Équipement du haut ou du bas?

Posté en tant qu’invité par LilOunet:

j’ai remarqué en GV :cool:

sans esprit de polémique bien sûr :slight_smile:

qu’ un équipement du bas engage généralement + dans les cotes faciles (5c/6a+) que dans les cotes + dures ( 6b+/6c+ )
mais c’est logique l’équipeur peut + facilement s’en coller une

l’équipeur se fait plaisir dans le Facile en équipant light
mais lorsque on frise avec le + dur l’équipement se resserre comme par magie

alors que du haut
on a une espèce d’homogénéité de la voie les points sont sûrement pas aussi logique que par le bas
encore que ? mais ils semblent être + réguliers

grosso modo cela semble logique

mais j’aimerai avoir l’avis :rolleyes:

d’un équipeur du haut

et du bas

Evidence va te répondre :wink:

Mais je connais quelques voies en Suisse équipées du bas où il faut attendre le 6c voir plus pour se sentir mieux :o

Posté en tant qu’invité par débatdubasduhaut:

Etant équipeur (du bas), ma pratique est différente de ton ressenti.

Dans les voies faciles, j’essaie vraiment de me mettre à la place du répétiteur et équipe plutôt abondamment, afin d’éviter toute mauvaise chute.

Dans les voies plus difficiles, la chute étant souvent moins dommageable et l’expérience des grimpeurs plus grande, la distance entre les points s’éloigne, en précisant que j’équipe au max à mon niveau d’escalade à vue, pour ne pas être tenté de trop rajouter de points.

Avec un peu d’expérience, on peut quasiment toujours s’arrêter où l’on veut pour percer en ouverture du bas, et l’engagement est ainsi imposé par l’ouvreur en toute connaissance de cause. A ce sujet, l’artif (ou les trous de crochets, ou le petit détour facile) entre les points est une incohérence totale dans l’ouverture du bas: on doit grimper comme le répétiteur ou alors renoncer à équiper.

Tout réside plutôt dans « l’age de l’ouverture », qui influence bien plus le style d’équipement que l’équipement du haut ou du bas: il y a 15 ou 20 ans, il était inconcevable de bien équiper/sur-équiper une voie facile, alors qu’aujourd’hui c’est devenu quasiment une exigence.

Posté en tant qu’invité par la baltringue:

C’est à dire ? tu places un point sans te vacher sur un crochet, mais uniquement calé sur des prises naturelles ? Ca doit etre chaud quand même, faut appuyer sur le perfo :stuck_out_tongue:

Posté en tant qu’invité par LilOunet:

[quote=« débatdubasduhaut, id: 875420, post:3, topic:86874 »]Etant équipeur (du bas), ma pratique est différente de ton ressenti.

Dans les voies faciles, j’essaie vraiment de me mettre à la place du répétiteur et équipe plutôt abondamment, afin d’éviter toute mauvaise chute.

Dans les voies plus difficiles, la chute étant souvent moins dommageable et l’expérience des grimpeurs plus grande, la distance entre les points s’éloigne, en précisant que j’équipe au max à mon niveau d’escalade à vue, pour ne pas être tenté de trop rajouter de points.

l’équipement du haut ou du bas: il y a 15 ou 20 ans, il était inconcevable de bien équiper/sur-équiper une voie facile, alors qu’aujourd’hui c’est devenu quasiment une exigence.[/quote]
je pense en ex : à MI-PI qui en dalle est fortiche !!!
comment a t-il fait dans la dalle en 6c/7a d’orchidéa (sappey 74 ) pour équiper sans crochets c’est lisse comme un cul et il y a entre 3 et 4m mini entre les points
et la longueur en 6b surplomb avant et bien fournie (moins fortiche c’est clair )

c’est dû au fait qu’en dévers il est difficile de manipuler le perfo

autre ex : BBX fait les 2 il me semble?
lorsqu’il « finançait » son matos il avait tendance à mettre les points selon le niveau obligatoire de la voie et franchement des fois les fesses se serrent toutes seules dans les 6a+
et carrement un peu désertique en dessous
au dessus faut grimper certes mais jamais expo

mais depuis 2000 environ son équipement à évoluer un peu vers la tendance actuelle

même MI-PI mais pas encore en dalle :slight_smile:

Posté en tant qu’invité par Aaaa…tchoum:

[quote=« LilOunet, id: 875379, post:1, topic:86874 »]j’ai remarqué en GV :cool:

sans esprit de polémique bien sûr :slight_smile:

qu’ un équipement du bas engage généralement + dans les cotes faciles (5c/6a+) que dans les cotes + dures ( 6b+/6c+ )
mais c’est logique l’équipeur peut + facilement s’en coller une

l’équipeur se fait plaisir dans le Facile en équipant light
mais lorsque on frise avec le + dur l’équipement se resserre comme par magie

alors que du haut
on a une espèce d’homogénéité de la voie les points sont sûrement pas aussi logique que par le bas
encore que ? mais ils semblent être + réguliers

grosso modo cela semble logique

mais j’aimerai avoir l’avis :rolleyes:

d’un équipeur du haut

et du bas[/quote]

A part t’aider à enfoncer une porte ouverte, qu’attends-tu de nous, ouvreurs parfois du haut, parfois du bas.
Grimpe, équipe, découvre, apprends, expérimente, bref… forge-toi une opinion personnelle.
J’en connais qui ouvrent du bas dans du 6c, perceuse aux fesses. D’autres encore qui, la Hilti pendue au cul, mèche menaçant leur miches, désescaladent du 6 b lorsqu’ils ne sont pas satisfaits de leur ligne. La densité des points d’assurage est un choix de l’ouvreur indépendant de son niveau (à de très rares exceptions près, les ouvreurs ont un excellent niveau, c’est un condition de base).

LilOunet est simplement curieux de connaître des témoignages d’ouvreurs, comme par exemple celui de débatdubasduhaut ; en gros, comment chacun procède-t-il ?
Il n’y a pas besoin d’écrire des romans pour s’intéresser à la littérature et aux écrivains, mais quoi de plus enrichissant que de pouvoir dialoguer avec les écrivains eux-mêmes ?
Il en va de même ici.

Posté en tant qu’invité par mikado:

quelques corrolaires:
comment on fait pour équiper un 9a deversant de la mort sinon en artif?
Et surtout qui va poser les paires dans une voie de dingue accessible que par le bas et comment, sinon en y passant
la journée ou en tirant au clou?
Cela explique-t-il le rapprochement apparent des points que j’ai remarqué dans les vidéo des supers cracks?
Pardonnez mon ignorance mais cela fait-il finalement moins peur de grimper dans le 8 que dans le 6?

Ma conception d’équipeur (donc du haut) et non d’ouvreur (donc du bas):

  1. j’équipe des voies que je suis capable de grimper
  2. je place les points en fonction essentiellement des dangers liés à une chute possible (et chacun sait que tomber dans un terrain « facile » est plus casse-gueule que dans le « dur » en général, quoi que cela dépend aussi de la structure du rocher)
  3. si je fais un topo, je donne une information qui permettra au grimpeur de choisir « s’il y va ou pas »: très équipé, peu, expo, engagé, etc… De plus, j’indique le style de rocher et d’escalade.
    Je préfère utiliser des termes comme « peu » ou « très » équipé que bien; pour moi, bien renvoie à la qualité de l’équipement (et on espère que la qualité est toujours bonne ou plus…) plus qu’à la quantité de points; ainsi, une voie équipée en scellements béton peut être engagée, expo ou très équipée.
    Il ne me viendrait pas à l’dée d’équiper une voie pour moi qui serait expo pour un répétiteur…sauf dans mon spot secret!!! Mais ça, c’est une autre histoire… :lol:

Posté en tant qu’invité par débatdubasduhaut:

[quote=« la baltringue, id: 875423, post:4, topic:86874 »]

C’est à dire ? tu places un point sans te vacher sur un crochet, mais uniquement calé sur des prises naturelles ? Ca doit etre chaud quand même, faut appuyer sur le perfo :P[/quote]

Si,si; en calcaire, je place un (ou plusieurs) crochets pour percer. En granite = souvent posé que sur les pieds.
Je parlais entre les points, où on ne peut imposer honnêtement à un répétiteur que ce que l’on a réussi soi-même (donc, par éthique, ne pas user de ces petits arrangements évoqués ci-dessus).

Il existe des voies (par exemple Taghia / voie espagnole à Oujdad) qui ne sont qu’une succession de trous forés entre les goujons: mieux vaut ouvrir du haut dans ce cas.

Posté en tant qu’invité par LilOunet:

[quote=« LilOunet, id: 875379, post:1, topic:86874 »]mais j’aimerai avoir l’avis :rolleyes:

d’un équipeur du haut

et du bas[/quote]

en fait je trouve qu’un équipeur comme ex : G fiaschi harmonise bien ses voies
(à mon avis certaines longueurs doivent être équipées du haut et d’autres du bas dans une même voie)

l’équipement est juste
ni trop ni pas assez les points toujours bien placés
la cotation obligatoire donne une indication de l’engagement nécessaire
le répétiteur prend du plaisir car il ne pense qu’à grimper

tandis qu’avec d’autres je me dis tantôt trop de clous (mais ça me gène pas) ou pas bien le droit de tomber sinon bobo (là ça me gène +)
quel boulot messieurs les équipeurs

question ???
pensez vous aux répétiteurs ou bien celà reste une aventure personnelle et un plaisir perso satisfaction d’avoir "créer quelque chose "