Lancer des pierres c est pas cool

Posté en tant qu’invité par boris:

Et c’est comme ça que le fort grimpeur décida de grimper en dévers…

Posté en tant qu’invité par J.Marc:

1865, vous vous souvenez ? Ils étaient 7 au sommet du Cervin, pour la première fois, et parmi eux, le grand Whymper. Quelques centaines de mètres en dessous, Carrel et les siens, montés versant italien… mais battus !

Et que firent nos vainqueurs ? Il jetèrent des pierres sur les loosers…

Histoire de relativiser l’idée que nous sommes aujourd’hui victimes de la « mauvaise éducation »…

Posté en tant qu’invité par Oimper:

J.Marc a écrit:

1865, vous vous souvenez ? Ils étaient 7 au sommet du Cervin,
pour la première fois, et parmi eux, le grand Whymper. Quelques
centaines de mètres en dessous, Carrel et les siens, montés
versant italien… mais battus !

Et que firent nos vainqueurs ? Il jetèrent des pierres sur les
loosers…

Histoire de relativiser l’idée que nous sommes aujourd’hui
victimes de la « mauvaise éducation »…

Je ne suis pas d’accord, ils ont certes lancés des pierres, mais uniquement pour signaler qu’ils étaient en haut les premiers. Quand on lit les mémoires de Whymper ou les différents ouvrages d’histoire de l’alpinisme on ne voit nulle part ni intention de viser les gens de la cordée de Carrel, encore moins de les blesser. Il n’est d’ailleurs pas dit que les pierres soient parties dans leur direction.
Enfin il me semble que comparer le civisme et l’éducation des gens de cette époque avec la notre cela revient à comparer l’équipement d’alpinisme de l’époque avec celui que nous connaissons aujourd’hui.

Posté en tant qu’invité par J.Marc:

Oimper a écrit:

Je ne suis pas d’accord, ils ont certes lancés des pierres,
mais uniquement pour signaler qu’ils étaient en haut les
premiers. Quand on lit les mémoires de Whymper ou les
différents ouvrages d’histoire de l’alpinisme on ne voit nulle
part ni intention de viser les gens de la cordée de Carrel,
encore moins de les blesser. Il n’est d’ailleurs pas dit que
les pierres soient parties dans leur direction.
Enfin il me semble que comparer le civisme et l’éducation des
gens de cette époque avec la notre cela revient à comparer
l’équipement d’alpinisme de l’époque avec celui que nous
connaissons aujourd’hui.

Certes, je veux bien croire qu’ils n’ont pas cherché à blesser la cordée de Carrel. Mais le geste est symbolique, et dénote pour moi beaucoup de mépris !

Quand au civisme… je ne compare pas, je voulais juse dire que notre époque n’a pas le monopole de l’incivisme…

Posté en tant qu’invité par Oimper:

Certes, je veux bien croire qu’ils n’ont pas cherché à blesser
la cordée de Carrel. Mais le geste est symbolique, et dénote
pour moi beaucoup de mépris !

Quand au civisme… je ne compare pas, je voulais juse dire que
notre époque n’a pas le monopole de l’incivisme…

Je ne pense pas qu’il s’agisse de mépris. Je fais encore appel à ce qu’on pu écrire les historiens de l’alpinisme et je me permet de citer ci-dessous un extrait de l’excellent livre de Roger Frison-Roche et Sylvain Jouty : Histoire de l’Alpinisme

« Le sommet du Cervin est double, une crète de neige relie la cime suisse à la cime italienne, légèrement en contrebas. Whymper songe tout à coup à J.A Carrel, à Giordano, et il court sur la crète vierge de tout pas humain. Alors sur l’épaule en contrebas, il aperçoit ceux qui furent ses adversaires ou ses compagnons de lutte, mais qu’il aime et admire ; on crie, on agite la veste de Croz en guise de drapeau, on fait rouler des pierres et, là-bas, les autres voient et comprennent. »

Il faut aussi savoir que cette ascension dramatique n’est que la fin d’une importante série de tentatives et que sur certaines d’entre elles, Whymper et Carrel furent associé.

Posté en tant qu’invité par xavier:

Meuh non !

Balancer des pierres ( dans la face, pas sur l’arête ! ) avait pour but de faire connaître leur victoire.

D’ailleurs on balançait des pierres dans le couloir de Gaube, dans les Pyrénées, à cette époque, juste pour s’amuser du bruit… personne ne pouvait se trouver dessous, de toute manière !

Posté en tant qu’invité par J.Marc:

xavier a écrit:

Meuh non !

Balancer des pierres ( dans la face, pas sur l’arête ! ) avait
pour but de faire connaître leur victoire.

« faire connaître »… je dirait plus vulgairement « narguer » leurs concurrents… La conquête des sommets, c’était une compétition avec ses règles, certes, mais sans pitié !

D’ailleurs on balançait des pierres dans le couloir de Gaube,
dans les Pyrénées, à cette époque, juste pour s’amuser du
bruit… personne ne pouvait se trouver dessous, de toute
manière !

« juste pour s’amuser du bruit »

C’est exactement ce que les enfants de disent quand ils lancent des caillous du haut d’une falaise…

« personne ne pouvait se trouver dessous »

Pas même un isard ?

On croit toujours qu’il n’y a personne dessous…

NB : j’ai déjà plusieurs fois été bombardé de cailloux en grimpant. Une fois les gamins ont fuit, sûrement très penauds ; pas facile de s’excuser, pas facile de s’avouer qu’on vient de faire un connerie qui pourrait même être mortelle… je pense qu’ils ont eu tout simplement peur de leur grosse grosse bêtise. Je ne suis pas sûr que ce soit de l’incivisme… Comme quoi tout n’est pas si simple.

Posté en tant qu’invité par J.Marc:

Oimper a écrit:

Je ne pense pas qu’il s’agisse de mépris. Je fais encore appel
à ce qu’on pu écrire les historiens de l’alpinisme et je me
permet de citer ci-dessous un extrait de l’excellent livre de
Roger Frison-Roche et Sylvain Jouty : Histoire de l’Alpinisme

« Le sommet du Cervin est double, une crète de neige relie la
cime suisse à la cime italienne, légèrement en contrebas.
Whymper songe tout à coup à J.A Carrel, à Giordano, et il court
sur la crète vierge de tout pas humain. Alors sur l’épaule en
contrebas, il aperçoit ceux qui furent ses adversaires ou ses
compagnons de lutte, mais qu’il aime et admire ; on crie, on
agite la veste de Croz en guise de drapeau, on fait rouler des
pierres et, là-bas, les autres voient et comprennent. »

Frison-Roche est un bon romancier… et ce passage sent l’imagination à plein nez !

Alliances et désalliances, la conquête des sommets n’a jamais été donnée comme le meilleur exemple d’amitié montagnarde… On l’a vu plus récemment avec Bonatti au K2.

Pourquoi je parle de mépris ? Mais parce qu’il est le corollaire de toute compétition ! Et je n’aime pas la compétition à cause de ça… La satisfaction de faire mieux que le concurrent, la joie de le voir perdre, je ne comprends pas. Et ce que j’adore en montagne ou en escalade, c’est qu’il est toujours possible de se faire plaisir uniquement en se battant contre soi-même.

Posté en tant qu’invité par mirabelle:

J.Marc a écrit:

Pourquoi je parle de mépris ? Mais parce qu’il est le
corollaire de toute compétition ! Et je n’aime pas la
compétition à cause de ça… La satisfaction de faire mieux que
le concurrent, la joie de le voir perdre, je ne comprends pas.
Et ce que j’adore en montagne ou en escalade, c’est qu’il est
toujours possible de se faire plaisir uniquement en se battant
contre soi-même.

COMME C’EST BIEN DIT !!! Je suis 100% d’accord avec toi…

Posté en tant qu’invité par stefan:

J.Marc a écrit:

La satisfaction de faire mieux que
le concurrent, la joie de le voir perdre

ça ne va pas forcement de pair… Je ne prends pas mon pied a voir perdre mon concurrent, justement parce qu’il m’est arrivé de perdre.
Par contre, il a le droit de me payer l’apero!

S

Posté en tant qu’invité par J.Marc:

stefan a écrit:

Par contre, il a le droit de me payer l’apero!

Finalement je vais peut-être me mettre à la compet :wink:

Posté en tant qu’invité par robert:

N’y aurait-il pas une certaine forme de mépris pour les autres, dans ce propos…les autres ne seraient-ils pas suffisament « bon » ?

Posté en tant qu’invité par J.Marc:

robert a écrit:

N’y aurait-il pas une certaine forme de mépris pour les autres,
dans ce propos…les autres ne seraient-ils pas suffisament
« bon » ?

Ce n’est en tout cas pas ce que je voulais dire… Pour avoir pratiqué la compet, ado, dans d’autres sports, j’ai constaté que ça me rendait agressif, que je me mettais à détester l’adversaire… Et pareil pour mes camarades. Et les entraîneurs trouvaient ça bien, gage de réussite. Alors j’ai arrêté.

Je ne juge pas les autres, mais je crois que la compétition les rend - à ce moment là seulement bien sûr - agressifs voire méprisants.

Posté en tant qu’invité par Interloc:

Ce n’est en tout cas pas ce que je voulais dire… Pour avoir pratiqué la compet, ado, dans d’autres sports, j’ai constaté que ça me rendait >agressif, que je me mettais à détester l’adversaire… Et pareil pour mes camarades. Et les entraîneurs trouvaient ça bien, gage de réussite. Alors >j’ai arrêté.

Je ne juge pas les autres, mais je crois que la compétition les rend - à ce moment là seulement bien sûr - agressifs voire méprisants.

Moi aussi j’ai pratiqué des sports en compet et on ne m’a jamais inculquer de telles valeurs !!!
Quel sport pratiquais-tu pour developper une telle mentalité ???

Posté en tant qu’invité par baghirati:

Pour avoir pratiqué la compet, ado, dans d’autres sports, j’ai constaté que ça me rendait agressif, que je me mettais à détester l’adversaire…

c’est sur qu’avec ton physique il y avait de quoi l’avoir mauvaise …

Posté en tant qu’invité par J.Marc:

baghirati a écrit:

c’est sur qu’avec ton physique il y avait de quoi l’avoir mauvaise …

Pourtant j’ai été jeune et beau… (soupir…)

Posté en tant qu’invité par J.Marc:

Interloc a écrit:

Moi aussi j’ai pratiqué des sports en compet et on ne m’a
jamais inculquer de telles valeurs !!!
Quel sport pratiquais-tu pour developper une telle mentalité
???

Foot (argh… j’ai honte !) puis judo… et oui, le sport par excellence où l’on cultive le respect de l’adversaire… Mais il y a la théorie d’un côté, et l’intérêt des clubs ou de l’entraîneur de l’autre.

Bon, je caricature, et parfois ça se passe très bien… quoique : mes filles ont longtemps fait du hand dans un club très respectueux de l’« autre ». Mais ce sont les parents qui se sont alors plaint à l’entraîneur de ne pas apprendre l’agressivité aux joueuses… parce qu’en face, c’était quasi systématique… L’ambiance a changé, et mes filles ont abandonné.