Equipement Lac Blanc

Posté en tant qu’invité par J.Marc:

Un sujet annexe s’est greffé sur celui de pierre rouzo ( Un nouveau massacre (!)… ), à savoir l’équipement du Rocher Hans au Lac Blanc (Haut-Rhin). Afin de limiter le hors-sujet, je propose de continuer ici la discussion sur le Lac Blanc.

Je reproduis ci-dessous les posts concernés.

* Auteur: marco (84.6.137.—)
Date: 23 nov 2005 13:41

Le Lac Blanc en Alsace , HS tu as oublié ?
Site protégé de toute équipement reservé , à la grimpe sur coinceur .
C’est pas un massacre , pris de ta propre initiative , de l’avoir spité.

* Auteur: HS (—.univ-mulhouse.fr)
Date: 23 nov 2005 14:23

Je vois que j’ai affaire à un historien. Saches que j’aurais été ravi de laisser le Lac Blanc vierge de tout équipement et pouvoir prétendre être le dernier village d’irréductibles gaulois. Malheureusement, en 1987, les spits ont commencé à fleurir de façon anarchique sans respecter les lignes et les noms des voies que nous avions ouvertes « au coinceur ». C’est par dépit, en pensant que l’avènement de l’équipement à demeure des voies était irréversible, que Jean-Pierre Minazzi et moi, avons équipé la falaise pour conserver les lignes et les noms originaux.

Auteur: LZM (—.w82-126.abo.wanadoo.fr)
Date: 23 nov 2005 15:08

Marco, le Marco ? Celui de la FFMEUHHHH ?

Serge : Comment peut-on parler de massacre s’agissant des voies du Lac Blanc? Votre réequipement (qui laisse parfois des blancs entre les points d’ailleurs…) n’a en rien gâché le caractère du site et des voies que bien des grimpeurs moulés dans un collant rayé ne peuvent envisager de gravir un jour…Je crois même qu’il a permis de belles choses et qu’il en reste encore certaines à ouvrir.
Pour aller dans ton sens, il est évident que l’équipement était la solution face à l’anarchie spitophage et donc l’accident. Parler de massacre n’a pas de sens, parler de prise de responsabilité en a un s’agissant de cet équipement.

Mieux encore, il s’agissait là d’un travail…pas de danger à ce tarif que certain commette un massacre…

* Auteur: Tof (—.w193-250.abo.wanadoo.fr)
Date: 23 nov 2005 18:43

Il est peut être possible de defaire en 2005 ce que tu as fait en 1987.

L’équipement des voies à demeures n’est pas irréversible.

* Auteur: J.Marc (—.evc.net)
Date: 23 nov 2005 18:49

Tof a écrit:

Il est peut être possible de defaire en 2005 ce que tu as fait
en 1987.

Ce serait fort dommage, car le résultat est plutôt réussi !

* Auteur: marco (84.6.137.—)
Date: 23 nov 2005 19:26

C’était le dernier site des vosges valable , pour grimper sur coinceurs.

marco a écrit:

C’était le dernier site des vosges valable ,
pour grimper sur coinceurs.

Possible, je ne grimpe en Alsace que depuis 10 ans, mais est-il judicieux de revenir 18 ans en arrière sur un site qui depuis a fait ses preuves dans son équipement actuel (qui est loin d’être asceptisé) ? C’est un sujet de discussion intéressant (et pas facile), mais il vaudrait mieux que tu en fasses un nouveau sujet, car pierre parle de réaction à chaud sur un massacre, c’est un problème assez différent.

* Auteur: Tof (—.w193-253.abo.wanadoo.fr)
Date: 24 nov 2005 12:33

Il ne s’agit pas de revenir 18 ans en arrière mais de privilégier une méthode moderne et propre de protection.

Posté en tant qu’invité par J.Marc:

Tof a écrit:

Il ne s’agit pas de revenir 18 ans en arrière mais de
privilégier une méthode moderne et propre de protection.

Je ne dis pas que le TA, c’est revenir en arrière, loin de là ! Mais sur un site déséquipé, ça n’a pas grand sens, quand depuis deux décennies les Vosgiens et Alsaciens y ont apprivoisé une escalade sportive de qualité ! Car c’est un superbe travail d’équipement qui y a été fait !

Alors pour reprendre le terme de « massacre » utilisé par pierre rouzo, déséquiper le Rocher Hans serait, pour moi, un massacre… Il y a mieux à faire que de défaire les belles oeuvres !

Quand je veux faire du TA, je vais à Baden, ou dans le Palatinat ; en Allemagne, donc ; ou alors en Suisse. Peut-être qu’il n’aurait pas fallu équiper le Lac Blanc… mais on ne peut pas refaire l’histoire locale.

Posté en tant qu’invité par HS:

Tu vois, il n’y a pas de quoi en faire un débat. De toute façon, au Lac Blanc, c’est moi qui décide ( on est le dictateur de ce qu’on peut!).

Posté en tant qu’invité par J.Marc:

HS a écrit:

Tu vois, il n’y a pas de quoi en faire un débat.

Je ne l’ai jamais souhaité. J’ai juste voulu stopper le HS (excuse ce mauvais jeu de mots) sur le sujet de pierre, vu que certains semblaient vouloir en découdre avec les spits du Lac Blanc. Mais s’il n’y a pas plus de réponses, tant mieux, je n’ai pas envie que ça change !

De toute façon, au Lac Blanc, c’est moi qui décide ( on est le dictateur
de ce qu’on peut!).

Si la vierge est d’accord ! Et les orages ? Terribles, les orages au Rocher Hans…

Posté en tant qu’invité par HS:

Merci au modérateur , pour tes corrections.

Posté en tant qu’invité par Tof:

Salut Jean Marc,
Bien qu’étant Alsacien (immigré en région Rhône Alpe), je n’ai quasiment jamais grimpé en Alsace. Je ne connais pas le Rocher Hans. Ma réponse était juste à prendre dans le contexte : ce n’est pas parce qu’il y a 18ans nous avons fait une « connerie », qu’il n’est pas possible de changer des choses. Il semblerait que les Alsaciens ont accepté, comme tous les Français, l’équipement à demeure des voies pouvant être protégées par des moyens soft. Dommage, l’exemple Allemand aurait pu permettre une « sauvegarde » de la « bio-diversité grimpante » en Alsace au même titre que le droit local a préservé des spécificités juridiques. J’imagine que dans les années 80, le nombre de site n’était pas infini, les salles n’existaient pas et que donc il était parfaitement dans l’aire du temps d’équiper. Mais en 2005, il y a suffisamment de salles, de sites avec équipement sportifs sur un rocher ne pouvant pas se protéger, de bloc etc… pour qu’il soit possible de se poser la question si les rares sites pouvant se protégeant naturellement ne pourraient pas être équipé en prenant en compte la spécificité du rocher. Attention, ne connaissant pas le site, mes propos restent très généraux et ne s’appliquent peut être pas au Rocher Hans.

Posté en tant qu’invité par J.Marc:

Salut Tof,

Il y a deux manières de défendre le TA (appellation que j’utilise pour simplifier ; à nuancer : on parle ici plutôt d’un équipement minimaliste privilégiant les protections naturelles). Et je crois qu’elles se complètent.

  1. Jouer sur le terrain : se battre pour préserver les voies existantes, limiter les rééquipements au seul remplacement des points hors d’usage, et discuter en concertation de certains déséquipements.

2 ) Jouer sur les grimpeurs : sensibiliser les grimpeurs aux plaisirs du TA, ce qui va de l’édition de topos à la formation. J’essaye de privilégier cette dernière dans mon club, autant auprès des cadres bénévoles que des pratiquants.

Alors quid d’un déséquipement d’un site comme le Lac Blanc ? Il faut savoir que ce site, intelligement équipé, plutôt espacé, exigeant, fait le plaisir des grimpeurs qui recherchent un zeste d’engagement ; et perso je n’y vais jamais sans mes friends. Si on rendait se rocher à sa virginité d’origine, il faut savoir qu’on créerait un tollé auprès des habitués du site, eux-mêmes souvent friants d’aller tâter du coinceur chez nos voisins allemands ou suisses… Très mauvaise pub pour le TA ! En bref, dans ce cas pécis, jouer sur l’aspect 1) nuierait à l’aspect 2).

Mais je ne dis pas qu’ailleurs ce soit impossible !

Posté en tant qu’invité par marco:

Tu veux titiller le poisson JM.
Le lac blanc, était vraiment le terrain ideal pour la pratique de l’escalade sur coinceurs, des longueurs courtes à relais sur terrasse , des fissures ect .
Il aurait été plus intelligent , de réaliser un équipement de style Envers des Aiguilles , pour moderniser le secteur , plus tot que spiter à 50cm d’une fissure .

[%sig%]

Posté en tant qu’invité par J.Marc:

marco a écrit:

Il aurait été plus intelligent , de réaliser un équipement de
style Envers des Aiguilles , pour moderniser le secteur , plus
tot que spiter à 50cm d’une fissure .

C’est possible… mais la question en 2005 n’est pas de savoir ce qu’il aurait fallut faire 18 ans avant… juste de savoir si aujourd’hui un déséquipement serait bénéfique. Et je pense que non, pour les raisons évoquées.