J'ai peur en ski

Posté en tant qu'invité par vanille fraise:

je demande une certaine écoute et une certaine compréhension

Voila , il y a 10 ans j'ai bloqué en voulant redémmarer le ski de piste apres 3 ans d'arret , je me suis retrouvé bloqué dans la tete au sommet d'une piste rouge . J'avais un peu surestimé la piste pour redemmarer et la imposssible de redescendre en ski ,1/2 h a gamberger dans la tete au sommet et pour finalement redecendre par le télé siege .

Bref mtn, 10 ans plus tard, jamais remis les skis a cause de ce blocage psycologique et je languis de vouloir me remettre au ski de piste , pour faire du ski de rando ensuite .
J'ai cette peur de m'élancer dans la pente avec le sentiment de ne pas pouvoir m'arreter .
je suis jaloux de voir les skieurs de rando s'éclater comme cela en montagne .
Le vide me fais pas peur , je suis un bon grimpeur mais en ski je peut pas !

A chaque fois que j'ai voulu me forcer a aller skier sur pistes, je me suis toujours trouvé des excuses bidons pour ne pas y aller ; ca coute trop cher ou pas le temps

Alors comment faire pour perdre cette peur et retrouver confiance sur les skis ?

Fais du ski de fond!

Posté en tant qu'invité par Coktail:

Puisque le blocage n'a pas l'air du à une mauvaise chute, je dirai qu'il faut te réhabituer à la pente...

reprendre avec de la bleue bien large ou ton cerveau sait qu'il ne peut rien t'arriver..
Quitte à la refaire 10x pour retrouver tes sensations de glisse ds un premier temps
et augmenter ensuite la pente et la sensation de vide avec des pistes plus étroites..

Maintenant, une journée à l'ESF serait peut etre tout aussi profitable

Et si les mauvaises excuses devenaient un bon prétexte? :rolleyes:

Tu prends un cours particulier, en expliquant bien ton problème, en n'hésitant pas à en rajouter histoire d'être sûr qu'on te refile un moniteur pédago. En général, on te demandera de payer au moment de la réservation. Une fois que ce seras fait, tu vas donc te retrouver coincé et être obligé d'y aller. Et une fois là-bas, je ne doute pas que ça ira beaucoup mieux.
Si tu as peur de ne pas pouvoir t'arrêter, le moniteur va évidemment te faire des exercices pour vérifier ton niveau et ce point fondamental en particulier. Soit c'est vraiment le cas et il faut te taper une semaine de cours pour remettre le tout à niveau, soit c'est dans ta tête (as-tueu un carton? vu quelqu'un en avoir?) et à force de te prouver par les faits que tu contrôles ça va bien finir par remonter dans ta tête, non? :wink:

Je ferai deux petites remarques en plus par rapport à des choses que tu suggères dans ton message.

D'abord, en ski de rando comme en piste, hormis une minorité de bons skieurs il faut bien voir que les gens skient mal (je m'inclus dedans évidemment). Rares sont les gens que tu voient capables d'avoir de l'allure et de la maîtrise en "toutes neiges" (surtout quand tu les as toutes alternées dans une même descente).

Ensuite, et c'est bienheureux, on peut "s'éclater en montagne" en ayant donc un niveau modeste. Sinon que feraient la grande majorité des randonneurs? Et on peut même sauver intelligemment les apparences et le plaisir personnel, en apprenant à bien choisir les orientations des courses, les horaires, qui permettront d'avoir la neige facile à skier, et en choisissant des pentes dans lesquelles on se sent bien. Ce n'est pas la peine d'aller se mettre taquer dans une pente qui te fait flipper. C'est pas parce que c'est raide que c'est mieux. Tout dépend de ce que aimes et de ce que tu peux faire. Des petites pentes douces en neige transformée, ça devrait pouvoir le faire, non?

Bon courage !

Faut reprendre tout doucement, sur du vert et du bleu et il n'y a pas de raison qu'au bout de quelques séances tu n'ais pas envie d'aller faire une rouge sans appréhension particulière. Au pire tu descends en dérapage.

Posté en tant qu'invité par Moi:

J'étais un peu comme toi. Je skiais un peu quand j'étais petite, même si je n'ai jamais dépassé le niveau piste bleue. Pour des raisons familiales, je ne suis plus retournée au ski jusqu'à l'année dernière, à 15 ans.
Chalet avec des amis... Ils m'ont fait prendre le télésiège, sachant que je ne savais pas skier, et arrivée en haut m'ont fait comprendre que pour redescendre j'avais le choix entre rouges et noires. Bon, évidemment, gros stress, crise de panique sur la rouge, même s'ils m'aidaient, restaient avec moi et m'expliquaient les techniques. Bon, sur le coup, je me suis sentie assez trahie, en plus je tombais et déchaussais tout le temps, j'étais terrifiée, mais comme c'était des amis je m'efforçais de ravaler mes larmes et de les suivre. Bon, c'est pas la technique la plus soft, et je ne la recommande pas forcément, mais je dois dire qu'à la fin des deux semaines je descendais les rouges à une bonne vitesse, avec les autres, et que je me faisais vraiment plaisir.
Tout ça pour dire que parfois, même si on a vraiment peur, il faut juste se lancer. De toute manière, quand on tombe une, deux, trois, quinze fois, on se rend compte que c'est pas si terrible que ça.
Là je repars à La Thuile, où les pistes sont assez raides, et avec de très bons skieurs, donc je pense que je vais plutôt prendre un prof au début histoire de m'y remettre en douceur cette fois. J'ai toujours un peu peur, mais au moins j'ose, et je sais skier. :slight_smile:

  • va y très progressivement sur des pistes faciles, c'est une grosse erreur d'attaquer dans du rouge ou pire et de faire n'importe quoi pour tourner dans une pente trop forte pour sa technique
  • la vitesse est l'amie de la skieuse, (refrain familiale à usage de ma douce). C'est en allant au ralenti que tu te feras mal. Si tu vas vite tu roule sur toi-même et tu te relèves, une chute en chasse neige au ralenti c'est une rupture de ligament croisé garantie.
  • la vitesse est l'amie de la skieuse. C'est avec de la vitesse que tu pourras facilement manoeuvrer pour tourner, freiner, ou tout simplement faire une flexion extension. Au ralenti tu resteras collée à la piste sans pouvoir rien faire, sauf tomber.
  • pour apprendre à aller vite, le plus simple est de te lancer droit dans une pente ... qui se relève de l'autre coté, pour que ralentissement et arrêt soient naturels. Ensuite tu travaille les arrêts braquage (flexion, extension, tourner les skis à 90° en l'air et les reposer sur les carres en travers de la trajectoire, s'équilibrer avec le bâton) pour être sûr de t'arrêter instantanément à volonté quelle que soit ta vitesse.

Remonter dans la pente peut aussi se faire latéralement en poursuivant naturellement ton virage, cela revient au même qu'une pente qui remonte en face de soi (merci G Joubert). La pente latéral te freine et te permet de contrôler ta vitesse aussi bien et même mieux qu'une pente en face, car elle est toujours à ta disposition.
Pour virer, il n'y a qu'à laisser vivre le ski aval en le laissant glisser un peu vers le bas puis le tourner avec la cheville pour que sa courbure le fasse changer de direction. Attention à bien garder le buste face à la pente ("angulation") sans le laisser tourner avec les skis, pour ne pas tomber sur le cul emporté par l'épaule amont, surtout avec un sac !

Du moment que tu sais te freiner en remontant dans la pente, tu peux soigner tes virages en prenant un peu plus de vitesse. Tout virage comporte nécessairement une phase de glisse face à la pente, ne fût-ce qu'un mètre, pour acquérir l'énergie cinétique pour pouvoir tourner facilement ensuite, car il faut vaincre la résistance de la neige. Si tu as besoin de lever un ski en sortie de virage, c'est que tu as tourné trop sec sans temps de glisse face à la pente suffisant.

Le chasse-neige est une technique de haut niveau, qui en principe n'est plus enseignée dans les ESF depuis au moins quarante ans. N'y penses pas, sauf pour manoeuvrer un traineau !!! Ne pas le confondre avec le stem, où l'on garde les skis à plat au lieu de les mettre sur la carre comme en chasse neige. Le stem cool en appuyant bien sur le bâton intérieur et en marquant bien les transfert de poids d'un ski sur l'autre permet de passer pratiquement partout dans n'importe quelle neige, surtout combiné avec le contrôle de la vitesse par la remontée latérale dans la pente, elle même contrôlée par l'angulation.

Quand tu en sera là, tu découvriras qu'il est plus facile de tourner en pente raide que sur le plat !!!

100% d'accord!

Eh ben, ça doit être une solide ta douce!
Qu'est-ce qu'il faut pas entendre... C'est vrai que la vitesse facilite un peu certains virages, par contre de skier vite parce que l'on skie mal c'est le chemin le plus rapide vers l'hôpital! Je fais du chasse-neige (enfin du stem pour être précis, même si 99% des élèves font une sorte d'entre-deux) à longueur de journée avec des gens de tous les âges et j'ai jamais eu de blessures chez un de mes clients!

C'est vrai qu'il y a plus de ligaments pétés à basse vitesse, mais de un la basse vitesse est inévitable (après le démarrage et avant l'arrêt) et de deux j'imagine pas le nombre de collisions sur les pistes si les gens appliquaient ta méthode!

tourner les skis à 90° en l'air et les reposer sur les carres en travers de la trajectoire?!?!
Elle doit vraiment être solide ta chérie! même en skiant 150 jours par hiver je suis pas sûr d'arriver à faire ça et rester debout ensuite, quant à l'aide des bâtons dans un cas comme ça, mmmhhhh les poignets!!

Euh :rolleyes:
Il n'y a qu'en virage-court qu'on garde les épaules face à la pente, pour tous les autres virages les épaules sont tournées dans la même direction que les skis (co-rotation).

Enfin bref je m'arrête là...
Désolé Freenours d'avoir démonté ton message (qui est motivé par de très bonnes intentions!) mais si qq applique vraiment ce que tu dis, il est dans la catégorie "en-sursis" :wink:

Posté en tant qu'invité par Carduelis carduelis:

j'aime bien les conseils deux ans après le message initial :smiley:

pas vu le point de départ, j'ai juste répondu suite à l'apparition du dernier message (d'aujourd'hui) par "messages non lus"
pis ça m'a fait une bonne révision de mon vieux Georges Joubert, jadis entraineur du GUC et de quelques champions de jadis, et auteurs de quelques ouvrages pour skieurs autodidactes dans mon genre ...
l'arrêt braquage est un classique, lpeut-être oublié aujourd'hui, le freinage corps en arrière absorbe l'énergie, le bâton (à planter au delà des skis) ne sert qu'à éviter de passer par dessus les skis lors de l'arrêt

autrement de mon expérience d'encadrant en ski de rando et familial, il vaut mieux apprendre aux gens à contrôler leur vitesse en remontant dans la pente que par freinage, car le freinage déséquilibre et fatigue beaucoup plus.

Quand à ma douce, elle a laissé ses croisés de chaque genou en chasse neige en neige molle alors que je ne la surveillais pas ! Mes copains médecins de stations sont eux aussi très conscients des méfaits de la basse vitesse, et je maintien (bon c'est vrai que dans mon cas perso j'ai eu une éducation de joueur de rugby et de parachutiste) qu'il vaut mieux tomber et rouler que se crascher sur place, ça m'a plus d'une fois sauvé les os, en vélo comme en parapente !

!!!!! Freenours, il faut rapidement te remettre au goût du jour!

Définition officielle du test Flocon
Enchaînement de 7 à 8 virages chasse-neige avec retour des skis parallèles sur un parcours matérialisé adapté.
Trace directe élémentaire en travers de la pente sur une trajectoire plus ou moins rectiligne.
Test d’équilibre en glissement face à la pente (par petits sauts, d’un pied sur l’autre, petite bosse…) sur pente faible.

Euh... si je puis me permettre... c'est quoi une "trace directe ... en travers de la pente" ?

Je connais une trace directe, une trace en traversée... mais une trace directe en travers, je ne vois pas.

:lol: , il faut voir avec l'ESF!
Perso j'ai jamais eu mon flocon...

C'est rigolo ce sujet. J'ai 34 ans et pour la première fois cet hiver j'ai mis mes pieds sur des skis débutants. J'ai flippé sur la verte. J'ai fait la bise à tous les sapins de la descente. Le problème étant que dès que ça va vite, je panique.
3 possibilités s'offrent à moi:
- mercredis après- midi au club piou-piou (non)
- quelques cours particuliers à l'ESF faudra l'envisager
- beaucoup de ski de fond et c'est ce que je fais juste pour m'habituer à glisser. Toujours la même piste. Et me laisser aller dans la descente.
Donc: tu crois pas si bien dire "crève spammeur" :slight_smile:

Je préfère quand même aller grimper :rolleyes:

certes, mais dans le manuel ESF officiel, trouve moi les références du cours au cours duquel on enseigne le chasse neige "pur et dur". Pas le "chasse-neige glissé", parce que le "chasse-neige glissé" c'est l'appellation officielle du stem :wink:
ceci dit, c'est des souvenirs de G Joubert, qui savait quand même de quoi il causait !

Quand on ira skier ensemble, tu verras

Certes, les fondamentaux n'ont pas tous évolué, mais quand même, G. Joubert c'était en 60, non? Depuis, le ski (apprentissage et matèriel) a quelque peu changé ?! :slight_smile:

Ben pour qqun qui ne sait pas skier, le problème est toujours le même. Ca a changé pour les niveaux supérieurs, et encore, ce sont juste des variantes.
Avec le cours de Joubert, si on a déjà les muscles, on peut apprendre à skier parallèle en une semaine (mais pas rapidement ni dans des terrains difficiles).

bonjour
quand on a peur, franchement, c'est pas drôle !!! il n'y a plus de plaisir....

Pour ma part, j'ai trouvé ce dont j'avais besoin avec un prof de Courchevel,Thias Balmain. Il a écrit un livre (la glisse intérieure, ed Souffle d'or) et fait des stages. Retrouver les sensations justes, sans le filtre du mental, utiliser son corps avec un minimum d'effort en respectant les lois physiques de la pente et des skis... rien de sorcier, mais extraordinaire résultat !
D'ailleurs il y a 2 stages dans les Portes du Soleil : 9-10 mars, et 12-13 mars... ( région Chatel- Morgins)

c'est sûr qu'un livre ne résoud pas les problèmes, mais montre qu'il y a des solutions.
:cool:
bon ski

Posté en tant qu'invité par Michel2:

Comme la bonne neige et le soleil sont de nouveau là, je voulais vous faire un retour sur ce que je viens de découvrir.

Je pratique le ski de rando depuis 35 ans avec le même engouement, en alternant balades tranquilles et raids glaciaires. En descente et en l'absence de réelle technique, mon ski était plutôt physique (et épuisant !) Mais bon, j'avais pas le choix. Je me trouvais des excuses quand je voyais les autres skieurs aborder la descente avec le sourire jusqu'aux oreilles !
Les quelques cours pris n'ont pas changé grand chose.

Dernièrement j'ai eu l'occasion de participer à un stage de 2 jours de glisse intérieure avec Thias BALMAIN ( voir post ci-dessus). J'en avais juste entendu parler vaguement avant d'essayer.

Le résultat fut un vrai changement pour moi : j'ai vraiment découvert d'autres sensations, de la fluidité et de la sérénité quelque soit la neige. Une sorte de cocktail de technique, d'harmonie et de découvertes de sensations.
Je conseille ce type de stage à celles ou ceux qui veulent simplement être à l'aise sur leurs planches ou découvrir une glisse plaisir.

Michel2
PS : je n'ai aucune action mais je peux vous en parler 06.32.46.12.12.