de grosse peuf à risque 4, nous étions seuls, on a pris le temps qu’il fallait pour tracer dans 60cm, mais je n’ai pas été déçu par cette journée: je voulais allé en montagne, je suis allé en montagne… Et personne ne prendra cette décision à ma place.