Guide nul

Posté en tant qu’invité par mat:

salut,

J’en ai vu un dans une Via Ferrata.

Je n’aime pas trop le concept des Via Ferrata, car il y a souvent trop de monde, mais c’est une bonne détente après une grosse escalade la veille.
Toujours est-il que je me suis retrouvé dans la Via Ferrata de Méribel/Courchevel. Je rattrape rapidemment un groupe. Une famille d’anglais avec un type devant. Je pense que c’est un guide à première vue, ce que me confirme son écusson un peu plus tard. Le problème, c’est que l’orage est très proche, et que moi je trace car j’ai pas envie de prendre un coup sur la gueule. Déjà je ne comprends pas pourquoi le guide à engager son groupe dans le premier sommet (paroi vertical et déversante de 100m sur échelon) alors que le risque d’orage est important et évident depuis au moins 2h. Pour ma part je me suis engagée dans la Via très tardivement, conscient du risque, et bien décidé à la faire en courant.
Derrière le groupe, je suis bloqué, ils n’avancent pas, ils restent sur place. J’interpelle 2 fois le guide pour lui demander de s’arrêter à peine 20 secondes histoire que je les dépasse sans m’accrocher au câble (du reste le passage est très peu exposé, mais impossible de passer à deux). Le gars m’ignore. Je discute avec l’anglais de l’orage menaçant, il n’avait même pas remarqué. Ou plutôt, le guide ne l’avait même pas informé! Grave. Au bout de 5 minutes de progression, le client anglais demande au guide de me laisser passer. Je double. Lorsque je passe le guide, j’ai droit à la remarque suivante: « Tu veux aller au feu, et ben vas-y ». Je comprends 50m plus loin qu’il évoquait la foudre ce c… là. Trop tard pour lui dire ce que je pense. Je passe le deuxième sommet et j’enchaîne direct la descente. J’entends alors des hurlements plus bas. Je pense à des gens qui ont chuté. Je speede. Je rejoint alors 2 personnes à l’abri sous un énorme bloc, arrêtés. « Qu’est-ce qui vous arrive, c’est vous qui avaient… » A ce moment là un bruit assourdissant nous parvient: des pierres, voire des rochers passent au-dessus de nous. Impressionnant. Je comprends leurs cris. J’entends alors des voix plus haut. Je regarde, et je voie le guide et ses clients qui descendent au pif entre les deux sommets. Le risque de chute pour eux (encordés) est très important. Ils nous mettent grandement en danger. Je crie au guide de stopper net et de nous laisser passer avant qu’on se fasse tuer. Le gars me rétorque: « Fallait pas doubler! ». L’enfoiré, il est en dehors de l’itinéraire!! Au bout de 10 minutes on a pu passer.
Ce gars est un véritable c…, irresponsable: il a mis en danger la vie de ces clients et la nôtre.
Comment un guide peut-il être aussi nul sur un itinéraire aussi facile et peu engagé qu’une Via Ferrata (ceci dit celle-ci sort à 2700, mais bon…)?

Ce guide faisait partie de la compagnie des guides de Méribel/Courchevel. Apparemment il est à l’image de la compagnie. Je me renseigne le lendemain pour un renseignement sur une voie d’escalade nouvellement équipée: personne ne la faite, aucune info possible. C’est dingue, je rêve!!! Des vrais nuls les mecs! Ils font de la montagne des fois ou quoi? Comment ils ont eu le diplôme?

a+
mat

Posté en tant qu’invité par Pierre:

Connais tu la différence entre Dieu et un guide?

Ben, Dieu ,il se prend pas pour un guide!

Pierre

Posté en tant qu’invité par Romain:

:wink:

tu veux te prendre tous les guidos sur la gueule toi ou bien ?

Posté en tant qu’invité par mat:

Non, mais je suis étonné par les différences qui existent entre les compagnies.
J’ai été enchanté de discuter avec des guides du bureau d’Aussois par exemple, pour leur sympathie, leur grande compétence, et leur capacité à se mettre à mon niveau. J’ai rencontré des hommes passionnés par leur boulot et qui en redemandent.
Par contre, au bureau que je cite plus haut, je les ai semble-t-il dérangé par des questions « escalade », alors qu’ils brassaient l’argent des sorties canyoning, Via Ferrata, et autres sentiers découverte. Je ne dénigre pas ces 3 activités, je dis seulement avoir été très mal accueilli. Et je m’étonne que leur travail se réduise à ça.

Ce que je voudrais comprendre donc, c’est si le diplôme de guide dépend de la compagnie, ou s’il est unique en France.

Mais pas de polémique pour autant. Si certains se sentent affectés c’est qu’ils n’aiment pas leur boulot, donc je veux bien l’échanger avec le mien! :wink:

a+
mat

Posté en tant qu’invité par Un Guide …:

Mdr ! :smiley:

Posté en tant qu’invité par Un Guide …:

Certains disent qu’il y a des cons en proportion égale dans tout les milieux et dans toutes les professions … Les guides sont ni plus ni moins représentatifs de la population. Par contre, loin de moi de juger un collègue dans l’exercice de sa profession ! Il faudrait avoir été à tes côtés pour comprendre son comportement. Il y a surement une raison : l’as-tu speedé en essayant de doubler ? Ne pouvais-tu pas voir qu’il allait te montrer l’échapatoire ? …

alors des voix plus haut. Je regarde, et je voie le guide et
ses clients qui descendent au pif entre les deux sommets. Le

Là il y a de l’interprétation … « au pif » => je ne crois vraiment pas que cela soit du pif ! :wink:

Pour les pierres, n’y avait-il pas moyen d’attendre plus loin, plus haut ou de passer rapidement ?

Enfin, il est toujours intéressant de faire remonter ces infos au SNGM, même sans le nom du guide. Les personnes concernées sont Gilbert (g.guirkinger à sngm.com ) et Claude (c.rey à sngm.com).

Posté en tant qu’invité par François:

La profession a bien évolué je crois et pas toujours dans la bonne direction.
A leur décharge, la clientèle n’est pas toujours « top »
Voici une petite anecdote qui m’est arrivé sur l’arête des cosmiques début septembre il y a 2 ans.
Pour situé l’ambiance; au lendemain d’une chute de neige par grand beau avec seulement 6 cordées sur l’itinéraire.( conditions idylliques)
Avant dernière longueur un guide nous rattrape, ne pouvant doubler à cet endroit, il me suit tout en grognant. Au relai, tout en faisant monter ses deux clients de concert, il essai de téléphoner?, n’y arrivant pas sa mauvaise humeur ne faisait qu’augmenter.
J’avais déja remarqué plus bas quelqu’un téléphoner, mais ne me doutait pas de qui.
Je lui adressai la parole (gentiment du moins je le croyais)en lui adressant un bonjours ça va, aujourdhui c’est splendide etc…
Aucune réponse,visiblement il faisait la gueule et avait l’air de franchement s’emmerder.
C’est alors que je lui demandai; vos clients n’ont pas l’air facile, est-ce souvent le cas, dans ses conditions il y a des fois où vous devez vous faire un peu ch…
Que n’ai-je pas dit,
en retour j’ai pris une volée de bois vert " t’es stressé, ta femme accouche ou quoi" j’en passe et des meilleurs.
Mon camarade de cordée étant un peu moins rapide, il a pris la précaution de laisser partir avant lui les deux clients.
Ceux-ci tractés par le guide arrivèrent au relai complètement épuisés et hors d’halène,ne pouvant placer un mot.
A peine arrivé, le guide est raparti ( sans même avoir vaché ses clients, ni leur expliquer quoi que se soit sur les maneuvres de corde les placements et la façon de grimper!)
Arriver à la terrasse de l’aiguille sur leurs talons, la fille à peine avoir franchi la barrière crachais ses poumons aux yeux des photographes japonnais, le guidos lui a demandé son appareil photo, a photographié ses deux clients sur fond de Mont Blanc du tacul, il a plié sa corde les a engouffré dans la benne et hop en bas.
Tout cela sans un mot, sans une explication des sommets et du pannorama ce jour là exeptionnel.
Je pense que celui-ci se reconnaîtra, il ne fait pas honneur à la profession.
Heureusement j’en connais d’autre qui ont une autre éthique et une autre envergure, mais j’ai le sentiment qu’il fondent à la même vitesse que les glacier cette année.

Posté en tant qu’invité par benoit:

on voit bien là la limite de devoir vivre de la montagne toute l’année. quelques guides sont super, mais un certain nombre deviennent aigris et désabusés à force de faire des courses classiques alors qu’ils ont choisi ce boulot pour faire de la montagne à ‹ haut niveau ›… mais ca n’a rien à voir en fait. D’ou l’interêt d’avoir un autre boulot et de faire de temps en temps le guide mais en gardant une notion de plaisir.
Ceci dit, loin de Chamonix et des grands centres touristiques la situation s’améliore…

Benoit

Posté en tant qu’invité par Tom:

Je partage tout a fait ce point de vue : je comprends que les guides en aient ras le bol des touristes qui se croient en pays conquis et de faire les memes courses des dizaines de fois.

Perso, depuis pas mal d’annees, je fais des courses avec le meme guide en augmentant a chaque fois le niveau de difficultes et je pense pas tomber dans les travers des « touristes » (desole pour ce peche d’orgueil).
Et bien la, ce qui me frappe, c’est qu’a chaque fois que je demande a mon guide s’il peut pas faire un petit geste (dans la mesure ou les tarifs sont quand meme tres eleves) de maniere a ce que je puisse faire encore plus de courses avec lui (un peu comme une espece de carte de fidelite), il ne veut rien entendre.

Bref, d’un cote des guides qui ralent contre les norias de touristes et de l’autre des guides qui ne font rien (ou pas grand chose …) pour fideliser leurs clients qui eux sont des fans de montagnes sur des courses plus techniques … Cherchez l’erreur …

Posté en tant qu’invité par Francois:

« Je partage tout a fait ce point de vue : je comprends que les guides en
aient ras le bol des touristes qui se croient en pays conquis et de
faire les memes courses des dizaines de fois. »

Eh bien moi, pas du tout.
Si on choisit ce métier, on sait à quoi on s’expose ou on devrait le savoir. Si on ne veut pas emmener des gens en montagne (Tous les gens qui le demandent et pas seulement les bons avec qui on n’aura pas de problème), il ne faut pas choisir ce métier.
Et je pense que des guides avec un tel comportement, il ne faut pas hésiter à les remettre à leur place. Gentiment mais fermement.
D’ailleurs, ce pb n’est pas spécifique aux guides. On a un peu le même genre de comportement chez les médecins, par exemple, qui vous traitent par dessous la jambe sous prétexte qu’ils ont « la connaissance ».

Posté en tant qu’invité par rapha:

       D'acord avec toi François cependant il ne faut pas perdre l'évolution du client. Un guide me signalait à juste titre qu'il programmait il y 10 ans 50 belles courses par saisons et que ces dernieres années les clients veulent du prêt à consommer. Ils sont tous partisants du moindre effort, d'ailleurs si vous enlevez à un guide les activités du type cayon, via-ferrata etc... Il ne lui reste plus grand chose pour vivre à la fin de la saison. De plus les clients sont devenus très exigents pour eux un programme ou un itinéraire sont non modifiable ils ont payé pour ça et veulent en avoir pour leur argent.

Posté en tant qu’invité par Francois:

" De plus les clients sont devenus très exigents pour
eux un programme ou un itinéraire sont non modifiable ils ont payé pour
ça et veulent en avoir pour leur argent."

Alors là, on est en plein dans la problématique (comme on dit maintenant)! La montagne devient un « produit » qu’il faut vendre et qui doit rapporter. J’ai payé, j’ai droit. Je veux ma descente en canyon.

  • Mais il y a trop de courant, c’est dangereux…
  • M’en fous, démerdez-vous, c’est vous le guide, j’ai payé!

Posté en tant qu’invité par mat:

Là il y a de l’interprétation … « au pif » => je ne crois >vraiment pas que cela soit du pif ! :wink:

Effectivement, c’était l’échappatoire, qu’ils doivent utiliser au cas où. Mais à mon humble avis, il n’aurait pas dû s’engager dans la montée vue les risques tangibles d’orages, quitte à rembourser après les clients qui ont payé chacun la somme rondelette de 60 euros. A ce tarif (avec 5 personnes), on ne se plaint pas et on peut rester sympathique même si on s’emmerde et qu’on voudrait faire une course prestigieuse…

Et puis comme dit François, je crois, on choisit ce métier pour emmener les gens en montagne, quel que soit leur niveau. On reconnaît alors le professionnel à sa capacité à s’adapter à chacun.
Je comprends sûrement son manque t’enthousiasme, mais c’est pas parce qu’on fait une Via qu’on doit être traité comme des blaireaux qui comptent pas et qui n’y connaissent rien.

a+
mat

Posté en tant qu’invité par mat:

Des deux côtés c’est embêtant.
Effectivement, si t’as payé, vu les tarifs, t’as quand même envie de faire quelquechose, parce qu’il n’est jamais question de remboursement, ce que je trouve intolérable: on ne paye pas un service non rendu; et les arguments comme, « le guide s’est déplacé », « le guide aurait pu faire une autre course », c’est n’importe quoi…

Posté en tant qu’invité par Francois:

Alors si on pousse le raisonnement, qu’est-ce qu’ils font, les guides (ou les syndicats d’initiative ou les communes etc…). Pour ne pas se faire engueuler, pour que les clients puissent faire leur canyon (ou leur voie, ou leur via ferrata) et qu’ils en aient pour leur argent, qu’ils soient contents et qu’ils reviennent l’année prochaine, eh bien, ils équipent. Ils équipent pour pouvoir faire qq soient les circonstances, ils équipent pour ne pas avoir de surprises, pour ne pas avoir à renoncer etc…

Posté en tant qu’invité par Mic’hel:

Des deux côtés c’est embêtant.
Effectivement, si t’as payé, vu les tarifs, t’as quand même
envie de faire quelquechose, parce qu’il n’est jamais
question de remboursement, ce que je trouve intolérable: on
ne paye pas un service non rendu; et les arguments comme, « le
guide s’est déplacé », « le guide aurait pu faire une autre
course », c’est n’importe quoi…

j’ai pas fait souvent appel à des guides mais j’ai jamais eu ce pb. Pt’etre que je suis chanceux. Mais il est clair que si la course n’est pas faite du tout, y’a rien a lui payer du tout. Là où ç’est flou (il faut en discuter avec lui/elle avant), c’est quand la course est faite « a moitié » (du genre on est arrivé au dome du gouter mais on a pas fait le mont-blanc a cause de l’orage).
En fait, la parade me semble assez simple: si un guide refuse de te parler d’eventuel remboursement, tu lui proposes de ne le payer qu’après la course. S’il veut pas, tu en trouves un autre, c’est pas ça qui manque.

Posté en tant qu’invité par rapha:

Les guides ont tjs été réglo avec moi lorsque la course ne se faisait pas en entier ils m’ont tjs remboursé une partie où proposé une reduc pour la prochaine.

Posté en tant qu’invité par Sylvain:

faut arreter les gars, qu’est ce que vous avez tous contre nous depuis hier, je viens de touver le même genre de discussions sur un site bien connu dans le sud de la France…c’est la fête à « neuneu » ou quoi ?

daccord ya des cons parmis nous mais c’est quand même pas une majorité !
bonnes courses à tous et eclatez vous bien avec ou sans guide…
amitiés Suisse -

Posté en tant qu’invité par Christophe:

David a bien expliqué le problème : la proportion de c** reste la même quelque soit la profession, l’altitude et l’époque.
Par ailleurs, on ne parle que des trains qui n’arrivent pas à l’heure et pas de ceux qui sont ponctuels.

Posté en tant qu’invité par benoit:

mais la montagne ca reste quand même nettement mieux quand on peut se perdre, galèrer, et plutot que de passer des années à sortir avec un guide faudrait mieux se former et sortir tout seul… c’est mon avis et je le partage. En plus ca revient moins cher…