Posté en tant qu’invité par Sans le sou:
Sans vouloir relancer le débat sur les refuges, je précise :
Lorsque j’ai fait ma réservation pour le refuge, j’ai précisé que nous ne prendrions pas la demi pension. Si le gardien m’avait dit que la demi pension était obligatoire - ce qui n’était pas le cas - je n’y serais pas allé. Cela arrive de tremps à autre, en particulier dans certains gites ou la demi pension est obligatoire.
Effectivement, j’ai été aigri d’être accueilli comme un malpropre juste parce que nous n’avions pas les moyens de prendre la demi pension ( 120 francs suisse pour une nuit à 2 tout de même). Pour moi, Payer sa nuité et disposer d’un coin de table libre pour manger ne me parait pas devoir être assimilé à une injure pour le gardien. Bout de table que bien entendu j’aurais nettoyé.
Ce qui ne m’était jamais arrivé auparavant, alors que je fréquentais assidûment la montagne en refuges, et aussi en bivouac, et sans jamais prendre la demi pension au refuge.
Alors quand je lis ici que l’accueil à cette cabane était exceptionnel, je confirme qu’il avait été exceptionnellement mauvais pour moi.
Quant à mon prétendu comportement, il avait été comme partout ailleurs. Ma mère m’a bien élevée : je dis bonjour, je ramassse mes déchets en montagne comme ailleurs. Je ramasse même ceux des autres. Je suis poli et n’hausse pas la voix.
Bref, le comportement du gardien n’était pas lié à mon supposé mauvais comportement, mais au fait que je ne payais pas la demi pension à l’époque.
Cela étant, j’ai bien entendu payé ma nuit. Ca manque peut être de savoir vivre, mais bon.
A préciser aussi que généralement, je n’avais pas les moyens de prendre la demi pension, mais prenait des consommations. Si je n’en ai pas prises ici, c’est uniquement en raison de l’accueil glacial que j’y ai reçu.
Enfin, la remarque sur le cimetière, c’est une allusion manifestement mal comprise à Keynes - dont on redécouvre la pensée en cette période de crise économique - qui détestait les rentiers et disait que le but du rentier, c’est d’être le plus riche du cimetière.
Pour conclure, à mon avis ce type de comportement d’un gardien de refuge ne se justifie pas, et est un mauvais calcul. J’ai pas mal fréquenté la montagne sans trop de moyens financiers pendant 5 ans, et la fréquente assidûment avec un bon salaire depuis 15 ans. J’ai plaisir à retourner dans des refuges où j’ai reçu un bon accueil, et y prends maintenant que j’en ai les moyens, la demi pension.
Donc même avec une approche purement mercantile, un gardien de refuge devrait se dire qu’un « boujour » ou un sourrire est un investissement sur l’avenir. Investissement qui ne lui coûte rien.
Bonne retraitre M. le gardien. En espérant que vos successeurs seront plus aimables que vous ne l’aviez été.