Et si vraiment on n’aime pas le ski de piste (surtout quand elles sont envahies de monde avec la Gopro sur le casque qui se prend pour Candide Thovex alors qu’ielles skient comme des merdes) ?
Etre bon à ski de piste ou de rando
Je le regarde un peu comme faire de la salle d’escalade, ce qui ne me branche pas plus que ça, mais qui permet de bien mieux s’amuser en grande voie ou en montagne (ou, à la limite, en couenne).
De toute façon faut faire du hors piste ou au moins du bord de piste… Disons que dans une journée tu fais facilement l’équivalent de 5 sorties en ski de rando.
En plus si tu y vas le matin en semaine quand les conditions ne sont pas bonnes (ce qui fera de toi un bon skieur), tu seras plutôt tranquil. Les quelques fois que je suis allé skier à Lans, y’avait pas grand monde.
Evidemment tu est libre de faire comme du veux, mais je suis passé d’un niveau « luge à foin » à un niveau plutôt correcte (à l’aise dans le 4.1 voire 4.2, capable de profiter de la descente même si la neige n’est pas terrible) en une saison grace à ~8 séances de ski de piste en station. Et mes journées de ski de rando sont tellement plus agréables.
Si seulement j’étais encore chômeur, j’aurais du temps, mais pas d’argent à mettre dans des skis neufs et des forfaits).
J’n’ai plus de temps libre (et pas beaucoup plus de thunes vu comme l’educ nat’ rémunère mal ses esclaves
)
Je ne savais pas que tu avais repris le taf… Mais bon voilà - c’est à méditer. Au pire t’y vas le weekend quand les conditions sont pas bon pour randonner.
Pour le prix des forfaits, cela peut même s’arranger. il y a des stations où les premiers téléskis du front de neige sont gratuits. Franchement pour faire de la technique c’est pas si mal, (J’ai « appris » à skier à un copain Mexicain qui n’avait jamais vu la neige, à Gresse en Vercors, sans payer de forfait je ne sais pas si c’est encore le cas), il y a Saint Colomban les villards, c’est gratuit, tu fais de la technique le matin et une rando l’apmidi !
Je ne sais pas si c’est ridicule, mais j’atteins à peine la moitié de ça, et je m’amuse quand même.
Je ne vois d’ailleurs pas d’intérêt à descendre vite, on profite moins du paysage, on risque de se casser la figure sur un obstacle qu’on n’a pas eu le temps de voir et d’éviter, on risque de se faire mal si on tombe, et je ne trouve pas que descendre à mach 2 soit plus agréable que d’enchaîner des petits virages tranquilles, chacun son plaisir.
On a mis 3h à monter, c’est pas pour descendre en 5mn. Tu vas me répondre qu’on peut alors enchaîner sur un autre sommet, mais ça c’est à condition de pouvoir faire le double de dénivelé en montée dans la journée, ça n’a rien à voir avec la vitesse de descente.
Il te suffira de ne pas skier sur les pistes, ce qui est juste du bon sens s’il s’agit d’apprendre à skier pour le ski de rando.
Envoyer le pâté à ski, être le plus rapide à ski, c’est un peu, beaucoup, les bases, les fondamentaux de la discipline.
Qd tu tapes un bon run, c’est clairement grisant, comme pour tous les sports de glisse. Bien évidement que c’est dangereux mais ça fait partie des fondamentaux du ski. En 2026, c’est facile d’aller vite en toute neige avec des gros skis, et un peu pénible de tortiller en gobilles. Grand papa faisait de la godille parce qu’il n’avait pas le niveau, ni le matériel pour faire autre chose.
Le film culte rappelant qu’on ne tortillait déjà plus en 1983 : https://www.youtube.com/watch?v=rbdUEOyryeg
Je fais ce que je veux, c’est un loisir, et je n’ai pas de compte à te rendre. Je ne crois d’ailleurs pas t’avoir demandé de juger ma pratique.
Je ne dis pas qu’il faut skier vite en rando, mais que même quand j’essaie de skier vite, ça reste une vitesse faible, qui permet donc d’avoir de la marge et de ne jamais tomber.
Sinon perso la dernière fois que j’ai skié « vite » (la semaine dernière), c’était pour être à l’heure au boulot (Dent de Crolles durant la pause de midi). Mais c’est aussi pour le plaisir des virages coupés en grande courbe : avec les yeux à moins d’1m de la neige dans les courbes, ça augmente l’impression de vitesse.
On est d’accord. Sauf que pour moi la vitesse faible qui permet de ne jamais tomber serait plutôt autour de 30km/h (si j’en crois ma montre, je n’ai jamais cherché à vérifier, en fait la valeur absolue ne m’intéresse pas plus que ça
).
Mais c’est sur qu’il vaut mieux éviter de tomber en rando. Même si on ne se fait pas mal, c’est fatiguant de se relever, mieux vaut ne pas le faire trop souvent.
Je me pensais plutôt bon à ski, mais là, je m’aperçois que je suis vraiment nul. Merci @Bubu d’avoir remis ma pendule à l’heure.
Régulièrement quand je finis une rando sur des pistes de station ouverte, j’en profite pour avoiner en descente si la neige le permet.
Mais je me fais dépasser par des jeunes en ski de piste qui descendent en mode cool 
Donc oui, on est vraiment nul.
Il faudrait déjà se mettre d’accord ce que signifie être bon à ski. Si c’est d’arriver en bas sans trop tomber, 99% des skieurs seraient bons. Mais il faut être réaliste, si on passe 80% du temps à monter (ski de rando), il y a tout de même peu de chance qu’on soit un bon skieur (à la descente).
La vitesse est assurément un critère d’évaluation dans une discipline construite historiquement « autour » de la vitesse . On ne peut pas aller vraiment vite sans avoir une bonne technique. En tout cas, je n’ai jamais vue de personnes avancer en slalom, descente, freeride sans avoir une bonne technique. Même en ski alpinisme, on commence à voire des bons skieurs, même si le matériel et le type d’épreuve ne mettent pas en valeur les qualités techniques.
En escalade, on peut facilement évaluer son niveau en comparant avec les performances des meilleurs grimpeurs (9b+). En ski, il suffirait d’aller faire un chrono sur la Streif ou sur un Derby.
La pratique tous types de neige ? La raideur de la pente ? La vitesse ? L’élégance ? …
Le fuseau fusalp bien sûr. Et des VR27.
Ah bon je savais pas que c’était le comble de l’élégance. J’en ai eu c’était des bons skis.
On en revient donc à la Streif et à un Derby, y compris pour l’élégance. On ne peut pas aller réellement vite, quelles que soient les conditions de neige, sans une bonne technique, sobre et donc « élégante ». L’élégance à ski consiste à ne faire que les bons gestes et à adopter la bonne position en toutes circonstances. Il suffira donc d’enclencher le chrono pour voir à partir de quelle vitesse on cesse d’être élégant.
La pente raide me semble être un sujet un peu différent. Il n’est pas nécessaire d’avoir un très gros bagage technique de skieur pour tourner lentement, quasiment à l’arrêt, dans du raide (disons au-delà de 45°). Il s’agit surtout de gérer la prise de risque et les conditions, ce qui relève, selon moi, davantage d’une approche alpinistique. En revanche, à nouveau, la vitesse dans du raide exige un bagage technique important.
Ce n’est que mon point de vue.
En venant de l’alpin, je n’ai généralement jamais cherché mes limites techniques en ski de rando. Ce serait bien trop dangereux car on n’a pas le bon matériel, pas les bons EPI (vrai casque, dorsal …) et les secours sont bien plus long à intervenir. En alpin et FR, j’allais bien évidement à la chute, à mes limites notamment pour progresser. J’ai fini une demi douzaine de fois à l’infirmerie ou à l’hôpital, jamais en ski de rando. Qd je suis au taquet dans des trucs raides, c’est généralement parce que j’ai mal géré les conditions. Dans ce cas, il suffit de descendre à pied ou en rappel.
Pour moi, l’élégance est le révélateur de la maitrise.
A ce propos, je suis toujours surpris du peu d’élégance d’une grande part des skieurs de randonnée. Comment ont-ils appris? Ont-ils fait du ski en station auparavant ? Pris des cours ?
Les stations ont jusqu’à présent permis à de nombreux skieurs de randonnée d’apprendre à skier. Qu’en sera-t-il lorsque les petites stations auront toutes fermé, et qu’il ne restera que les domaines skiables réservés aux publics les plus fortunés ? Est-ce qu’il y aura moins de skieurs de randonnée faute de possibilité d’apprentissage au ski, ou les publics moins privilégiés vont-ils au contraire se précipiter vers la montagne en trouvant d’autres modes de formation ?
Uniquement si on associe cela avec la vitesse et/ou la difficulté du terrain. C’est facile d’avoir un bon style à basse vitesse dans une bonne poudre régulière de 10 cm, une belle moquette ou un billard en neige tendre. C’es autre chose qd la vitesse augmente, que le terrain est changeant et/ou plus difficile nécessitant une bien meilleur technique. Je me rappelle d’une vidéo d’un « simple » moniteur de ski (pas un compétiteur) participant à la descente d’un JO. Etant moniteur diplômé en France, il avait assurément un bien meilleur style que 99% des skieurs mais il ressemblait à une luge à foin dans cette descente des JO, sans même parler de la valise qu’il a pris.
Bien que le niveau technique moyen des randonneurs ait augmenté au fil des décennies, notamment grâce au matériel, ce niveau reste globalement assez faible. Avec la fatigue accumulée à la montée, un sac à dos qui amplifie les déséquilibres, un équipement moins performant que celui utilisé en alpin ou en freeride, et surtout une pratique relativement limitée de la descente, il est assez logique que la technique soit perfectible.
La technique à la descente se travaille à la descente. A moins d’aller passer des dizaines de journées, de we, à manger du FR avec des remontés, il ne faut pas trop espérer qd au niveau à la descente. Comme il faut en plus travailler le cardio (pour monter) et monter du gros matos pour bien descendre (ce qui augmente la nécessité d’un bon cardio), la plupart des randonneurs préfèrent logiquement prendre plaisir à randonner à ski qu’à skier.
J’avais débuté la rando à ski avec un ancien qui savait à peine skier. N’empêche qu’il avait traversé plusieurs fois toutes les Alpes à ski avec son niveau luge à foin, y compris à une époque sans refuges gardés, voire parfois sans refuges.