Héliski : saine colère

Posté en tant qu’invité par daniel:

D’une heure à l’autre,je prends connaissance des réactions que suscite les provocations satifaites du dit « Migloo ».
Laurent,François,« Groumf »,Catherine,Alex,je vous écoute,et vous me faîtes plaisir : vous me condamnez avec bonheur à me taire, c’est dire le pouvoir de vos convictions !
A vous et à toutes celles et ceux qui vous emboîteront la plume,merci.En silence.

Posté en tant qu’invité par catherine:

Migloo, c’est un coquin, il fait un peu exprès je crois d’en rajouter, et il a parfois un humour corosif !
Mais il n’est pas si vilain : il nous a déjà expliqué qu’il essayait de ne pas trop déranger avec son p’tit avion.

C’est vrai que personne n’est parfait, on abîme les pelouses alpines avec nos grosses chaussures, on pollue avec nos voitures, et on fait peur aux animaux (pas tous) en se baladant dans la montagne …
mais on essaie d’abîmer le moins possible, de ne pas prendre les raccourcis (sauf en ski de rando à la montée pour certains), d’éviter d’abîmer les végétaux, sauf les arcosses mais il parait que c’est pas grave ils repoussent très bien, et de donner des carottes aux marmottes plutôt que des biscuits au chocolat…
au fait, elles sont sorties dans pas mal de coins ces p’tites mères, ça siffle et gambade de partout !
vive le printemps :slight_smile:

Posté en tant qu’invité par nico:

Ouais elles sont sorties les marmottes!
J’en ai vue une mardi midi près de Pralognan!!!

Posté en tant qu’invité par migloo:

On se calme …
Soyons clair, je hais les déposes en hélico (ils m’ont suffisamment fait ch… au Ruitor)

Quant à ma « provocation », les réactions sont instructives:

La plupart d’entre nous (moi compris) ne voulons pas rencontrer d’hélicos en rando parce qu’ils nous dérangent.

La justification de l’interdit ne serait donc pas la Protection de la Montagne, mais la Protection du confort des randonneurs, ce qui n’est pas tout à fait la même chose.
Car, en ce qui concerne l’intégrité du site, de la flore et de la faune, je ne vois pas quel est l’impact de l’hélico, alors que je vois très bien celui de nous autres randonneurs (même quand on fait attention par où on passe).

Le seul moyen écologique d’aller en haute montagne ne serait-il pas justement la voie aérienne?

Par exemple, dans les grands espaces déserts où il n’y a personne (Kamtchatka, Rocheuses Canadiennes, Svalbard …) je ne vois vraiment pas d’autre raison que la jalousie d’interdire l’héliski à ceux qui en ont les moyens et le goût (ce qui n’est pas mon cas).

Posté en tant qu’invité par YaYa:

ouai mais faut pas donner a manger à c’est petites bêtes même des carottes…non…et apres elle créves car elle sont trop nourrie…non…vilaine…sinon j’ai pas tous suivis mais j’aime pas l’héliski la montagne sa se merite…

Posté en tant qu’invité par nico:

Et pour le bruit???
Tu ne penses pas que c’est une pollution???

Posté en tant qu’invité par Chti nain:

miam-miam, c’est bon les mamottes…

Posté en tant qu’invité par Francois:

Un peu gras…
Attention, Chti nain, de ne pas devenir Gros nain…

Posté en tant qu’invité par migloo:

nico a écrit:

Et pour le bruit??? Tu ne penses pas que c'est une pollution???

Une gêne, oui, une pollution, non.

Les gaz d’échappement contribuent à polluer l’atmosphère, la neige puis le réseau hydrographique et la chaîne alimentaire.

Mais le bruit, quand c’est fini ça ne laisse pas de trace (sauf sur le forum).

Donc ça pollue Skirando.com et MW (prurit) mais pas la montagne.

Ah si! il paraît que les pélicans refusent de nicher là où il y a du bruit (ça doit être vrai, parce que je n’en ai jamais vu dans les Alpes).
<Sérieux>
Blague à part, un (vrai) spécialiste pourrait-il me dire si les aéronefs ont un impact sur les rapaces?
Je sais déjà qu’ils n’en ont pas sur les quadrupèdes.
</Sérieux>

Posté en tant qu’invité par Laurent:

Blague à part, un (vrai) spécialiste pourrait-il me dire si les >aéronefs ont un impact sur les rapaces?
Je sais déjà qu’ils n’en ont pas sur les quadrupèdes.
</Sérieux>

j’ai du mal a demeler ce qui tient de la blague et du serieux chez toi… serieux! je ne blague pas…

Posté en tant qu’invité par Jean-Marie:

Je ne suis pas un expert, loin de là mais il me semble tout de même que la faune est particulièrement fragile en hiver. Le bruit effraie les animaux et les conduit à fuir, ce qui les fatigue au moment même où leurs ressoureces énergétiques sont au plus bas. Il me semble que même le parapente est interdit dans certaines zones : leur seul ombre suffit à terroriser les proies potentielles qui croient à un rapace.

Si un expert peut confirmer (ou infirmer) et donner plus de détails…

Posté en tant qu’invité par migloo:

Jean-Marie a écrit:

Je ne suis pas un expert, loin de là mais il me semble tout
de même que la faune est particulièrement fragile en hiver.
Le bruit effraie les animaux et les conduit à fuir, ce qui
les fatigue au moment même où leurs ressoureces énergétiques
sont au plus bas. Il me semble que même le parapente est
interdit dans certaines zones : leur seul ombre suffit à
terroriser les proies potentielles qui croient à un rapace.

En effet, ce que j’ai souvent lu, et parfois constaté moi-même, c’est que les animaux terrestres ont peur des piétons bien sûr, mais aussi des parapentes et des planeurs, justement parce qu’ils ne les entendent pas approcher.

Un aéronef motorisé ne crée des réactions de fuite que lorsqu’il fonce sur l’animal ou lorsqu’il le surprend par exemple derrière une crête.

Ce n’est pas le bruit en soi mais la perception d’une menace qui fait fuir et épuise.

En ce qui concerne l’effet du bruit proprement dit sur la nidation des rapaces, je ne sais pas et j’aimerais savoir (il y a des affirmations contradictoires sur le sujet)

Posté en tant qu’invité par Cyril de l’Oisans:

Dis, gloo/2, on dit (et on écrit) « nidification ».
En l’absence de toute preuve de dérangement, on applique le sacro-saint principe dit « de précaution ». On sait pas et on veut pas prendre le risque alors on dit non pour éviter de faire des conneries. Y’a pas d’étude vraiment complète à ce sujet mais plusieurs éléments de réponse qui vont dans le même sens. Un dont je me souvienne :
L’année dernière, dans les Pyrénées, une aire de gypaète régulièrement suivie (tous les jours en période de repro) a été abandonnée par le couple suite à des rotations d’hélico à proximité. A cause du bruit ?
Concernant les gypaètes, il existe un arrêté interdisant d’approcher à moins de 700 mètres d’une aire.
Faut dire que 2002 a été la meilleure année depuis que le gypaète se reproduit à nouveau dans les Alpes avec 5 jeunes dont 4 à l’envol.
Et cette grosse bête ne pourra se reproduire qu’à partir de l’age de 7 ans…
Et le survol des Parcs nationaux est interdit à moins de 1000 mètres (à la verticale comme à l’horizontale).

Posté en tant qu’invité par migloo:

Cyril de l’Oisans a écrit:

Dis, gloo/2, on dit (et on écrit) « nidification ».

Pan sur le bec! la nidation c’est pour les mammifères.

L’année dernière, dans les Pyrénées, une aire de gypaète
régulièrement suivie (tous les jours en période de repro) a
été abandonnée par le couple suite à des rotations d’hélico à
proximité. A cause du bruit ?

A quelle distance et combien de fois?
Merci pour ce début de réponse.

Concernant les gypaètes, il existe un arrêté interdisant
d’approcher à moins de 700 mètres d’une aire.
Faut dire que 2002 a été la meilleure année depuis que le
gypaète se reproduit à nouveau dans les Alpes avec 5 jeunes
dont 4 à l’envol.

S’il y en a en dehors des Parcs, il serait utile de faire publier la position par le SIA (Sce de l’Information Aéronautique) pour éviter toute approche.

Et le survol des Parcs nationaux est interdit à moins de 1000
mètres (à la verticale comme à l’horizontale).

Tous les pilotes le savent, et les seuls aéronefs qui s’y aventurent sont les hélicos de sauvetage et ceux qui approvisionnent les refuges du CAF -)

Posté en tant qu’invité par Michel C:

Je suis pas spécialiste sur les rapaces mais je sais que les montgolfières (qui sont des aeronefs beaucoup plus polluant et bruyant que ce que les gens imagines) peuvent provoquer des mouvements de panique dans les élevages (vaches, chevaux, cochons). Ca peut même provoquer la mort de cochons par crise cardiaques (c’est des animaux très peureux et fragiles du coeur). A priori, c’est du aux ultrasons engendrés par les brûleurs.

Je connais plusieurs personnes qui se sont fait attaquer par des rapaces en deltaplane (d’après eux c’est très désagréable). On peut donc supposer qu’ils n’aiment pas voir des intrus dans leur ciel…

Posté en tant qu’invité par Michel C:

Qu’en est-il des planeurs et parapentes ? Je croyais que c’était interdit aussi dans les parcs nationaux et pourtant on en voit beaucoup.

Posté en tant qu’invité par eric:

A propos du confort des randonneurs: c’est bien possible, mais c’est deja une tres bonne raison: si tous les gens qui ont les moyens de se payer des deposes en helico avaient le droit de le faire, ce seait infernal, et meme si les aigles parvenaient a s’y habituer, je serai quand meme contre.

Posté en tant qu’invité par Gilles P:

Je ne pensais pas qu’il était nécessaire de répéter cela ici, parce que ca devrait être évident pour tout le monde, me semble-t-il : le bruit n’est qu’un aspect très secondaire du problème des déposes en hélicos, et les helicos seraient-ils parfaitement silencieux que nous continuerions à nous opposer aux deposes avec la même énergie!

De manière générale, (on peut le dire aussi pour les motos vertes, 4x4 et quad) la principale nuisance des engins mécanisés est d’ordre SYMBOLIQUE et n’est pas liée directement au bruit : ils violent un espace où l’on vient rechercher le contraire de ce qu’ils représentent. Chacun peut attacher une valeur différente à l’effort physique minimal qui est nécessaire pour accéder à la montagne sauvage, et l’effort n’est pas un but en soi. Il ne s’agit pas de réserver a priori la montagne à une catégorie de personnes, au contraire : toute personne en bonne santé peut en général faire cet effort, pour autant qu’elle le veuille bien. On constate simplement que la limitation d’accès minimale qui est essentielle à la préservation des qualités propres, à la fois écologiques et symboliques, de cet espace, se fait ainsi de la manière la plus équitable, et la plus conforme à la convivialité que l’on vient y rechercher. Rendre possible un accès mécanisé, quel qu’il soit, revient simplement à privilégier une autre forme de limitation, par l’argent. Le partage de l’espace entre les zones d’accès mécanisé et d’activités commerciales d’une part, les zones sauvages d’activités libres d’autre part, est déjà largement en faveur des premières . MW demande simplement le respect d’un équilibre minimal.
Toute brèche ouverte dans l’interdiction des déposes héliportées romprait gravement ce précaire équilibre, en élargissant le domain ouvert à la commercialisation généralisée de la montagne

Ce que chacun de nous ressent en débouchant sur un sommet, et que les amateurs de dépose ne comprendront jamais, c’est que les choses qui ont vraiment de la valeur dans la vie ne s’achètent pas. Préservons la posibilité de vivre cela!

Posté en tant qu’invité par nico:

Oh là là!!!
OH LA LA!!!
Une vraie prose comme on en fait pour la pub… ;o)
Sincèrement, après lecture de cette lettre, si je n’étais pas déjà conquit par la rando, je crois que j’aurais chaussé les ski…
Encore des adeptes à l’héliski sur ce sujet???

Posté en tant qu’invité par bouclettes:

que tout cela est bien dis. Il me semble que dans cette sociéte où le pouvoir et l’argent prenent bientrop de place, il serais fort innocent de penser que la bonté humaine seule puisse permettre de concerver des valeure morales et éthiques. Le fait de conserver un minimum d’espace sauvage et de liberté, entre autre en montagne et comme la nature a ses limites, je préfère que le critère discriminant soit l’amour de la montagne et les efforts que l’on est prêt à consentir que la taille du porte monaie !!