Experiences Bivouac

Posté en tant qu’invité par fab_ice:

Je voudrais lancer une petite discussion sur les experiences de chacun en matiere de bivouac en montagne, bonnes et mauvaises experiences, endroits scabreux ou tres inconforables, astuces contre le froid, aliments pratiques et insolites emportes, sacs a dos tres lourds , vols de matos au retour de la course, etc…
Je suis moi meme un adepte du bivouac (pas du vol de matos)et je trouve que se sont des experiences tres fortes et enrichissantes en montagne…
a vos claviers…!!!

Posté en tant qu’invité par Charles:

Tu veux dire des bivouacs prévus?

Posté en tant qu’invité par vince:

Va voir sur le site de ce guide: http://www.paulo-grobel.com, tu trouveras une page dans « expé mode d’emploi » avec pas mal d’infos sur les bivouacs et combines d’altitude en général.

De plus, il y a un forum sur le site auquel participe le guide qui conviendrait parfaitement à ce type de débat.
http://www.paulo-grobel.com/phpBB/index.php

Posté en tant qu’invité par catherine:

c’est pas un débat qu’il propose, fab_ice :
c’est plutôt des anecdotes, et ça c’est une super idée !!!
dès que j’ai un p’tit moment, j’vous en raconte :slight_smile:

Posté en tant qu’invité par Fab:

heu… à en croire l’examen de passage des guides de Cham il y a quelques années (cf Zian dans Premier de Cordée F.R), la bonne réponse à " c’est ti quoi qu 'un bivouac " est : " un bivouac n’est qu’un éventualité et non quelque chose de recherché en tant que tel ". Si l’on regarde ce que les alpinistes de nos jours font, on peut se rendre compte du changement de mentalité…

Posté en tant qu’invité par Michel:

ouais mais y zavaient pas le matos qu’on a actuellement pour passer la nuit au chaud dehors. Le bivouac, c’est quand meme LA façon de passer une « vraie » nuit en montagne. Autre chose que les hotels d’altitudes où il faut reserver, où on dort entasser comme des sardines et où on peut de moins en moins souvent faire sa bouffe. Beurk.
tiens, d’ailleurs fab_ice, y’a un an ou deux, y’avait un numero d’Alpirando sur des recits ou anecdotes de bivouac.
On attend tous maintenant les anecdotes de catherine que le monde nous envie ;o)
catherine…

Posté en tant qu’invité par fab_ice:

Je crois meme me souvenir, qu’il etait sorti un livre sur les emplacements de bivouac « de reves ».

Posté en tant qu’invité par fab_ice:

Un bivouac peut etre prevu ou imprevu, prevu au depart et mal tourner ensuite (degradation imprevue de la meteo,etc…)
En fait ce qui m’interesse, c’est a la fois de petites annecdotes plus ou moins croustillantes et un cote plus technique sur des astuces par exemple pour lutter contre le froid, sachant qu’il faut trouver des compromis entre l’utile et le futile, entre le desir de porter le moins possible et d’avoir un minimum de securite ou de confort…

Posté en tant qu’invité par Fanny:

Expérience vécue par mon frère et un de ses potes (ça ne relève pas de la montagne ms c tjrs rigolo): après s’être perdus sur les sentiers cathares et s’être faits prendre par la nuit, la pluie et peut-être l’orage (je ne me souviens plus des circonstances exactes), ils ont été contraints au bivouac. N’ayant aucun matériel pr ce faire, ils ont dormis ds la cabine miraculeusement ouverte d’un tracteur garée au milieu d’un champ (alors que l’habitation la + proche devait être à une dizaine de km). A ce qu’il m’a dit, on est un peu serré à 2 ds une cabine de tracteur;-) Ms de tte façon, ce genre de pb ne se pose pas en montagne, parce qu’avant de trouver un tracteur par là-haut…

Posté en tant qu’invité par Gégé:

Cet été avec mon pote on s’est fait un bivouac :
C’était dans la traversée Bec du Canard - Aiguille des Arias, le topo de Rebuffat dans les 100+belles de Ecrins annonce 15h, donc, nous, connaissant le mal qu’on a à tenir les horaires Rebuffat en rocher, on a prévu quasi le double.
On est donc monté un soir au pied du lac qui est au-dessus de la Lavey et sous les Arias, on a dormi une 1ière nuit au milieu des moutons. On avait emporté pas mal à manger pour être bien en forme, et pour dormir, 1 tapis de sol et une veste en duvet et un sursac pour le 1ier, un carré de mousse, et un sac de couchage pour le second (moi). Le matin on est parti tranquille vers 8h. 12h+tard, on était aux 2/3, on était dans une zone où il y avait qq bonnes vires, on est descendu sur la meilleures pour s’installer. Mais avant de dormir, on est remonté sur l’arête faire un petit rappel en face N pour remplir un grand sac en plastique de neige qu’on a ensuite mis 2h à faire fondre pour remplir les gourdes et boire jusqu’à + soif. Nuit superbe, belle ambiance, le lendemain, départ à nouveau 8h fin de la course et retour en 10h.
… je pense que c’est une course qui reste « assez difficile » à sortir dans la journée compte tenu de son caractère typiquement oisans, mais bon, comme vous le constatez, on ne s’est jamais levé avant 7h!

Sinon il y a 2ans, on a eu aussi droit à un bivouac forcé à la descente de l’arête nord du Sirac.
On a pas mal pinaillé à la montée, résultat, sommet à 16h. Pour la descente, on voulait tester la suggestion de Rebuffat qui consiste à ne pas prendre à droite par le glacier mais à gauche, « au mieux » par un « système de terrasses caillouteuses »… à 21h, après 3h de cache-cache avec les vires, les terrasses et les couloirs, on est remonté au glacier bordé par un rognon rocheux, dans lequel on a passé la nuit. Pas de réchaud, pas de bouffe en rab, pas de tapis de mousse, pas de duvet et pas de doudounne. Pas d’expérience aussi…! Depuis même pour des courses bcp moins engagées, on a tjrs au moins le réchaud et les bouts de tapis de mousse!

Posté en tant qu’invité par catherine:

Bivouac fruité

Il faisait super beau et la météo avait annoncé que ça se dégraderait à partir de samedi soir.

Alors, on a décidé de décaler la sortie « du week-end », et de partir le vendredi soir après le boulot. Objectif : le Dôme de Polset par le Vallon du Fruit, en partant de Méribel.

Un copain l’avait fait plus tôt en saison, j’avais trouvé que c’était une chouette idée, et j’avais réussi à motiver un gars du club ; seulement, nous on n’avait pas de copain avec un appart’ à Méribel, donc on s’est dit : « on va bivouaquer pas très loin de la voiture », comme ça le matin, on remettra les affaires de bivouac dans la voiture et on montera « léger ».

C’est ainsi qu’on s’est retrouvés vers 10 h du soir ce vendredi, Charles et moi, après avoir pic-niqué sur le parking, pas très loin des immeubles, à chercher un endroit où poser nos duvets.
A la lumière des frontales, on a vu des panneaux qui disaient un truc comme « réserve naturelle » ou « espace protégé » …enfin un truc de ce style, mais surtout c’était suivi de « bivouac interdit ».
Bon, on s’est dit, on va aller un peu plus loin, de toutes façons on se lèvera tôt, personne ne nous verra, donc pas de problème.
Pour ne pas se faire repérer, on a éteint les frontales. C’était presque la pleine lune, mais elle n’était pas encore levée, on voyait plus ou moins bien (plutôt moins que plus), et on est parti à la recherche d’un coin pour poser les duvets. En fait, si on avait étudié scrupuleusement la carte pour la partie « sérieuse » de la rando (passage sur le glacier de Gébroulaz très crevassé etc …) on n’avait pas fait attention au début de l’itinéraire « évident ».
C’est ainsi qu’on a découvert qu’au départ il y a un lac, et là c’était super humide. D’ailleurs Charles a failli tomber dedans parcequ’avec les reflets de la lune on voyait bien que c’était plat, mais ça ressemblait juste à de la terre mouillée, et on a failli couper par là !
Bon, on a continué, d’ailleurs on ne voyait pas ce qu’on pouvait faire d’autre, et puis ça semblait s’arranger parce que le chemin enfin localisé (qui en fait était une piste de jeep) commençait à monter. Donc, on s’est dit : on va s’élever, ça sera moins humide, puisqu’on pensait que l’humidité venait du lac. Pour s’élever, ça on s’est élevés !!!
La piste se redressait tellement que je me demandais comment un véhicule, fusse t-il 4X4 pouvait tenir là-dessus ! Bon, peut-être qu’on perdait le sens de la verticale et que ce n’était pas si pentu. L’effet combiné de la faible clarté avec le poids de nos gros sacs expliquait peut-être cela. Parce que les sacs, ils étaient plutôt lourds, même si on les avait allégés du dîner, qu’on transportait maintenant au niveau de nos estomacs. On avait quand même dedans, dessus, et autour dans le désordre : duvet, skis, peaux, couteaux, baudrier, arva, pelle sonde, réchaud, gamelle, corde, jumar, sangles, broches, goretex, polaire, pic-nique, enfin, bon, toute la liste des trucs obligatoires, et sûrement des trucs en plus.
On cherchait désespérément sur le côtés si on ne pouvait pas enfin se poser parce que ça commençait à être fatigant physiquement et moralement, et j’entendais les réflexions désobligeantes que devait se faire dans sa tête ledit Charles envers ma personne. Car c’était moi qui avais eu l’idée …

Enfin, on est arrivés sur du plat ! ! ! oui, tout d’un coup c’est devenu tout plat … mais là, il y avait de la neige, enfin, plutôt de la bouillie, de la gadoue de neige. Pas question de s’allonger là-dedans ! Alors là, j’ai eu une idée (il était temps parce que le moral des troupes commençait à prendre un sacré coup) : sur la droite, je devinais une pente, et à tâtons, elle s’est avérée piquante ! oui, elle était sans neige, mais elle était parsemée de trucs piquants, des sortes de genévriers, mais secs. Charles a un peu grogné quand je lui ai suggéré de monter là-dedans, ça piquait les jambes, mais en fait mon idée, elle était géniale (je me demande encore comment je l’ai eue) parce que en fait s’est retrouvés sur un monticule, et en haut, devinez ce qu’il y avait ?
Je vous le donne en mille : un emplacement de bivouac ! oui, un vrai de vrai, comme les anciens de dans le temps savaient les faire : un rond, entouré d’un muret de pierres, et en plus tenez-vous bien : un tapis d’herbe comme sol ! De l’herbe tout ce qu’il y avait de plus confortable et sec !
Alors là, le Charles il en était baba ! Là, j’ai senti que j’avais regrimpé 4 à 4 tous les échelons de son estime (il était temps) et on s’est posés pour la nuit. Il était quand même autour de minuit !
Le matin, on a failli oublier de se réveiller tellement on était bien, c’était un super bivouac ! On a laissé des affaires cachées dans des sacs poubelles qu’on a cachées dans les buissons alentour, on ne savait pas trop si on avait le droit de bivouaquer … On a fait une super rando à skis, tout seuls, avec un temps magnifique, et à la descente on a eu un peu peur : on ne trouvait plus les affaires, on les avait trop bien cachées ! « T’es sûr que c’est sur cette bosse ? » parcequ’en fait des emplacements de bivouac dans le coin, y’en avait tout plein !

Voilà, c’était finalement vraiment bien, et ce qui nous a fait plaisir, c’est que la météo ne s’était pas trompée du tout : dès le soir, c’était le déluge !

Posté en tant qu’invité par réffubat & réttay:

eh gégé, t’oublie un truc:

  • « tu » n’avais pas pris de sursac ni de réchaud, mais moi j’en avais pris d’où un truc chaud à boire, et un truc dans lequel se glisser.

sinon, pour info, les terrasses introuvables qui nous ont couté la nuit, en fait n’éxistent plus du tout, donc ces pas que de notre faute…

Posté en tant qu’invité par Francois:

« sinon, pour info, les terrasses introuvables qui nous ont couté la nuit,
en fait n’éxistent plus du tout, donc ces pas que de notre faute… »

C’est que vous avez mal interprété le topo…Il y a qq temps, j’ai fait un cours d’interprétation de topo. Ce piège y est notamment indiqué. Relisez votre cours.

Posté en tant qu’invité par Gégé:

Ah mais on y a été avant le cours sur les topo!
Bien sûr qu’aujourd’hui, si sûrement instruits, on ne se lanceraient pas dans un si rebuffesque « système de terrasse » sans au moins 400m de rappel, 1 portaledge et de la nourriture pour 1 semaine!

Posté en tant qu’invité par Félix:

C’est en août 2001 qu’avec mon compagnon de cordée nous avons décidé de faire la directe de la face sud de la Meige (Pierre-Alain) à partir du refuge du Promontoire. Sachant que dans ce niveau de difficulté, on doublait les horaires Rébuffat, on a décidé de couper la course en deux et donc de bivouaquer au sommet pour finir par la traversée des arêtes le lendemain. C’est effectivement ce qu’on a fait mais avec un bivouac un peu en-dessous du sommet, à la sortie des difficultés là où on a trouvé un bout de neige (qui dit neige dit eau: un repas chaud et de l’eau pour le lendemain). C’était quand même un bivouac un peu rude puisqu’on n’emportait pas de sac de couchage; notre sac en condition grimpe faisait déjà une douzaine de kilos (on grimpait en chausson). Dans la nuit, mon compagnon a souvent crié qu’il se caillait et moi j’ai claqué des dents. A l’endroit où on a dormi, on pouvait voir la brèche Zigmondy; dans la nuit, il y avait un halo de lumière extraordinaire dû sûrement à l’éclairage de la Grave (avec les étoiles par-dessus, je te laisse imaginer le décors). On a quand même réussi à dormir un peu. Le lendemain, on a sorti le sommet et fini par la traversée des arêtes. Des bivouacs, j’en ai fait quelques un avec aussi quelques souvenirs assez tendres. Celui-là, je l’aime beaucoup. J’espère que tu en as déjà vécu et que t’en vivras d’autres. Le bivouac, c’est une expérience extraordinaire, que tu l’ai prévu ou non (sauf si çà s’est mal passé bien entendu).

Posté en tant qu’invité par fab_ice:

Je me souviens, il y a 5 ans de cela, dans les Pyrenees espagnoles (versant espagnol du cirque de Gavarnie), avec ma compagne pour faire l’ascension du Marbore par son versant espagnol, nous avions decides de couper la course en 2 (car le denivelle etait enorme > 2200m) en bivouaquant.
Nous avont remonte la magnifique vallee de Ordesa (canyon grandiose), avec tout notre materiel (tente,duvets, matelas, rechaud, aliments), autant dire que les sacs n’etaient pas legers. Heureusement que les paysages nous etaient a oublier les kilos des sacs. Apres environ 1500 m de denivele et les protestations (justifiees) de ma compagne , nous decidames de poser les tentes au niveau d’un col, large et confortablement garni de pelouses. L’endroi etait vraiment magnifique avec une vue splendide sur le massif du mont Perdu (et deja j’etais dans les topos (en espagnol) pour atteidre le Marbore), apres une soiree tres agreable, la temperature etait etonnamment douce pour l’altitude, le temps magnifique, un coucher de soleil inoubliable, le temps est venu de se coucher avec les pensees pour la course du lendemain…
Lorsqu’en fin de soiree, un vent sec et violent s’est leve subitement, faisant plier la tente dans tous les sens, battre bruyament la toile de tente, c’etait absolument epuisant et inquietant, impossible de s’endormir, nous avans passe une nuit epouvantable (et dans ces cas la le temps est long), meme avec la tete sous des vetements, des mouchoirs dans les oreilles, impossible de fermer l’oeil…
Et , aussi subitement qu’il s’etait leve, le vent c’est calme en fin de nuit et c’est dans un etat semi-comateux que la sonnerie de la montre nous a reveille, autant dire que nous n’etions pas frais, surtout que la course qui nous attendait etait plutot longue et complexe au niveau de l’itineraire. Nous avons fini par atteindre ce satane Marbore apres avoir essaye presque toutes les vires du secteur, en rebroussant chemin plusieurs fois , s’engageant dans des impasses et autres labyrinthes de barres rocheuses.
Il faut dire que le versant espagnol du cirque de Gavarnie est particulierement complexe et ce Marbore efficacement protege par de multiques et long systemes de barres rocheuses, d’autant plus difficile que nous n’avions pas de topos precis du secteur…quant a la carte espagnole…inutilisable.
Et que la redescente fut longue et penible…
(nous avons tout de meme eu la force de visiter la fameuse grotte glacee , decrite dans les 100 plus belles des Pyrenees)

Posté en tant qu’invité par Charles:

Mes bivouacs en général se sont plutôt bien passés .
Faut dire que je n’aime pas être pris au dépourvu , alors je n’hésite pas à porter un peu plus (voire beaucoup plus , si une âme charitable prend les 3/4 de mon chargement dans son sac à dos …)
Ce jour là cependant , comme je partais avec ma copine , ne voulant pas passer pour un goujat , je me suis chargé d’une grande partie du matos de bivouac en plus de la corde et autres trucs du genre .
Nous voulions dormir sous le col de Pombie avant de gravir la face Nord du Pic d’Ossau (par la Fourche pour ceussent qui connaissent un peu le coin) .
Chui galant mais j’aime pas pour autant être chargé comme une mule ;donc l’objectif était de ramener le moins de matériel possible .Je regarde donc la météo qui annonce : risque d’orage localisé dans la soirée .
Traduisons :

  • risques : ça veut dire qu’ils sont même pas sûr que ça arrive un jour
  • localisé: faut vraiment pas avoir de chance pour se trouver juste là en dessous
    Conclusion : statistiquement on a aucune chance de se faire saucer .
    Le matériel de bivouac se limitera donc à 2 duvets + une couverture de survie .
    A 20h nous nous installons dans nos duvet
    A 21h je vois les étoiles disparaitre sous les nuages
    A 22h une petite pluie fine fait son apparition
    A 23h un gros éclair illumine la vallée accompagné par de grosses grosses gouttes .
    A 23h01 je place un coté de la couverture de survie sur un gros rocher coincée avec des pierres et nous nous réfugions dessous tel un auvent.
    A 23h15 j’essaye de rassurer la copine qui commence à plus du tout apprécier le superbe spectacle . Je lui explique que statistiquement la foudre n’a pas plus de chance de tomber sur nous que n’importe où ailleurs . Elle me répond que mes statistiques commencent à lui porter sur les nerfs (les femmes n’ont pas la même logique que les hommes visiblement!)
    A 23h30 un coup de vent un peu plus fort transforme notre couverture de survie en un superbe cerf volant luisant sous la couleur bleutée des éclairs
    A 1h00 nous abandonnons le combat maintenant devenu inégal .Les duvets sont maintenant gorgés d’eau et pèsent 10kg chacun .
    Nous redescendons en courant à Bious Artigues où nous attend la voiture …

Conclusion : maintenant quand tonton Bill y m’annonce des risques d’orages localisés j’y regarde à 2 fois . D’ailleurs maintenant je prend toujours la tente : c’est plus confortable!

Posté en tant qu’invité par Francois:

Sacré Charles! tu n’as pas encore bien assimilé le langage météo. « Localisé » signifie: là où tu te trouves. Statisquement, tu avais donc toutes les chances d’en prendre plein la tronche. Pour la foudre, alors là tu as vraiment eu du bol!
Et puis-je me permettre de te rappeler une loi fondammentale: le pire est toujours probable.

L’arrogant.

Posté en tant qu’invité par Francois:

Ne prends pas la mouche, hein Charles! Je plaisante, là, je rigole. Je préfère préciser, on ne sait jamais. Alors range tes gants de boxe.

L’art aux gants.

Posté en tant qu’invité par Michel:

tiens , j’ai aussi une histoire de bivouac orageux mais bcp plus soft: en aout 98, je monte au buet et m’installe dans le petit abri du pictet, un abri en pierre monoplace sur la large crete sommitale du buet. pareil, risque localise d’orage. quelque cumulus grossissant mais surtout sur le massif du MB. j’arrive vers 15-16, pas encore la bonne heure pour faire de belle photos. donc, apres une petite restauration, je pique un p’tit roupillon de deux heures et ch’ui reveillé par des coup de tonnerres modérement lointain. En effet, durant mon sommeil les cumulus se sont transformés en bon gros cumulonimbus et ça tonnait du coté du mont blanc. Par contre au dessus du buet, nada. Je sors de mon abri et bien que la situation ne fut pas directement orageuse au-desus de ma tete, tous mes poils et cheveux s’herissent. ambiance completement electrostratique! Et a chaque fois que je retourne dans nid, plus rien. une belle cage de faraday! Je m’demandais s’il valait mieux pas que je redescende. pis finalement ch’ui resté et je l’ai pas regretté: superbe coucheil de soleil sur le MB avec les cumulo-nimbus qui se degonflait le MB est reapparu. Pareil le lendemain matin magnifique lever de soleil et la nuit je fut reveillé par l’eclat de la pleine lune. J’ai pas fait bcp de bivouacs (bien que j’adore ça!) dans ma courte carriere de « montagnard » mais celui-là, c’est mon preféré :o)