Posté en tant qu’invité par claudio:
très raisonnable, ça, de découper le fantasme en tranches de « possibles » à plus ou moins long terme.
Bon, puisque la traversée de la Meije est déjà revenue trois fois (je m’attendais à davantage - peut-être n’est-elle donc plus un fantasme, mais un beau souvenir pour beaucoup, alors…), je vais faire comme Pierre-Olivier. Y aller par étapes. Lui, au fond de sa quête, il y a BonnePierre, moi pour l’instant c’est la Meije. Une fois à l’Aigle, j’aurai peut-être d’autres idées, d’autres fixettes (Miage-Bionnassay-Blanc-Midi, c’est pas mal en effet ; la Brenva, aussi…). Mais je ne pense pas qu’elles me tarauderont quinze ans durant, comme l’a fait la Meije depuis que je l’ai vue (mes jambes n’ont cessé de trembler - complainte de l’amoureux transi). La Brenva, si belle soit-elle, je peux la regarder de loin, la vie me paraît digne d’être vécue sans que je la gravisse. La Meije, non. J’en suis transi, je l’attends, je veux la « connaître », comme on disait autrefois…
Mais inaccessible il n’y a pas si longtemps (ou alors je ne mesurais pas la difficulté - genre « AD, ma foi, c’est comme l’arête des Cosmiques, en plus long… »), je commence à entrevoir les étapes qui jalonnent le chemin vers elle : il y aura donc Midi-Plan, l’aiguille d’Argentière, l’arête Forbes au Chardonnet, l’Olan, la Grande Casse…
Alors, je pose la question. Ceux qui l’ont faite après l’avoir longtemps rêvée, cette traversée, dites-moi, quand on en est qu’à de petites courses AD en haute-montagne en autonomie, à votre avis, pour envisager de monter au Promontoire en se disant « ça y est, je suis prêt » (évidemment, être bien accompagné, c’est indispensable - j’ai un excellent compagnon de course, mais c’est pour l’instant moi qui passe en tête), quelle fut votre « plan », quelle cour lui fîtes-vous ?
merci de vos réponses, et que ceux qui ont d’autres fantasmes continuent de poster leurs messages, on en apprend de belles.
claudio