Gratuité secours en montagne

En connaissant pas le coin c’est peut-être possible de se faire avoir. Il parait que ça arrive des fois avec les chourums du Dévoluy…

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D’après ce qu’on m’a dit (je n’ai pas d’expérience personnelle d’un accident en montagne), tout n’est pas gratuit dans un secours. Le déplacement de l’hélico est gratuit mais si l’hélico vient avec un médecin du Samu (c’est le cas si il y a un blessé), l’intervention du Samu est payante. Pour les français c’est pris en charge par la sécu et la mutuelle, pour les étrangers je ne sais pas, sans doute doivent-ils payer et se faire rembourser par leur assurance si ils en ont une.

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Pour une cheville cassé tu penses qu’ils seraient venu avec un médicin ?

Ça serait interessant de savoir quelle pourcentage des secours s’effectuent avec un medecin à bord. Bon, quand c’est vraiment la casse, et il n’y de tout façon aucun moyen de s’en sortir seul, sauf que si tu préfères mourir sur place…

Oui.
C’est le cas du copain qui m’a expliqué ça. Lui avait une fracture plus grave, il ne pouvait pas marcher. Mais je pense que quand tu appelles l’hélico pour une fracture, ils ne se posent pas 1000 questions, si le médecin est dispo, ils l’emmènent.

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En principe, pour les secours Sécurité civile (pompiers) et PGHM/CRS, il y a toujours, dans l’hélico, un médecin urgentiste, comme il y en a dans les VSAV en secours terrestre aux côtés de pompiers ayant la qualif d’infirmiers. Dans ce cas, cela reste un secours gratuit.

Le secours est facturé lorsque c’est l’hélico du SAMU qui intervient mais en principe, le SAMU n’a pas vocation à faire du secours héliporté en zone montagne. Quand le régulateur du 112 ou le SDIS déclenche un secours en plaine, il décide seul du type d’hélico qui intervient, en fonction des appareils disponibles. La personne secourue a donc la surprise. Ensuite, c’est effectivement le régime général ou la mutuelle qui paient.

Pour les étrangers venant d’un pays hors UE, mieux vaut avoir vérifié sa couverture avant le départ. Un règlement européen, applicable aux ressortissants de l’UE, permet en principe le remboursement par la caisse dont ils dépendent, des soins « inopinés » reçus dans un autre État membre.

Mais encore une fois, en zone montagne, c’est PGHM ou CRS, donc gratuit (hors exceptions liées aux secours sur pistes et pour certaines communes qui, sous certaines conditions, peuvent refacturer les frais de recherche et secours, notamment en Vanoise, de mémoire).

L’achat de nouveaux appareils est prévu, mais ces dernières années, la pénurie d’EC145 dans certains départements a conduit, en plaine, à engager plus souvent l’hélico SAMU (qui facture), ce qui reporte, au passage, le coût du secours du budget de l’État sur celui de la Sécurité sociale… Le problème est que l’hélico SAMU n’est notamment pas équipé pour faire du treuillage, ce qui limite ses possibilités.

En région parisienne, on s’est retrouvé à moins de 2 hélicos Sécurité civile pour 20 millions d’habitants. La région a bricolé en faisant appel à un hélico d’autres régions voisines, en engageant celui du SAMU et finalement, en louant un EC145 à un prestataire privé, à prix d’or.

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Ce n’est pas au conditionnel : 2 accidents en 6 semaines.
Il y a aussi la Tournette en hiver :

Et la Sambuy en hiver et au printemps.

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Du nouveau concernant la gratuité du secours en montagne. Remise en cause par la Cour des Comptes:

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Les assurances vont être contents.

Si l’état commence à facturer tout ou partie des secours, ca risque de faire augmenter les couts des assurances pour nous !

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Et on (la Sécurité Civile) ira récupérer les corps de certains qui auront préféré tenter de s’en sortir seuls, plutôt qu’appeler des secours devenus coûteux !

Je pense qu’avant de toucher à la gratuité des secours en France, il y aurait d’autres postes de dépenses sur lesquels il serait possible de rogner… D’ailleurs, quel est le budget de la Cour des Comptes, et comment est-il utilisé ?

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Rien de bien nouveau, la Cour des Comptes en fait état pratiquement chaque année et se heurte chaque fois à la notion d’universalité des secours sur le territoire. Si on fait payer les secours pour les loisirs, on les fera aussi payer pour les chauffards alcoolisés ou drogués qui coûtent infiniment plus cher à la société. Il doit y avoir quelques chiffres dans la discussion un peu plus haut.
La Cour des Comptes pointe aussi l’aberration du système de secours à 3 têtes (Pompiers, Gendarmerie, CRS) qui est factuellement tout sauf pertinent en terme de moyens et de budget.
Quant à l’augmentation des tarifs des assurances, c’est bien ce qui se passe chaque année, non ?

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Plutôt que l’article du Daube dans lequel il n’y a rien autant lire plutôt la source :

La Cour recommande, à l’horizon 2027-2028, de fiabiliser et d’harmoniser les données sur les accidents de montagne, de renforcer la prévention, de mieux mesurer l’efficacité et les coûts du secours en montagne, et de rationaliser l’organisation du dispositif, notamment par une optimisation des compétences, des moyens aériens, des implantations et des formations. Il préconise également de clarifier les conditions de recours aux hélicoptères et d’engager une évolution du cadre réglementaire afin de permettre, le cas échéant, une facturation des interventions et une sanction plus effective des comportements à risque et des recours abusifs aux services de secours.

Pas eu le temps de lire mais il doit y avoir des trucs à apprendre

Un autre vecteur pourrait être de procéder à une facturation des secours en montagne, proposition qui apparaît régulièrement dans le débat public malgré le principe historique de la gratuité des secours. Les exemples étrangers soulignent qu’une telle solution n’est pas nécessairement vecteur d’une responsabilisation accrue des pratiquants, la hausse du nombre d’interventions étant une constante dans les pays de l’arc alpin.
Il est toutefois difficile de rester sur un statu quo alors que chaque intervention des secours coûte en moyenne plus de 10 000 € à la collectivité. Compte tenu des contraintes budgétaires croissantes, une facturation totale ou partielle des secours en montagne doit donc être envisagée. Il appartient aux pouvoirs publics de décider du schéma à retenir pour cela.
Dans tous les scénarios proposés, cela nécessitera de développer au préalable des mécanismes d’assurance et de recouvrement efficaces mais aussi d’identifier avec précision les cas concernés et les possibles effets de bord sur d’autres types de secours (secours en mer, secours routier, etc.).

La dernière phrase me donne l’impression que l’auteur n’y croit pas vraiment…

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C’est sur. Mais ils auront peut-être aussi plus de clients ? En ce moment, vu que je pratique de temps en temps en Autriche, j’ai adhéré au ÖAV surtout pour avoir une assurance, les reducs dans les refuges ne sont qu’un bonus. On peut imaginer une situation comme celle là se produire en France aussi.

pour moi y’avait un toubib. (pas dans l’hélico, sont venus à pieds, 'fin à skis).

Bof, que ce soit « gratuit » ou bien payé par les assurances, ça me change pas grand chose. Perso j’en ai jamais eu besoin.
Je donne 40 chf à la Rega tous les ans. Face au pognon que je mets dans le matos et les déplacements pour grimper skier rouler, c’est très largement négligeable.
Sachant que je suis déjà assuré par le boulot, par mon club, par la carte du vieux…

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J’espère bien que personne ne remettra en doute son utilité.
Au delà de cette discussion, la cour des comptes est un contre pouvoir à mon avis indispensable.
Je suis persuadé que certains partis rêvent de la supprimer !

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Je ne parlais pas de l’utilité de la Cour des compte, mais de l’utilisation du budget qui lui est alloué !

Depuis, j’ai trouvé ça :

https://www.ouest-france.fr/politique/institutions/cour-des-comptes/combien-coute-la-cour-des-comptes-aux-contribuables-a6fcd984-b388-11ed-ae11-fb55072e5558

Il ne doit pas y avoir beaucoup de smicards dans cette institution…

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disons que si le job de la cour des comptes, c’est d’écrire de longs rapports dont tout le monde se fiche, et qui finissent dans les archives sans même être lus, en effet c’est cher. option A.

Si à l’inverse, les longs rapports servent à apporter des correctifs efficaces et permettent de regagner 10 à 100 fois la mise, c’est très bien. option B.

Pour la partie qui nous concerne, le secours en montagne, c’est clairement option A, rien ne change depuis des Années, leurs rapports sont à peine lus, et tout le monde s’en carre l’oignon, Les CRS, le PG, la sécurité civile font des forcing pour conserver leur pré carré.

Ceux qui savent départager, dans un cadre plus large, peuvent nous aider à y voir plus clair…j’avoue que je ne connais pas les effets secondaires, les choses bouent-elles dans d’autre domaine après publication des rapports ???. Mais globalement c’est quand même eux qui aident à trouver et voir les pistes d’économie des différents budgets du gouvernement, et souvent c’est des milliards qu’ils gagnent.

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Je lis que l’augmentation du nombre d’interventions en montagne est de 44%. Il faudrait savoir de quelles interventions on parle, car le nombre d’interventions en haute montagne reste minime par rapport à l’immense majorité des secours en randonnée.

Je ne suis donc pas certaine qu’elle soit le fait d’un public bien formé et habitué.

Franchement, la création d’une faculté générale pour le juge, en cas de poursuites correctionnelles, de mettre tout ou partie des frais de secours à la charge de la personne condamnée à titre de dommages et intérêts au profit de l’Etat ne me choquerait pas. Je dis bien « faculté », ce qui veut dire que ce serait lié à une appréciation des comportements en cause.

Le système suisse non plus. La cotisation à la REGA (40 CHF par an) couvre tous les secours héliportés et pas seulement ceux qu’on peut recevoir en montagne (l’hélico est aussi employé pour le secours routier s’il faut acheminer rapidement un blessé grave…). J’imagine qu’une grande part de la population suisse cotise et je trouverais d’ailleurs normal qu’en tant que touristes (un peu à l’instar de la vignette autoroutière), on puisse choisir de souscrire aussi à la REGA pour couvrir son séjour, sans être contraints de laisser l’addition à son seul assureur.

40 ou 45 € par an en France, on peut admettre que ça puisse continuer à être financé par l’impôt, ce qui a l’avantage de répondre au principe d’égalité, mais ce n’est pas démesuré. L’avantage de la redevance, ce serait qu’on puisse faire financer également le service public de secours par les visiteurs étrangers qui prévoient, le temps d’un séjour, de s’exposer.

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Tu sais par rapport à quoi ? Ça me choquait si c’était chaque année.