Posté en tant qu’invité par lionel:
Avant de s’exprimer sur n’importe quel sujet, il est opportun d’essayer d’appréhender les différentes composantes de celui-ci.
Alors Matthieu avant de tirer des conclusions hatives et fausses, de grâce, renseignez-vous.
Je suis pyréneen, amateur de montagne (pratique du pyrénéisme…) et professionnel de la montagne en activité (Accompagnateur moyenne montagne).
Je cotoie au quotidien ces formidables terres pyrénéennes avec leurs diversités.
Ici depuis des centaines d’années, l’éleveur à contribué à favoriser la biodiversité floristique et faunistique par l’entretien de l’espace; ici depuis des milliers d’années les ours ont trouvé des refuges à la colonisation massive et anarchique des espaces.
Depuis ce dernier siècle, la population d’ours brun décroit inexorable par le cannibalisme de l’homme qui colonise sans cesse des espaces vitaux pour la grande faune. 300 ours autochtones en 1930, 30 en 1973, 3 aujourd’hui., disparition totale du Bouquetin en 2000…
Qqs raisons: Les dérangements déraisonnés par la création de pistes forestières, avec débardage par énormes camions, alors que des techniques type par cable sont possibles; autorisation de chasse en battue sur les territoires aux ours (rachitique en l’occurrence) alors qu’une interdiction de celle-ci serait indispensable pour la tranquilité de l’espèce; Les espaces chassables ne sont-ils pas suffisament vastes par ailleurs?
N’oublions pas la traque sur l’animal et le braconnage.
On assiste aussi à une modification radicale des méthodes d’élevages. Aujourd’hui, la majorité des éleveurs de race à viande laisse leurs troupeaux seul sur l’estive (alpage) entre juin et septembre avec visite de celui-ci au mieux une fois la semaine.
CONSEQUENCES: les maladies, les accidents naturels, les prédations par les chiens errants se multiplient. On laisse vêler les vaches, agnéler les brebis ou pouliner les juments en pleine montagne alors que ces animaux sont a surveiller en ces pèriodes de mise bas.
Tout cela pour se faciliter le travail et minimiser des contraintes inhérentes et inéluctables au métier. Pour seul rappel, il y a qqs années le berger qui vouait une véritable affection à ses bêtes et à son métier restait sur les estives au quotidien pour assurer soins et protection (en compagnie de ses patous) au troupeau. Il assumait son métier avec ses contraintes.
Pour terminer, un troupeau à l’estive c’est 3 % de perte dans le cheptel par maladies, aléas climatiques, et attaques par les chiens errants.Ajoutons les prédations par l’ours et le taux monte à 3.08%.
Alors de grace ne faisons pas de l’ours le bouc emissaire qu’il ne peutt être et donnons nous les moyens de cohabiter inteligemment avec la faune sauvage sous peine de nous déshumaniser davantage.
IL NOUS EST IMPOSSIBLE DE LE REGARDER DISPARAITRE SANS NOUS INTERROGER QUANT A LA SURVIE DE NOTRE PROPRE ESPECE SUR LA TERRE.
Lionel