Escalade et addiction?

Posté en tant qu’invité par Louis:

Bonjour à tous,

Plus on grimpe, plus on a envie de grimper !? Cela en devient même une obsession ?

La grimpe est-elle pour vous une addiction (une dépendance) autant physique que psychologique dont il semble bien difficile de se détacher .
Après un bonne journée de grimpe, qq jours après, le cerveau commence « à gamberger », les muscles réclament et tant que l’on n’a pas regrimpé on est mal !

Etes-vous d’accord, avez-vous des expériences à partager sur ce thème ?.

Louis

Posté en tant qu’invité par PACO:

Tu n’es pas le seul, c’est pareil pour moi, même symptome.

[%sig%]

Posté en tant qu’invité par laouvalindien:

J’ai vraiment pas ce probleme, l’escalade n’est pas ma seule passion, il y a plein d’autres choses qui me plaisent dans la vie et je n’ai jamais senti cette addiction.

Posté en tant qu’invité par Eric:

Curieux de tout ( Littérature, architecture, peinture …), l’escalade et l’alpinisme sont des activités prétextes au voyage et à la rencontre des autres.
Comment faire pour vivre sans ?
Je ne me suis pas posé la question :slight_smile:

Posté en tant qu’invité par Louis:

Oui, mais tu parle de « passion » .
Or passion veut dire : émotion puissante et continue qui domine la raison !
Je pense donc que, si comme tu le dis tu n’as pas ce problème, tu ne dois pas employer le mot passion.
Le terme « distraction » (qui d’ailleurs va bien avec « les plaisirs de la vie » dont tu parles) me semble plus approprié.
Bye
Louis

Posté en tant qu’invité par laouvalindien:

Louis a écrit:

Oui, mais tu parle de « passion » . Or passion veut dire : émotion puissante et continue qui domine la raison ! Je pense donc que, si comme tu le dis tu n’as pas ce problème,
tu ne dois pas employer le mot passion. Le terme « distraction » (qui d’ailleurs va bien avec « les plaisirs de la vie » dont tu parles) me semble plus approprié.
Bye
Louis

Tu cites une des définitions de la passion; dans le dictionnaire il y a aussi : inclination très vive. C’est cette définition que j’utilisais et qui convenait à ma pensée.
Bonne grimpe.

Posté en tant qu’invité par Louis:

Ok, je « m’incline donc très vivement » .
Il y a effectivement plusieurs « degrés », et celui dont je fais allusion dans mon post initial se situe dans un autre registre que « l’inclination très vive ».
Bye
Louis

Posté en tant qu’invité par jozles:

Je confirme… et tous les grimpeurs que je connais sont idem (une bonne vingtaine).
On a une faible autonomie (2-3 jours) sans grimpe et 3 à 4 séances par semaine.

C’est pas grave dans la mesure ou le sevrage est rapide. Après 2 semaines (si tu fais autre chose) ça va mieux. Quand on est arrêté sur panne mécanique (tendinites etc.) on va courir (au moins au début), ça aide à passer le temps même si ça remplace pas.

L’explication technique est liée aux endorphines. C’est valable pour toutes les activités d’endurance. Quand l’effort physique fait souffrir, le cerveau produit des calmants. Et il s’habitue au bien-être que ça procure. Heureusement il y a d’autres mécanismes de régulation liés à la fatigue et « l’addiction » reste légère. Remarquez comme l’effet anxiolytique d’une bonne séance calme les peines de l’âme…

Dans tous les cas ça n’a rien à voir avec la capacité (ou non) à s’interesser à autre chose.

Posté en tant qu’invité par lu:

pour moi ça a marché comme la drogue : premier contact on trouve ça marrant mais bon ça fait quand mème un peu mal aux bras ,deuxième fois on y retourne sans trop savoir pourquoi, puis petit à petit on y retourne de plus en plus regulièrement en augmentant la dose de dificulté pour finir et sans s’en etre rendu compte on ne vie plus que pour ça. La seule différence c’est que tu te pourri pas la santée ni le cerveau et que l’acoutumence n’existe pas (pour l’instant…), en revanche la sensation de manque est elle bien présente ce qui explique la creation de produits de substitution comme les poutres (pour les plus atteinds ) ou les pans qui procurent un plaisir certes intense mais de courte durée ,en vérité je vous le dit comme le toxicomane noyant sa détresse dans les paradis artificiels le grimpeur cherche sa voie dans un paradis bien réel entre le ciel et les ténèbres , entre la terre et le relais .mais la voie du boheur est périlleuse et le crux nécessite du courage de l’endurance et de la tenacité alors accrochez vous et bonne grimpe.

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Posté en tant qu’invité par sunja:

d’accord avec Lu ! j’ai ressenti les mêmes émotions et la même addiction. La seule différence, c’est que dès la première fois, il y a un an, j’ai senti que malgré la peur, c’était ça. Ce truc, c’était pour moi. Et là je dois préciser qu’auparavant, j’avais jamais fait de sport (et, shame on me, j’étais même la dernière pour bouger mon cul…)
Ah l’escalade ! Je suis tellement accro que j’en culpabilise parfois : en effet, j’ai jamais eu de passion auparavant (des centres d’intérêt oui plein), en tout cas jamais rien qui m’ait donné envie de m’y consacrer à « corps perdu ». Je culpabilise car je sens bien que pour une séance d’escalade, la fin justifie les moyens ! J’essaie de ne pas devenir trop égoïste mais il n’en faudrait pas beaucoup pour que je devienne totalement monomaniaque (mais ne le suis-je pas déja ?)… le plus dur maintenant pour moi, c’est de rencontrer des gens aussi accro, pour avoir moins l’air d’une freak…

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Posté en tant qu’invité par jesus:

addiction, passion, enthousiasme, volonté … rien de plus normal.
cette approche de l’élément que l’on ne retrouve pas seulement dans l’escalade d’ailleurs, un royaume de liberté, un petit bout de paradis, peut-être même un échappatoir aux désastres du monde actuel, devant lequel on peut qu’esquisser une danse. On retrouve ce qu’il y a d’archaïque en nous, des choses qui nous touche profondément, qui nous remplissent (contrairement à bcp de choses qui vident aujourd’hui …), la renaissance du pouvoir d’émotion … et lorsque l’esprit est agrandi par ces nouvelles expériences il ne peut plus rebvenir à ses anciennes dimensions.

L’escalade comme une révélation … révélation de sa propre sincérité, révélation de la vie, révélation du contact avec la roche, révélation tout court … là on ne peut pas mentir, on ne peut plus tricher et seul reste une espèce de chose naturelle qui nous touche, l’incertitude de la réussite, le doute de l’échec, l’enthousiasme, la volonté d’aller jusqu’au bout des choses.

hummmm … jmemballe un peu là :)))

Posté en tant qu’invité par Louis:

On ne s’emballe jamais trop quand il s’agit d’escalade…!
Super ton mail.

LIBERTE…Qqun me disait qu’il ne s’était jamais senti aussi libre qu’attaché à une paroi…
Allez; lâcherz-vous quoi !
Louis