L'artif : mode d'emploi ?

Posté en tant qu’invité par Charles:

Bon , voila, le mauvais temps sévissant dans la région, je me suis mis à l’abri sous des voies dures et surplombantes (voire même un toit) mais bien équipées (spits très rapprochés). J’ai donc essayé de les passer en artif (le 8a c’est pas encore mon truc)

Alors voila la façon avec laquelle j’ai procédé:

1- je place une dégaine dans le spit
2- je fixe un étrier avec son crochet fifi sur le mousqueton du haut de la dégaine
3- je me hisse sur l’étrier
4- je passe la corde dans le mousqueton du bas de la dégaine
5- je récupère ma vache de la dégaine précédente
6- Je la fixe sur le mousqueton supérieure de la dégaine située au dessus (à coté du crochet fifi de l’étrier sur lequel je suis suspendu)
7- Je récupère l’étrier situé sur la dégaine du dessous
8- Je monte au max sur l’étrier
9- Je reviens à la position du cas 1

Est ce que qqun pratiquant cette activité pourrait me confimer ma façon de faire.

D’autre part, j’ai tout de même pas mal tiré sur les bras. Je me suis bien rendu compte que je n’avais pas toujours la bonne position (pied sous les fesses par exemple) mais j’ai tout de même l’impression que c’est un minimum physique (et encore, je n’ai pas abordé le problème de l’équipement de la voie!) Me trompe-je

Bon en tout cas, on s’est tout de même bien marré et on a réussi quand même à les faire.

Posté en tant qu’invité par unCplusssssssss:

pour avoir essayé de l’artif équipé dans une demi longueur du toit des monchus, je confirme que c’est physique.

Posté en tant qu’invité par gr1peur_54:

ne t inquite pas comme je me suis dit on en c’est jamais c’est pour cela faut aprendre et aprendre

Posté en tant qu’invité par rossifur:

Salut Charles
Perso, j’ai fait un peu d’artif il y a qques années. J’ai appris ça en solo, en m’inspirant de lectures diverses et variées, et en analysant des photos principalement prises aux USA. Voilà ma méthode pour grimper dans du vertical, c’est au poil, mais les quelques essais faits en toit (Défilé d’Entreroche, Jure) montrent que ça marche bien aussi.
La corde est fixée en bas (à un arbre) ou au relais, et l’autre bout à ton baudard. Tu t’assures en déplaçant un point d’encordement intermédiaire entre ces deux bouts,le long du brin. Cet encordement intermédiaire, c’est un noeud de cabestan sur un mousqueton à vis type HMS, qui prend la boucle d’encordement sur ton baudard. Donc au fur et à mesure que tu montes, la longueur entre le relais du bas et ton HMS augmente, et la boucle de « rab » entre le HMS et l’encordement normal du baudard diminue. Tu mets une Daisy Chain sur le pontet du baudard pour te vacher (1 mousqueton tout au bout, et un autre dans la première boucle côté baudard)
Je te passe la pose des points, puisque ce qui à l’air de t’intéresser, c’est la séquence.
Une fois le point posé (piton), tu passes par l’oeil une boucle de cordelette 5mm genre Dynema ou Spectra, et tu fais une tête d’alouette sur l’oeil. Tu y mets un mousqueton (qui servira pour passer la corde), puis tu y quiffes l’étrier, que tu assures au bout de ta Daisy Chain (pour récupérer tout le bazard si ça pète au test. Tu passes sur l’étrier, et tu testes le piton en sautillant dessus. Ensuite, tu dévides dans le HMS une longueur de corde suffisante pour atteindre le haut de l’étrier, puis tu montes dessus. Arrivé en haut, tu te vaches en passant le mousqueton de la première boucle de la Daisy Chain (côté baudard) dans la boucle de cordelette sur le piton. Il faut avoir calibré la longueur de ton lot de boucles de cordelette pour pouvoir rester le plus haut possible sur l’étrier, encordement légèrement au dessus du piton, vaché sur la première boucle de la Daisy Chain.
Sinon, en vertical, avec un peu d’habitude, ce n’est pas très physique, ça vient vite (question de confiance pour ne pas être crispé, et placement des pieds pour l’équilibre). En surplomb évidement, ça tire en arrière. Il faut rester le plus possible SUSPENDU dans le baudard et ne pas essayer de tirer sur les bras qui comme en libre doivent rester le plus possible tendus. Ce qui tire le plus en fait c’est le gainage. Vivent les abdos !

Posté en tant qu’invité par tetof:

Tout est là :
http://escalade.camptocamp.com/categorie17.html

Petite précision, faire de l’artifs ne consiste pas à faire du tire clous sur des goujons de 10mm. :slight_smile: Pour faire de l’artifs, il faut placer ses points. :slight_smile: :slight_smile: :slight_smile:

Posté en tant qu’invité par Charles:

Cher Tetof,
Tout d’abord, merci pour ce lien que je vais étudier de près.
Pour ce qui est ta définition de l’escalade artificielle, je crains que tu ais tort. Est considérée comme escalade artificielle toute escalade où l’on fait usage de prises non naturelles. Il me semble que des spits de 10 (d’ailleurs c’était du 12 sur ce coup!) correspondent bien partie de cette définition. L’A0 correspond à du tire clou par exemple. Il n’y donc nul besoin de faire de l’A5 pour pouvoir se considérer comme un artificier.
Il me sembleen plus avoir mentionné dans mon post que je n’avais pas encore essayé de poser des points en artif et également conclu que ça ne devait pas être de la tarte.
Mais comme je suis modeste et prudent, et que je n’ai pas la science infuse comme certain (suivez mon regard…) je préfère commencer par le début, à savoir comment utiliser les 2 étriers dont je viens d’hériter de la part d’un ancien du CAF.
Voili voila

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Posté en tant qu’invité par rossifur:

Très bien répondu !
Charles, dans ta séquence, il vaut mieux te dévacher AVANT de monter sur l’étrier, car si tu arraches le point, tu tombes sur le point précédent par l’intermédiaire de la vache. C’est dangereux pour la tenue d’un piton moyen: ce doit être la corde qui arrête la chute.
Donc, tu fixes l’étrier, tu le vaches pour éviter de larguer le matos si ça pète, tu te dévaches du point où tu es, tu montes sur l’étrier, tu te revaches court dessus, et enfin, tu quiffes la corde.

Posté en tant qu’invité par tetof:

J’avais mis des :slight_smile: :slight_smile: :slight_smile:
Tu as bien évidement raison concernant la définition de l’artif.
Néanmoins, il faut remarquer que se tracter de goujons en goujons est surtout très très rébarbatifs et n’apporte pas grand chose en terme de technique et de gestion de la complexité de la progression en artif.
L’artifs devient interessant qu’en tu poses tes points.
Chaqu’un est bien évidement libre de démarrer comme il le souhaite. Mais je pense que pour se faire plaisir dans cette activité, il faut très vite poser ces points. Autrement, c’est vraiment trop « chiant » et d’un interet très limité.

Posté en tant qu’invité par Richard:

L’artif, même sur voies équipées béton (donc, A0 ou A1), c’est effectivement très physique, surtout si tu n’as pas la technique et le matos ad-hoc. Je m’entraîne actuellement pour aller faire le toit du Bournillon et le crâne creux, donc j’ai affiné ma technique et mon matos. Voici ce que je recommande:

  1. Grimper sur corde simple d’un bon diamètre, pas trop élastique (10,5 mm).
  2. Utiliser un très bon baudrier (j’utilise depuis peu un Navaho), et le compléter de sangles de torse, ce qui repose le dos quand tu pends dans un dévers.
  3. Comme on reste souvent longtemps dans les longueurs, j’utilise un petit sac à dos d’escalade (Millet 15 l avec porte-matos), dans lequel je mets une escarpolette composite, et le matos de réserve (pitons, marteau, spits, tamponnoir, cravates, moustifs,…). ET SURTOUT, un platypus de 2 litres, ce qui me permet de boire durant l’effort (sinon, crampes garanties).
  4. Pour les étriers, je les fixes avec un système de fifi et cordelette attachée sur les épaules du sac, et un moustif triangulaire Charlet (années 70), idéal comme poignée.
  5. Pour la longe, j’ai enfin découvert le système qui tue: une corde 9 mm de 2,5 à 3 mètres. Je la fixe au pontet (chez mon baudrier, en métal) avec un cabestan, en son milieu, ce qui donne deux brins d’égale longueur. Ensuite, je place une poulie mini-traxion sur chaque brin, et je termine avec un noeud de capucin pour empêcher la poulie de s’enlever, et pour servir de poignée. Avec ce système, c’est un jeu d’enfant de passer d’un point à l’autre en tirant sur le brin concerné. La poulie diminue fortement l’effort. J’ai essayé avec des ropemen, mais c’est nettement moins bien.
  6. Pour l’assurage, le grigri est très bien, car cela permet au second d’être plus relax.
  7. Il est impératif de prévoir des mousquetons qui peuvent facilement s’ouvris sous la charge, et qui permettent facilement de juxtaposer la corde plus un moustif. Donc, les moustifs ovales sont impeccables (j’ai acheté 20 moustifs simond ovales pour l’artif). J’utilise les moustifs par deux, mais si la configuration du terrain le permet, je n’en laisse qu’un en place. S’il faut, j’utilise des dégaines, mais pas systématiquement.

Avec ma méthode « optimisée », je vais deux fois plus vite qu’auparavant… Ce qui ne veut pas dire que je ne crève pas.

Posté en tant qu’invité par Charles:

Bon , merci tout le monde: voila de quoi m’instruire en matière d’artif (faut dire que j’ai tout à apprendre!) Je vais lire tout cela au calme, avec le matos à coté pour essayer de visualiser toutes les astuces dont vous m’avez fait part.
Pour l’instant je dois avouer que je ne suis pas encore près à placer mes points de progression vu dans quel état de délabrement physique j’ai terminé mes premières (toutes petites) longueurs d’artif: bras en compote, bleus partout sur l’intérieur des jambes à cause des étriers … Bref, autant vous dire que les parois surplombantes des Dolomites ne sont pas encore à l’ordre du jour pour mes prochaines vacances estivales. Je vous ferai part de mes progrès et de mes déconvenues (ça risque pas de manquer à mon avis!)
Bonnes ascensions à vous
Charles

giga déterrage de poste, deux minitraction en guise de longe, c’est pas le truc parfait pour se retrouver bloquer en devers? si je me trouve malencontreusement bloqué sur les deux en même temps, en position assé haute, ca doit être quasi imposible de réussir a en débloquer une

Et puis surtout ça fait cher pour une longe, en faisant le calcul, on arrive rapidement à 150 € avec des micro-traxion.
Ça doit aussi pouvoir marcher avec des ropeman (et c’est moins cher), mais comme tu l’as dit on a toujours le problème de ne pas pouvoir en débloquer une si on est trop bas.
P.S. ça doit aussi pouvoir marcher avec ça : https://www.petzl.com/INT/en/Sport/Lanyards/DUAL-CONNECT-ADJUST

Un R2D2 à 12€ et le tour est joué !!! :grin:

tiens, il ne font plus le modele avec 2 brins réglables.

Si : https://www.petzl.com/INT/fr/Sport/Sacs-et-accessoires/EVOLV-ADJUST Ca marche terriblement bien cette affaire d’ailleurs.

?

ou

ou en casque pour se protéger ?

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Excellent !!! Mais au cas où, le R2D2 est un bloqueur, type Adjust de Petzl, fabriqué en Russie. Il est vendu seul contrairement à l’Adjust… D’où l’avantage…
J’en ai deux depuis cet été et j’en suis super méga content, d’ailleurs j’aurais du en acheter davantage :rage:
Bidibidibidibidi…:grin:

Tu as un lien où on le voit ?

ici : https://krok.biz/takelazh-i-siz-ot-padeniya/regulyator-dliny-stropa-r2d2

Par contre je vois que le prix est passé à 25$ en 2018 !!! …Victime de son succès :laughing:
Bon c’est pour le coup que j’aurais du en acheter plusieurs l’été dernier…merde… :rage::cry:

Merci :slight_smile: