Posté en tant qu’invité par cisco:
COMMUNIQUE DE PRESSE
Alexandre CHABOT : Le Bleu passe au Rouge
Depuis le mois de juillet dernier, la fédération française de la montagne et de l’escalade a signé en pleine saison sportive des accords de partenariat avec une société de grande distribution de produits et matériels sportifs.
Et Alexandre CHABOT le meilleur compétiteur de l’Equipe de France d’Escalade (premier au classement français, premier au classement européen, troisième au classement mondial permanent et vainqueur des deux dernières étapes de Coupe du Monde) est évincé pour l’étape de Shanghai !!!
Un conflit l’oppose actuellement à la Fédération. Celui-ci tient d’une part, à la volonté de ladite FFME d’imposer à l’équipe de France de nouvelles tenues officielles revêtues des marques d’un nouveau sponsor, DECATHLON pour sa marque QUECHUA et d’autre part, à l’emploi de mesures de rétorsion parfaitement illégales à l’encontre du dernier des sportifs à n’avoir pas cédé à l’ordre de la Fédération de signer une convention.
Aucune évolution positive et objective de moyen de communication et de finance supplémentaire n’a été obtenue par l’équipe de France d’escalade depuis cette nouveauté. Aucune réponse et transparence aux questions posées à propos des intérêts directs ou indirects de représenter cette importante société, pour le bien matériel d’une veste et d’un tee-shirt publicitaire par sportif n’a été fondé.
Pour arriver à ses fins, la FFME est prête à tout et interdit ses sportifs de podiums tant qu’ils n’ont pas signé, c’est le cas pour Alexandre CHABOT.
Il semblerait également que la FFME ait pris elle-même l’initiative d’apposer le logo d’un partenaire, dont le contrat a été signé, en pleine saison sportive 2005, unilatéralement entre le Président Fédéral, le Directeur technique national et la société Décathlon, sans en aviser son comité directeur, ses sportifs, sans se soucier de la réglementation internationale et en instituant une certaine dictature quant à la signature d’une convention avec ses sportifs de haut niveau évoluant en équipes de France, leur imposant sous la contrainte le port du logo « Quechua ». Et ce en ayant recours au plus inacceptable des moyens : l’interdiction d’accès aux compétitions tant que le sportif n’a pas acquiescé.
Une réunion au CNOSF en conciliation a permis à Alexandre CHABOT d’être sélectionné pour l’étape espagnole de Marbella, sous certaines conditions qui ont été plus que respectées par l’intéressé.
Le même scénario de non sélection se renouvela pour l’étape chinoise. La FFME, manifestement consciente de l’absence de toute norme à caractère obligatoire (statuts, règlements sportifs, contrats privés) a donc refusé d’inscrire Alexandre CHABOT à l’épreuve de Shanghai, ceci pour exercer la pression nécessaire à sa signature sur la convention de droit privé par laquelle il s’obligerait pour l’avenir à revêtir la nouvelle tenue dite « officielle », à savoir celle conçue par la Fédération, avec les marques commerciales.
Alexandre refusant toujours de signer cette convention a bien évidemment été évincé de l’équipe de France sur l’étape chinoise. Qu’en sera-t-il pour l’étape française de Valence et les autres ?
A ce jour, 19 octobre, la FFME refuse encore de confirmer la sélection d’Alexandre CHABOT pour cette étape de Valence.
Il faut bien préciser que le litige qui oppose le jeune CHABOT à la FFME ne concerne ni le port de la tenue officielle de l’Equipe de France, ni davantage le port de cette dernière telle que définie par les règlements internationaux (cela fait des années qu’il les porte !), mais exclusivement son refus de signer une convention par laquelle il s’obligerait dorénavant à porter les marques commerciales du ou des sponsors imposés par la FFME.
On suppose que l’explication de ce comportement aberrant tient à ce que la FFME s’est portée fort des compétiteurs vis-à-vis de DECATHLON, sans les consulter au préalable et…
Ce n’est pas une nouveauté dans le milieu sportif, on continue à être plus que surpris du fait, surtout lorsque la FFME met en ligne sur son site internet un article relatant la récente signature du ministère qui lui confie pour quatre ans les délégations escalade, canyon, ski de montagne et raquettes à neige. Il faut souligner que la FFME évince sciemment le meilleur compétiteur français de la coupe du monde, sans aucune raison d’ordre sportif, mais pour le contraindre à signer une convention de droit privé. La FFME n’a bien sûr aucun pouvoir hiérarchique sur les membres des équipes de France, elle s’est affranchie de toute règle pour mieux détourner le pouvoir qu’elle détient de la délégation.
En l’état, le comportement de la FFME est radicalement indigne de la parcelle de puissance publique qu’elle exerce en vertu de la délégation.
Ce comportement antisportif est totalement inacceptable et ne demeure pas très éloigné d’un délit répréhensible de niveau pénal.
Il est bon de rappeler que les sportifs classés « haut niveau » sont placés sous la protection des pouvoirs publics en contrepartie des sacrifices qu’ils consentent aux valeurs nationales et au monde sportif.
Dans la mesure où la FFME néglige ce qui précède, les portes des tribunaux s’ouvrent pour elle, à l’horizon. Belle entrée en matière, à l’aube de l’éventuelle fusion FFME / FFCAM, pour de la pub, on ne pouvait pas mieux faire ! Affaire à suivre…
Dominique et Alexandre CHABOT
D’après l’article paru sur www.pofroad.com du 19 octobre 2005