Posté en tant qu’invité par gros moërell:
Bon, ça va probablement faire un peu plus de 10 lignes.
En avril dernier, projet de raid de 3 jours avec un copain dans les aiguilles d’arves. Départ prévu de Chalmieu (au dessus de St Sorlin), montée au col Lombard et descente sur le refuge Carraud le premier jour, deuxième jour aiguille d’Argentière et descente sur le refuge des aiguilles, 3ème jour aiguille de l’épaisseur et descente en face nord par un des couloirs jusqu’à la voiture.
Prise de contact avec la propriétaire du Carraud, le toit du refuge s’est effondré. On change le sens du tour, en compactant 2 jours en 1 (premier jour on va au refuge des aiguilles en passant par l’épaisseur, 2ème jour on boucle en passant par l’argentière).
Le matin, on commence à monter, grand beau. Pendant l’approche, bien longue, on voit au loin de la neige brassée par le vent. assez vite on se retrouve dans le vent, passage de la tenue d’été T-shirt casquette à gore tex bonnet+ capuche. On continue de monter un peu, avec la bise en pleine gueule, mais on constate assez vite des zones d’accumulation et des lignes de fracture dans la neige.
D’une commune trouille, nous décidons de redescendre. Superbe descente avec une visibilité proche du zéro, nous avisons alors un petit sommet sur notre gauche (à l’ouest quoi), surmonteé d’une croix. En plus, au pif, on se dit que l’autre versant doit redescendre vers la voiture. Serge commence à monter pleine pente, m’affirmant d’autorité que ça craint pas. En voyant l’autre versant déneigé vers le haut, je prends la ligne de crête et lui conseille de faire de même. Une frayeur dans la pente plus tard, il se range à mon avis. Un peu plus loin nous devons déchausser, n’ayant plus la place de faire nos conversions. Plus on s’approche du sommet moins ça parait engageant. On hésite… je tente de rechausser, un de mes skis part dans la pente, on hésite plus on redescend.
Nous sous dirigeons à l’azimut vers le chemin de montée (et donc de descente) quand soudain, horreur… nous nous trouvons face à une combe assez profonde et déneigée. Voilà donc pourquoi le chemin faisaitt un détour! On descend tant bien que mal à skis dans la neige pourrie, l’autre versant est déneigé, on le remonte à pieds par les sentiers de transhumance, crevés… Une pause pique nique plus tard, fin de la galère, on rejoint les pentes enneigées et descentes à la voiture.
Pour la petite histoire, le lendemain on espèrait partir faire l’aiguille de l’épaisseur par la voie normale, pour y poser le pied quand même… A 5h30, je vais réveiller Serge qui me dit que non, pas possible, mal au dos.
Nous avons donc cumulé: un B1h (pour hébergement, à rajouter), un B3ma