Grand Concours de But!

Posté en tant qu’invité par Nat:

La saison tire lentement vers la fin (sisi !) même si on veut pas l’admettre.
La Nimp’Crew lance donc le Premier Grand Concours Annuel de But en Montagne !

Le principe est simple :
Racontez en quelques lignes (10 maxi) votre plus beau but de la saison.
Un Jury anonyme de 4 personnes (3 surfeurs et 1 skieur ;-)) se réunira et determinera un classement des plus beaux buts.

Qu’est ce qu’on gagne ?
La gloire et la célébrité, sur le Nimp’Site : http://nimp.crew.free.fr

Les critères de sélection :

  • pas de fin tragique (sinon, c’est plus un but, c’est un carton !)
  • du miserage à volonté
  • de la neige pourrie
  • des fourvoyages …
    Bref tous les concepts (ou d’autres, n’hésitez pas à innover !) décrits sur le Nimp’Site
    dans la cot-o-but http://nimp.crew.free.fr/Nimpometre.htm

A vos plumes !

[%sig%]

Posté en tant qu’invité par denis:

ca se pourrait bien que j’en decrive un beau moi

Posté en tant qu’invité par Math84:

si vos buts sont en competition, on n’a aucune chance de gagner :wink:

quoique j’aurais quand meme un beau double but fourvoyage du minicrou autour du chalet du gioberney à raconter… plus tard!

Posté en tant qu’invité par Nat:

Petite précision :
Les buts du Nimp’Crew sont évidemment hors-compétition, on est des professionnel, donc ca compte pas :wink:

Math84 a écrit:

si vos buts sont en competition, on n’a aucune chance de gagner
:wink:

quoique j’aurais quand meme un beau double but fourvoyage du
minicrou autour du chalet du gioberney à raconter… plus tard!

Posté en tant qu’invité par gros moërell:

J’en ai un très beau, du côté des aiguilles d’arves.
Pas trop le temps ce soir, je reconte ça demain.

Posté en tant qu’invité par pierric:

Je joue : http://skirando.camptocamp.com/sortie14941.html… Zut !! ça fait plus de 10 lignes… Euh c’est un impértif les 10 lignes ??? Bon j’vais essayer de contracter tout ça mais c’est quoi la date limite… histoire de pas marquer un B4r :o) :o)

Posté en tant qu’invité par arnaud:

parti pour faire la première (?) descente de la brèche de la somme face nord branche est , au départ de la bérarde via un col dont le nom m’échappe , après avoir remonté donc le couloir versant nord , perdu la pellicule photo , brassé la poudreuse , franchi la corniche qui avançait de plusieurs mètres , avalé un bout de saucisson , rejeté un coup d’oeil dans le couloir : on a rejoint la horde versant sud !
(mon compagnon est revenu seul le week end suivant et l’a réussi …)

Posté en tant qu’invité par Nat:

Les 10 lignes, c’est pas impératif.
La date limite ? Je sais pas, moi, aout ?

Posté en tant qu’invité par gros moërell:

Bon, ça va probablement faire un peu plus de 10 lignes.

En avril dernier, projet de raid de 3 jours avec un copain dans les aiguilles d’arves. Départ prévu de Chalmieu (au dessus de St Sorlin), montée au col Lombard et descente sur le refuge Carraud le premier jour, deuxième jour aiguille d’Argentière et descente sur le refuge des aiguilles, 3ème jour aiguille de l’épaisseur et descente en face nord par un des couloirs jusqu’à la voiture.
Prise de contact avec la propriétaire du Carraud, le toit du refuge s’est effondré. On change le sens du tour, en compactant 2 jours en 1 (premier jour on va au refuge des aiguilles en passant par l’épaisseur, 2ème jour on boucle en passant par l’argentière).
Le matin, on commence à monter, grand beau. Pendant l’approche, bien longue, on voit au loin de la neige brassée par le vent. assez vite on se retrouve dans le vent, passage de la tenue d’été T-shirt casquette à gore tex bonnet+ capuche. On continue de monter un peu, avec la bise en pleine gueule, mais on constate assez vite des zones d’accumulation et des lignes de fracture dans la neige.
D’une commune trouille, nous décidons de redescendre. Superbe descente avec une visibilité proche du zéro, nous avisons alors un petit sommet sur notre gauche (à l’ouest quoi), surmonteé d’une croix. En plus, au pif, on se dit que l’autre versant doit redescendre vers la voiture. Serge commence à monter pleine pente, m’affirmant d’autorité que ça craint pas. En voyant l’autre versant déneigé vers le haut, je prends la ligne de crête et lui conseille de faire de même. Une frayeur dans la pente plus tard, il se range à mon avis. Un peu plus loin nous devons déchausser, n’ayant plus la place de faire nos conversions. Plus on s’approche du sommet moins ça parait engageant. On hésite… je tente de rechausser, un de mes skis part dans la pente, on hésite plus on redescend.
Nous sous dirigeons à l’azimut vers le chemin de montée (et donc de descente) quand soudain, horreur… nous nous trouvons face à une combe assez profonde et déneigée. Voilà donc pourquoi le chemin faisaitt un détour! On descend tant bien que mal à skis dans la neige pourrie, l’autre versant est déneigé, on le remonte à pieds par les sentiers de transhumance, crevés… Une pause pique nique plus tard, fin de la galère, on rejoint les pentes enneigées et descentes à la voiture.

Pour la petite histoire, le lendemain on espèrait partir faire l’aiguille de l’épaisseur par la voie normale, pour y poser le pied quand même… A 5h30, je vais réveiller Serge qui me dit que non, pas possible, mal au dos.

Nous avons donc cumulé: un B1h (pour hébergement, à rajouter), un B3ma

Posté en tant qu’invité par gros moërell:

oups… je disais donc, un B1h, un B3ma, un B3ifae, un B4d.
Bon, j’ai pas mal emplafoné les 10 lignes, mais celui là est joli je crois…

Posté en tant qu’invité par Max:

Je ne peux m’empecher d’inscrire ici le recit de mon bon gros B4 :

http://www.blms.freesurf.fr/php/template_recit.php?name_recit=mai99

Ce vallon de Bonne-Pierre etant un lieu ou nous avons plus souvent bute que reussi…

Posté en tant qu’invité par Thomas:

Salut Nat. Mon plus gros but : ma these de physique !! Ca vous calme ca hein ?! Ouhais je sais c’est pas de la montagne mais c’est aussi a cause (ou grace ?) a elle !!!

Posté en tant qu’invité par Christophe:

Un jour ou je devais aller faire de la rando et je me suis pas levé, trop crevé, ca compte ?

Posté en tant qu’invité par yvon:

Avec Jan – Le Yeti- on se décide pour une face Est du Moucherotte. Le seul impératif du jour c’est d’être au Bureau à 9h. Il a pas mal neigé ces derniers jours et la face est semble t-il bien chargée.
Nous faisons un rapide calcul : rancard à 5h30 à la Tour sans Venin, 5h50 skis aux pieds à St Nizier, 6h45 sommet, 45 mn pour tordre la face Est gavée de poudre, 7h30 voiture, 8h00 bureau.
Juste le temps pour une douche puis réunion planning à 9 heure. Ca devrait pouvoir le faire.

Tout commence à peu près bien, malgré la neige sur la route l’horaire est respecté dans cette première partie. La montée à ski par le sentier écologique va se compliquer. Il faut tracer dans 50 de poudre, et le sentier est difficile à suivre. On se relaie régulièrement pour tracer mais à n’en pas douter l’horaire prévu pour la montée ne sera pas tenu. Enfin nous arrivons au virage des lagopèdes (voir Bubu). Il y a une trace de raquette. Elle va nous faire gagner un peu de temps. Il fait encore nuit lorsque nous arrivons au sommet. Jan commence la descente, je le suis. Il n’y a pas de soucouche, la neige repose sur le rocher. Après 100 m de descente, Jan s’arrête, hésite, fait demi-tour (il fait toujours nuit), repart et s’arrête à nouveau. Sous lui, une petite barre dépourvue de neige nous empêche le passage. On essaie à pied, ce n’est pas très concluant. Les dalles de rocher sont glissantes. On remonte de quelques mètres. Aucun autre passage ne semble évidant. C’est LE BUT.
Lorsque nous décidons de remonter, on sait très bien qu’il va falloir envisager l’arrivée au bureau avec un peu ( ?) de retard. Il nous faut une heure pour remonter à pied en enfonçant par endroit jusqu’à la taille. On rampe, on s’accroche aux pins, on tire sur les racines. Enfin retour au sommet. Descente sans dire un mot, voiture, bureau.
Il est plus de 10 heures lorsque je pousse la porte de la salle de réunion. Tous les regards se tournent vers moi. Je bafouille une vague excuse. Seule ma collègue de bureau qui était au courant du projet me lance un petit sourire.
Pour l’anecdote, l’après-midi la face était tracée dans tous les sens.
Bilan : Même avec plus de 100 montées annuelle (dont une trentaine par la face Est) au Moucherotte, le yeti cherchait les bons passages.

Posté en tant qu’invité par Francois:

J’avais douze ans. A douze ans, on est inspiré. D’un seul tir, j’ai mis la balle dans les cages. Ce fut mon plus beau but. Je me suis alors dit que je ne pourrais jamais faire mieux et j’ai abandonné définitivement le foute.
A 13 ans, je commençais la montagne. Je me suis alors aperçu que c’était encore plus débile que le foute…

Posté en tant qu’invité par Math84:

B4ieme dimension

Départ 3h du matin, direction le Valgo.
Je crois bien me souvenir que c’est en passant sous le premier tunnel, dont l’entrée est peinte en blanc fluo, que nous avons franchi le passage vers un monde parallèle, dans lequel nous avons erré quelques temps…

Arrivé au chalet du Gioberney vers 4 h, on se prépare et hop on part en face, plein nord, direction la vallon de la Condamine. Et la oh surprise, une route… zut on aurait pu se garer plus loin ! bon de toutes façons, elle doit pas continuer bien loin vu qu’elle n’est pas sur la carte. On va la suivre et on verra bien, ce sera d’autant plus facile pour nous.
Pendant une demi-heure, nous avons donc continué à suivre la route, non sans nous poser quelques questions, de plus en plus surréaliste :
c’est bizarre ça ne devrait pas descendre ? pourtant ça ressemble bien !
est ce que le chalet ou nous nous sommes arrêté est bien celui du Gioberney ?
sommes nous dans la bonne vallée ?
c’est pas possible, nous nous sommes perdu dans l’espace temps ?
nous sommes dans un monde parallèle ?
nous allons bientôt croiser David Vincent ?
il y a un bug dans la matrice….

Enfin au bout d’une demi heure, nous avons émergé de notre semi-rêve: « putain, mais c’est la route par laquelle on est arrivé ! ! ! »

En arrivant en voiture, on avait fait le tour du Chalet du Gioberney, sans s’en rendre compte (remarque que ce n’était pas moi qui conduisait, et puis il faisait nuit ;-), et on était donc parti plein sud au lieu de plein nord. A aucun moment nous n’avions pensé à regarder derrière nous !

Hum, ça sentait déjà bon le but….

Résultat, une heure de retard, on arrive au pied des Aupillous trop tard et en plus on brasse jusqu’à la taille dans la fraîche, but. On décide d’aller voir le couloir de Chauvetanne et la re-brassage et purges, donc on signe un beau double but….

Heureusement, on s’est vengé par la suite :wink:

Posté en tant qu’invité par Léo:

Christophe a écrit:

Un jour ou je devais aller faire de la rando et je me suis pas
levé, trop crevé, ca compte ?

C’est un peu banal.
Comme oublier ses chaussures.
Ou se tromper de point de rendez-vous. Ou de jour.
Ou faire 150 km, s’appercevoir que la route est barrée par un bulldozer, et faire demi-tour.
Ou encore partir mi-aout dans Belledonne, faire 1500 m de portage, pour finalement s’apercevoir qu’il ne reste plus de neige du tout.

Posté en tant qu’invité par casscroot:

Petit précision ( à confirmer par les autres membres du jury) :

C’est le concours de But 2004. Donc plutôt les buts de cette saison.

Par contre, on prend quand même les réçits antérieurs pour un futur classement du « biggest but ever », alors n’hésitez pas à vous creuser les mémoires!

Posté en tant qu’invité par arnaud:

euh branche ouest pardon …

Posté en tant qu’invité par Pierric:

Bon hors concours 2004 (a propos pour ce concours là : les buts ou la nimp crew était en minorité ça compte ??? à ce jeu la Bubu en a un très beau, hein Nat ;o) ;o) ) mais pour le « all of fame »…

Week-end de Pâques 2 001 (?) : la météo est plutôt douteuse mais y a des espoirs pour des fenêtres d’éclaircit… Nous voilà parti pour le fin fond du vallon de la Lavey avec un objectif à géométrie variable en fonction des conditions nivologiques : couloir en S des Rouies, Glacier des Sellettes, Brèche de l’Olan.

Départ le samedi sous un ciel laiteux et des sommets encapuchonnés, approche terrible : long portage -chaussage qu’une fois sur la plat du vallon-, vallon immensément plat, sac énorme -tente, duvets, doudoune, bouffe pour 2 jours… Enfin le Lac des Rouies !!! Quelques heures d’effort à pelleter la couche de fraîche, voilà enfin la tente montée à l’abris du vent puisque terrer dans un mètre de fraîche. Le ciel s’est encore obscurcit, il est temps de se mettre à l’abris… soirée : il neige, nuit : il neige, matinée : il neige… 2 petites heures dehors à déneiger la tente qui plie sous le poids de la neige… midi : il neige , après-midi : il neige… re-déneigement de la tente… soirée : il neige, nuit : il neige, au matin : il neige… Retour à la case départ, y a plutôt à réfléchir vu les conditions de nivologies : descente, dans un brouillard opaque, 1 par 1 en distance limite de visibilité… Petite frayeur : sensation d’une cassure de pente, arrêt brusque, fissure et départ d’une plaque de 10m sur 40cm d’épaisseur juste 10cm sous moi… Ouf j’ai pas été emporté, enfin le fond du vallon et donc son plat… immense, infiniment long, quand il neige, il neige, il neige et que l’on châle dans 80cm de fraîche !!!

B4Lm : zéros sommet (même pas visible du week-end !!), 36h sous tente à rien faire puisque pas de bouquins (m___ pourquoi j’étais avec un pote et pas une copine !!!), des skis nordiques auraient été plus adaptés…. L pour Losse majeure !!!

et m_____, ça fait plus de 10 lignes… encore un But !!! :o) :o)