C’est un peu plus clair grâce aux précieux éclaircissements de @B.A.
Le site sportnature.gouv n’étant pas un site officiel du ministère des sports, ni légifrance, les propos qui y sont avancés ne sont pas à considérer. Ainsi, j’en conviens, une bonne partie du débat repose sur une simple mauvaise formulation sémantique…
Je comprends enfin. Car c’est là ma seule motivation…
Loin de l’aigreur, la jalousie, le complotisme ou le fétichisme facilement supposés… Pour être clair, ma démarche vient d’une énième discussion sur le sujet avec des professionnels (AMM et non AMM) qui fait suite à une sale bagarre de chiffonniers entre un DE et un non DE sur un sentier en présence de clients…
Mais ces allégations qui figurent sur ce site officiel en .gouv sont troublantes et provoquent bien des situations conflictuelles, voire illégales si je comprends bien. Car OUI, des compagnies d’assurance signent des contrats avec des entrepreneurs qui ne sont pas diplômés et qui pratiquent. Et parmi eux, certains sont mêmes démarchés par des associations d’AMM qui leur transfèrent des clients en cas de surcharge…
Je crois donc que le sujet méritait, et mérite toujours débat. Puisque des personnes sont en danger car ils pratiquent illégalement sans le savoir.
[Modéré : propos méprisants, contraires à la Charte du forum] Vous remarquerez que je n’ai insulté absolument personne. Je n’ai fait que relater des anecdotes, qui n’en restent pas moins réelles, et dont certaines ont conduit à l’intervention du PGHM et dans un cas un rappel à la loi adressé au professionnel par les OPJ de ce prestigieux service. Et il s’agissait simplement de rappeler que [Modéré : provocation injurieuse] , en étant diplômées ou non, et ce, quelque soit le domaine. Ce que je dis, c’est que ce n’est pas le titre qui protège et qui garantit la sécurité, c’est la conscience professionnelle de chacun.
Je suis, comme de nombreux utilisateurs, venu chercher des infos sur le net pour m’ôter un doute. Et en plus des sites officiels (dont sportnature.gouv) je tombe rapidement sur la formation FFMM qui est discutée sur le présent fil de forum. Et à la fin de la longue liste d’échanges, le flou reste… (avec une position ferme en faveur de l’hégémonie du DE AMM et surtout pas « des formations au rabais pour tocard ».
Les points flous sont nombreux et c’est indéniable. A commencer par cette fameuse « non réglementation » stipulée sur le site sportnature, mais aussi dans les textes légaux qui évoquent milieu spécifique, montagne, sport, loisir, etc. Que des termes qui portent à interprétation.
Et puis il n’y a pas que la profession AMM qui mérite d’être protégée. Certaines ont été évoquées. Les guides touristiques, les photographes, les botanistes et autres naturalistes, etc.
Et puis il y a la notion de montagne, qui malgré le découpage administratif officiel des zones classées montagne n’est pas réaliste dans la pratique. Toutes les zones littorales situées à proximité de la montagne, sont aussi considérées montagne… Comment faire? Je veux dire, comment protéger un professionnel qui encadre en bord de mer, ou qui doit passer d’une vallée à l’autre en empruntant quelques kilomètres d’un GR, et qui de fait, passe par une zone montagne?
Je crois que la FFMM propose cette alternative… Milieu montagnard et rural, zones dans lesquels les autres professions peuvent aussi évoluer avec leurs clients. Et plutôt que d’imposer à ces professionnels de passer le DE AMM pour pouvoir y pratiquer, l’alternative semble intéressante puisqu’elle fait monter en compétences… Certes, elle ne prémunit pas des abus. [Modéré : propos injurieux, sans intérêt pour l’argumentation]. En effet, il n’est pas « correct », si tant est que l’on puisse définir arbitrairement une orthodoxie, de profiter de cette formation pour encadrer une activité qui est uniquement de la randonnée en montagne. Ce n’est pas « correct » vis à vis de ceux qui ont [Modéré : incitation voilée à ne pas respecter la législation] de la loi et de la sécurité en s’échinant à gravir du 1000m à l’heure pour arriver au terme du cursus DE AMM.
[Modéré : propos tendant à présenter une pratique à titre onéreux illicite comme dénuée de danger pour la clientèle] Ils n’ont peut-être pas payé des milliers d’euros, ni consacré cinq ans de leur vie à se faire une culture et un compétence montagnarde dans le cadre du DE AMM, mais ils l’ont acquise par ailleurs (pratique personnelle, acquisition de compétences en club, pratique et parfois encadrement bénévole, etc.)
Le judiciarisation de tout empêche l’expression du bon sens et du vivre ensemble. Et ce sont ces guerres de clocher qui la provoquent. Car pour protéger telle ou telle profession, alors il faut légiférer pour déterminer si la Corse est une montagne ou un littoral, si une liaison entre deux villages du Mercantour ou des Pyrénées est une randonnée ou une balade, si la randonnée est un loisir ou un sport…
Donc je le redis, car je le pense et l’assume, le corporatisme, ou plutôt LES corporatismes causent des dégâts et font couler de l’encre. Pour pas grand chose. Car finalement, les lois sont là, et en cas d’incident, les services de police sont saisis, et le juge tranche à partir de son interprétation. Le reste c’est du jugement de valeur et une intestine défense de territoire.
Mais bon, moi j’en ai rien à faire de tout ça. Je baigne dans la montagne depuis mon tout jeune âge et j’en profite en dehors de toute considération financière. Je suis bien triste pour ceux de mon entourage qui pensaient trouver un métier plaisir et qui se retrouvent à souffler quand une demande de devis tombe, ou bien à se bagarrer saison après saison pour nuire à l’autre, celui qui n’a qu’un BPJEPS, le moins que rien qui n’a pas son DE AMM…
Enfin, le débat étant éternel, je me retire. Je n’ai plus de temps. [Modéré : propos méprisants]