Évolution des mœurs de réservation Blablacar

Sur mes derniers blablacar, j’ai été atterrée de voir quasiment tous les gens demander des ajustements soit d’horaire de départ, soit de parcours. Parfois pas vraiment avec les formes…

Une anecdote une fois sur un parking une dame m’aborde avec son enfant. Il me demande si je peux les descendre. Je leur dis que oui mais que par contre je ne vais pas partir tout de suite car je viens d’arriver et je voudrais me baigner exetera… " Ah bon! Vous ne pouvez pas partir tout de suite ?" Et bien non je ne suis pas votre disposition… Je suis déroutée de voir un tel culot je n’oserais pas…

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Oui, c’était ma question à l’origine de ce post.
+1 donc :wink:

Oui, je trouve aussi qu’il y a cette évolution.

La société évolue sans cesse et ça ne me choque pas fondamentalement que les mœurs de Blablacar évoluent aussi.
Mais je trouve que ça penche clairement vers un « produit » commercial comme un autre. Un Uber.
On paie, on veut un service et tout de suite. Si possible que tu viennes me chercher à ma porte…et je te fais une résa 15/30’ avant l’heure de récup alors que tu es déjà au volant. Je choisis plutôt la banquette arrière pour être sur mon smartphone et ne pas parler.
Et dernièrement, j’ai eu plusieurs fois les bouteilles vident et papiers laissées dans les portières… C’est nouveau ce problème pour moi.
Ça penche aussi dans le sens, je paie donc j’attends un service…

Dans la balance ça reste positif car ça me défraie mes trajets, j’ai pas les scrupules du véhicule qui ne roule que pour 1 personne et surtout j’adore la richesse humaine que ca m’apporte souvent mais ça ne prend pas [mon] bon chemin je trouve.

Quand à l’auto- stop j’adore. Ça marche bien pour moi et c’est le plaisir des rencontres du blablacar avec la surprise / le suspens en plus !

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Mais tout devient une marchandise. C’est l’idéologie actuelle (« Le fétichisme de la marchandise »).

En même temps, Blablacar consiste à être rémunéré pour assurer un service. C’est une relation commerciale entre un conducteur qui propose un déplacement contre une somme d’argent et un passager qui achète ce service. Certes, il n’y a pas de factures, mais ce n’est pas du stop. Si l’on ne souhaite pas entrer dans une relation commerciale, il ne faut pas utiliser Blablacar.

Par ailleurs, l’impact global de Blablacar sur les mobilités est loin d’être neutre. Avec notamment un effet rebond qui augmente le nombre total de kilomètres parcourus en voiture, réduit la fréquentation des transports collectifs interurbains et fragilise leur rentabilité. En pratique, il encourage l’usage individuel de véhicules motorisés, donc le mazoutage, plutôt que de renforcer les alternatives bas carbone notamment collectives.

Hormis dans les zones rurales, où Blablacar ne fonctionne pas, Blablacar est une ânerie de plus dans notre société française de transport mazouté. À l’échelle individuelle, cela permet de réduire le coût du carburant. Mais collectivement, pour la société, c’est une orientation défavorable : davantage de kilomètres mazoutés, moins de report modal vers le train ou les autocars, et une trajectoire climatique qui s’éloigne des objectifs de décarbonation.

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vision un peu extrémiste et qui ignore totalement les blablacars en voiture électrique non ? :wink:

et puis est-ce si une anerie de faciliter 4 personnes dans 1 voiture que 4 personnes dans 4 voitures ?

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Si BlaBlaCar fonctionne, c’est qu’il y avait un trou à remplir, laissé vide par des transports en commun insuffisants.

Accuser BlaBlaCar de tuer le train, c’est prendre à mon sens le problème à l’envers.
Ça aggrave peut-être le phénomène, mais ce n’est pas BlaBlaCar, qui existe depuis 2006, qui est responsable des dizaines de milliers de km de lignes fermées depuis autour de 1920 jusqu’en 2010 (cf. la page wiki).

Du reste, je suis plus ou moins d’accord avec toi qu’on accepte en utilisant BlaBlaCar de rentrer dans une sorte de logique marchande, bien plus qu’en autostop par exemple, avec ses inconvénients et comportements de consommateurs. Qui n’en restent pas moins désagréables à subir.

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Les véhicules électriques représentent 3% du parc automobile. Peanuts !
Par ailleurs, les véhicules individuelles électriques sont quasiment tout aussi stupide que leurs homologues mazoutés. Pas mieux, juste moins pire.

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Blablacar fonctionne parce que c’est moins chers, te paye l’essence, tout en étant plus confortable et plus simple. Grosso modo comme pour toute la bagnole, les externalités négatives sont financées par la collectivité.

L’impact négatif est d’autant plus important entre centres urbains, cad des zones avec des gares et des trains. Pour aller de ma campagne à St Pierre de Chartreuse, il n’y a bien évidement pas de Blablacar et pas plus de transport en commun. raisonnable. Pour que Blablacar fonctionne, soit rentable, il faut une certaine densité de déplacement et donc généralement des centres urbains avec des gares et des trains.
Ce serait d’ailleurs intéressant d’avoir les stat des trajets Blablacar : le 80/20.

Le covoiturage n’est pas intrinsèquement négatif. Il peut, dans certains cas, optimiser l’usage d’un véhicule déjà en circulation. Mais l’évaluation pertinente doit se faire à l’échelle du système de mobilité, et non à celle de l’individu. Dès lors que le covoiturage se substitue à un transport en commun, il produit un effet net défavorable : il retire des passagers aux modes collectifs, fragilise leur viabilité économique, et renforce la dépendance structurelle à l’automobile. Ce mécanisme reste valable en zones rurales ou de montagne, où l’argument de l’absence d’alternative sert souvent à justifier une extension du bagnolage plutôt qu’à interroger les conditions de son maintien.

La décarbonation implique une réduction massive de l’usage de la voiture individuelle. Cela suppose d’accepter de moins bagnoler, voire de ne plus bagnoler du tout pour certains trajets. Toute approche qui contribue à pérenniser le modèle automobile, même sous une forme présentée comme vertueuse, y compris électrique, retarde la transition vers des mobilités bas carbone. En ce sens, les dispositifs qui encouragent ou facilitent l’usage de la voiture, y compris le covoiturage lorsqu’il remplace un mode collectif, participent à la reproduction du système existant plutôt qu’à sa transformation.

Une voiture électrique n’est pas neutre. C’est peu ou prou les mêmes soucis en moins pire que la voiture thermique. A titre individuelle, je comprends bien que le mazout à 2,5€/L pousse à Blablacarer et/ou à passer à un véhicule électrique.

Mais avec un Président faisant le buzz en montrant ses muscles en jet-ski, il est pour le moins compliqué de vouloir avancer collectivement sur la voie de la décarbonation.

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Oui, BlaBlaCar chouchoute les conducteurs depuis le début.
J’ai une centaine de covoits passager et une dizaine en tant que conducteur, voyages transversaux de 300 à 800km (entre 2 et 3 changements de train sinon).
Zéro pénalité pour le conducteur même si celui-ci annule au moment du départ ou après le départ théorique -ça m’est arrivé trois à quatre fois en tant que passager, parfois sans explication-.

Les passagers ont de plus en plus de pénalités s’ils annulent un trajet, donc, je prends le covoit pas trop en avance, mais je ne prends jamais le jour même sauf exception. En tant que passager, je fais très rarement une demande spécifique (ce n’est pas un taxi), mais j’en vois passer pas mal.
Et ça ne va pas s’améliorer car désormais on peut négocier le prix.
Quand un conducteur a l’habitude du fonctionnement, il rejette quasi systématiquement ces demandes.

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Est-ce que c’est vraiment « raisonnable » que Saint Pierre de Chartreuse ne soit pas accessible par TC ? Je passe de plus en plus de temps en montagne en Autriche, et la différence de la qualité des TC en montagne est impressionnante.

C’est un constat que je déplore. La Chartreuse est le 1er massif Alpin quasi de proximité pour l’agglomération Lyonnaise (capital régionale et 3ieme ville française). Il y a même un train s’arrêtant à Pont de Beauvoisin, donc la porte d’entrée de la Chartreuse en venant de Lyon. Mais ça s’arrête là. Pour accéder à la Chartreuse en TC, il faut passer par Grenoble ou Chambéry, avec in fine des temps de trajets qui explosent, voire quasi impossible pour le Nord au départ de Chambéry compte tenu des horaires d’arrivés du 1er train.

Je suis arrivé à un pratique by fair means en partie parce que ça m’emmerdait profondément de perdre mon temps dans TC totalement à la masse, y compris qd ils fonctionnent comme prévu. Si on prend en compte les pépins récurrents sur ces lignes, y compris le WE, on ne peut que féliciter ceux et celles ayant l’abnégation suffisante pour utiliser ces TC.
Le soucis est simple : la bagnole a siphonné les investissements depuis 50 ans. La comparaison entre le tunnel ferroviaire et les tunnels autoroutiers pour passer l’Epine est juste hallucinante.

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Si tu ne veux pas perdre ton temps il faut peut être commencer par ne pas habiter à 100km de la première montagne.

En proportion, la population de l’agglo Lyonnaise est peu montagnarde comparé à Chambéry ou Grenoble. et les ligne de TEC qui vont en Chartreuse depuis ces 2 villes ne sont déjà probablement pas saturé.

Les TC en AURA (je ne sais pas ce qu’il en est ailleurs) ne sont pas pensés pour les activités de loisir le WE (horaires tardifs, correspondances merdiques ou impossibles, arrêt non déservi…).
C’est beaucoup plus facile de faire un projet en montagne via les TC en semaine - pour ma part depuis Lyon - que le WE.
Certainement une histoire de logique de productivité.

Exception notable, ça marche souvent bien pour monter en station plutot en alpin l’hiver.

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Ca se discute… l’Etat collecte ±45 milliards d’impôts et taxes sur le transport routier et dépense plus ou moins la même chose en investissement et frais de fonctionnement. Sachant que les routes ne servent pas qu’à circuler en voiture ( fret, secours, bus…)
Par contre la bagnole a des externalités négatives on est d’accord, sauf qu’il est impossible de les chiffrer.

Le train lui est très largement subventionné et ne collecte quasi rien en taxe.
Alors on peut faire le choix de subventionner encore plus mais ça a des limites politiques.

Perso je fais en général l’approche vers les montagnes en TGV (je suis très loin) mais j’ai renoncé à faire les 100 derniers kilomètres en TC : trop de mésaventures de toutes sortes avec les TER et trop de contraintes incompatibles avec l’activité et avec un horaire limité. Du coup voiture élec le plus souvent.

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Subventionner c’est bien, mais investir c’est mieux.
Si la France est dans le peloton de tête en subvention au ferroviaire (80 % du prix du billet en trafic régional), elle est loin à la traîne dans l’investissement. Donc le réseau et le service se dégrade, donc les gens ne prennent plus le train. C’est un peu con de subventionner un truc peu efficace.

Mais dans une optique politique de court-terme (= de ce que ça peut politiquement rapporter sur la durée d’un mandat), c’est plus efficace que d’investir sur le moyen voire le long-terme.

Si en plus maintenant les trains partent et arrivent à l’heure, mais dans quel monde vit-on ?

(c’est d’autant plus marrant de lire ça que c’est -et exactement !- le principal argument des bagnoleurs pour ne pas prendre les TC qui existent…)

A titre de comparaison avec Blablacar, sur le Bon Coin, avant, les gens achetaient (ou pas) au prix indiqué sur l’annonce, et maintenant, ils cherchent systématiquement à négocier.

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Idem depuis Toulouse. En semaine il y a un train qui part avant 7h alors que le weekend le train part à 7h47 donc arrivée en montagne vers 10h, ce qui est tard…

Bah moi je suis dans les Pyrénées actuellement depuis Marseille en TC. Faut prendre le temps qu’il faut mais je suis en vacances.
C’est sûr que pour un weekend c’est compliqué mais pour un weekend on peut viser plus proche

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