Le Loup en France

L’exode rurale, la baisse du nombre de brebis … impactent déjà « massivement » l’ouverture des paysages.

Par chez moi, cad des collines du Bas-Dauphiné, bons nombres de sentiers se referment « naturellement » par manque de fréquentation et d’entretien, Tout simplement il y a de moins en moins de monde dans la nature, hormis qlqs rares points de fixations.
Ce n’est guère mieux en montagne. C’est vide, de plus en plus, hormis dans la communication, sur les réseaux et quelques rares points de fixations instagrammable. Sur le post d’à coté, certains pleurent de la sur fréquentation … en revenant du Gand Cap et de la Contamine à l’aiguille du Midi. :slight_smile:

J’ai bien connu des grandes forêts denses sans fin : Vosges et surtout les Appalaches. C’est chiant à mourir en terme de paysage : c’est tout pareil sur des centaines, milliers de km. La biodiversité y très probablement similaire : tout pareil sur des milliers de km.

Il faut faire la distinction entre un sentier qui est juste une voie de communication, et un paysage complet.
Le dernier va mettre beaucoup plus de temps à se refermer, surtout au sens visuel et en altitude.
Mais en effet près des villages, ça peut poser assez rapidement un problème d’entretien à assurer si les brebis ou chèvres ne le font plus.
Encore que, @jp13, tu m’avais dit que tu devais débroussailler avant que le berger n’installe les brebis, non ?

Ca doit pas être les mêmes Vosges que celles que je connais. Parce qu’elles ne font pas des centaines de kilomètres, que n’importe où dans le massif on n’est jamais à plus de 3km d’une route ou d’une habitation, et qu’elles sont quadrillées de sentiers bien entretenus et balisés. C’est pas vraiment ce qu’on pourrait appeler une forêt dense et sans fin et, bien que je n’y sois pas allée, je doute que ça puisse se comparer aux forêts américaines.

Tu as raison. La main de l’homme a tout de même ouvert les paysages dans les Vosges. Les Appalaches sont effectivement bien pires en terme de pauvreté dans la diversité des paysages, notamment parce que l’homme ne s’y est que peu implanté, et depuis pas trop longtemps.

Si on perd un écosystème, on perd toutes les espèces qui y étaient associées et ne peuvent pas vivre ailleurs. Beaucoup d’espèces végétales ne peuvent pas vivre sous un couvert d’arbres ou d’arbustes. C’est le cas de beaucoup de plante à fleurs annuelles ou bisanuelles. Toutes ces plantes qu’on appelle fleurs des champs, c’est pas dans les forets qu’on les trouve. Elles sont rares aussi dans les champs cultivés. Si ces fleurs disparaissent, tous les insectes butineurs disparaissent aussi, les abeilles sauvages, les papillons etc.

Oui enlever les ronces, et les arbustes epineux qui auraient pu blesser les agneaux. Mais le probleme est qu’il n’y a pas chaque annee des berbis dessus et suffisament longtemps. Si c’etait le cas, tout ca ne se developperait pas.

Parce qu’elles sont ailleurs ?

Ça dépend de beaucoup de facteurs. Les brebis savent être sélectives (et donc négliger ce qui ne leur plaît pas comme les genévriers, les rhododendrons, les genets ou même les ronces) quand elles ont le choix. Il faut donc qu’elles soient nombreuses et qu’elles aient faim pour vraiment impacter ces espèces végétales.

C’est généralement pas très bon pour leur productivité (laitière ou viande). Du coup, en réalité, la capacité des troupeaux à maintenir les milieux ouverts est rarement aussi bonne que ce nous vendent les syndicats agricoles. Le revenu de leurs adhérents, par contre, est bien lié à cet argumentaire agri-environnemental.

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Les chèvres le sont moins !

Oui, mais en réalité les pâturages ne vont pas disparaître totalement et être intégralement remplacés par des forêts à l’échelle de la région. C’est juste la proportion des deux écosystèmes qui va évoluer, et aucune espèce ne va disparaître.

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