Explosion du bivouac ?

perso j’ai rien remarqué du tout…
J’imagine que ça dépend des endroits. Peut-être certains endroits accessibles.

Bon sinon, comme sur le lien ci-dessus, faire un feu en montagne en pleine nature (et d’autant plus dans un parc, une réserve ou autre), faut quand même être un peu con.

Je compatis avec les gardes des divers parcs qui doivent faire des contrôles ou de la répression…

Entièrement d’accord sur tous les arguments.
Ce serait une bonne chose que l’on commence par considérer la question sous l’angle de l’éducation voire de la formation. Mais là c’est pas la même affaire. Depuis le temps, on peut aisément constater qu’il est plus facile de réglementer, mais c’est un autre débat.

Comme d’autres cabanes, primo ce n’est pas du bivouac dont s’agit, secundo elle pâtit comme bien d’autre de sa proximité des voies de circulation. Et ce ne sont pas toujours les gens des villes qui viennent « teufer », mais des locaux bien du cru ! :wink:

Il ne vient pas surtout de là, le problème ?
Si on commençait à règlementer les accès, le problème du bivouac sauvage en nombre disparaîtrait -peut-être- de lui-même… (c’est la même logique que celle des refuges dégradés parce que trop proches de routes)

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J’ai sans doute mal formulé mes propos, mais dans mon exemple des Chaumailloux, il est bien question de bivouac dans les alentours de la cabane.
La surpopulation à l’intérieur de la cabane, est récurrente aussi, mais ce n’est effectivement plus du bivouac, même si les protagonistes vont également massacrer les pins à crochets alentours pour alimenter (difficilement) le poêle.

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Concernant le site du Pas de l’Aiguille, c’est ce qui est en train d’être réalisé, avec la piste qui est désormais fermée à la circulation quelques km avant le cul de sac précédent. Ça augmente l’approche d’une petite 1/2 heure.

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Du coup au parking coté 1058, sortie de la Richardière ?

Ce n’est pas la solution miracle, mais dans pas mal de cas (et au cas par cas !), ça serait susceptible de limiter les choses.
Ce qui pose problème, c’est l’augmentation très nette à la fois (mais c’est concomitant) de parkings payants et d’interdictions du bivouac alentour.
Et il faudrait aussi s’entendre sur la notion de bivouac: entre planter une belle tente et monter en famille avec tout un barda et installer son sac de couchage avec son petit réchaud, c’est pas la même chose (étant entendu que le droit de le faire est le même dans les deux cas).

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Exactement, avec en projet un plus vaste parking 300 m plus loin, le long du ruisseau, au niveau du barrage des Fraches.

Ah j’ai cru que c’était un sujet sur les risques liés aux cartouches de gaz de réchaud

Du coup je sors

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Bien le bonsoir, je prends part à cette discussion car il me semble qu’il y a amalgame…et je pense qu’il ne faut pas confondre bivouac et camping sauvage…jusqu’à preuve du contraire, aucune loi ou réglementation n’empêchent les gens de dormir…y compris à lauvitel, dans la Vanoise ou autre…après, c’est sur si des personnes montent tente, glacière, bières et autres…la oui c’est autre chose…c’est du camping sauvage qui malheureusement, suites aux excès peuvent êtres réglementé voir interdit…excès de confort…mais si tu sors ta mousse, ton duvet parce qu’il est l’heure de dormir , peu importe où tu es, je serais bien curieux qu’on m’en empêche et de quel droit ?
Cordialement

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Un exemple*: Camping sauvage et bivouac : rappel des réglementations et des bons gestes | Parc national des calanques
(*) à l’origine j’avais écrit parmi tant d’autres, mais c’est vrai que dans la majorité des cas c’est la tente qui est interdite et souvent sur des périodes restreintes, je pense à la Chartreuse (Hauts plateaux par exemple).
Mais juste pour dire que ce type d’interdiction existe et risque de se multiplier

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Pour moi, et selon ce que j’ai rencontré en regardant aux différents endroits où je suis passé, il y a 3 « niveaux » :

  • le bivouac sans tente, difficile voir impossible a interdire si l’accès et la présence la nuit sont autorisés, juste un matelas et un duvet
  • le bivouac avec tente mais montée après la tombée de la nuit/en soirée et démontée avant le levé du soleil/en début de matinée (2 nuances différentes là encore ?), parfois explicitement interdit, toléré a beaucoup d’endroits.
  • le camping sauvage, avec la tente qui reste montée la journée, voir plusieurs jours/semaines d’affilés.

Le reste, si il y a table, chaises ou autres équipements, ça change pas grand chose à part l’impression initiale laissée et potentiellement les traces laissées. Le feu, sur réchaud ou avec du bois, n’est pas non plus vraiment en rapport avec la « nuitée », et relève d’une réglementation spécifique dans beaucoup d’endroits aussi.

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Donner une définition exacte des deux formes de pratiques revient à lister une somme considérable de cas particuliers, sujets chacun à débats. Dormir à la belle étoile à 2 m de sa voiture ou dormir dans un igloo équipé et tout confort après 3 jours d’approche au fin fond de la Laponie !

A partir du moment où les espaces naturels dans notre pays appartiennent majoritairement à des propriétaires privés, il est assez facile de comprendre que lorsqu’on n’est pas chez soi, on n’y est pas forcément le bienvenu, surtout si on prétend s’exonérer de quelques règles minimales de savoir-vivre. Quant aux Réserves Naturels ou Parc Nationaux (plus encore pour la Réserve Intégrale du Lauvitel), les administrations qui en ont la charge édictent des règles d’usage qu’ils font respecter avec leurs gardes qui sont OPJ.

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Apparemment cela peut même devenir chaud, n’étant pas abonné je ne peux pas lire tout l’article.

Quand j’ai vu le titre de ce fil j’ai tout de suite pensé à
https://forum.camptocamp.org/t/putain-je-crois-que-j-ai-fait-une-connerie/59015

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Ça c’est dans tes rêves …
Dans la réalité, il y a des individus qui se moquent de la nature, des règles et du savoir-vivre. Quant aux gardes, avec leur nombre limité, ils ne peuvent pas être partout.

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N’étant pas un perdreau de l’année, j’ai passé l’âge de rêver à ce que tout le monde ait un comportement idyllique, et je ne suis pas moi-même exempt de tout reproches. Mais d’une façon générale, je constate que ça se passe plutôt bien. Et malgré le nombre effectivement très limité de gardes, que quelques gros porcs irréductibles (il y en a un peu dans tous les domaines) se fassent gauler de temps en temps, ça participe à une forme d’éducation ou peut-être de prise de conscience pour les autres.

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Avec plus ou moins de talent, tout le monde y va de son blog redondant, de ses vidéos, de sa chaîne YouTube, de son site pour nous « partager » son « expertise », ses « découvertes », ses « coups de coeur », ses « méthodes » (ultramachin, bushcraft, etc)…avec internet, difficile d’endiguer un phénomène qui fait boule de neige…ou tache d’huile. Le bivouac n’échappe pas à la règle.

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Pour ma part, ou à l’inverse, je verrais tout ce que dépeignent les réseaux sociaux comme étant non pas la cause de l’explosion du bivouac, mais plutôt comme résultant d’une modification des comportements dans une société au mode de vie de plus en plus oppressants :

  • une désillusion quant aux promesse d’un certain bonheur par le confort et la consommation
  • une expérience de perte imminente de libertés individuelles
  • une recherche d’identité dans une foule à laquelle de plus en plus d’individus tentent d’échapper ou de s’en prémunir.

Car le bivouac, pour autant que l’on y ait goûté, procure quelques avantages objectifs dont chacun souhaiterait témoigner.
Pour en citer quelques-uns :

  • laisser au plus vite la semaine derrière soi,
  • être à pied d’œuvre et dégrever la journée de pratique du trajet « aller »
  • partager l’ambiance d’une nuit « à la belle » avec enfants, amis, rencontres
  • se mettre dans l’ambiance du lendemain (acclimatation aussi)
  • s’avancer sur un parcours ou encore en équilibrer les étapes
  • devancer les autres groupes ou cordées,
  • éviter les refuges bondés et les ronfleurs :wink:

Il est certain que l’augmentation du nombre va poser des questions comme dit plus haut ; des règlementations en sont la preuves ; il appartient à la Société d’accompagner la pratique par de la formation, d’encourager un certain civisme, et de faire accepter des restrictions pour certains sites sensibles.

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Peine perdue.

  • Civisme : c’est un gros mot qui cache une atteinte aux libertés individuelles dans une société où de plus en plus de gens « consomment » la montagne;
  • restrictions : le bivouac est interdit dans les Calanques toute l’année. Il m’arrive très souvent d’être du côté du col de la Candelle vers 7h (ce sera le cas demain !) et de croiser sur le GR des randonneurs seuls ou en binôme avec de gros sacs (trek sur le GR…) dont j’imagine le contenu, parfois le duvet pend derrière le sac ! J’ai même vu un individu avec un fagot de bois sous le rabat du sac…alors qu’il est spécifié à chaque entrée du Parc qu’il est interdit de faire du feu, de bivouaquer…en plein parc, on trouve également des constructions très sommaires en pierres pour se protéger du vent (sentier vert du Devenson, Cap-Gros, etc)…
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