Encordement sur mousqueton ou baudrier ?

Ma croyance depuis toujours : tant que possible, éviter les accessoires intermédiaires. Donc, tant que faire ce peut, s’encorder directement sur le baudrier.
Maintenant, c’est un principe que j’ai appris voici bon nombre d’années. S’il y a des raisons de le remettre en question, j’aimerais bien les connaitre.

Cela étant, @marcuszzz, au vu de tes questions, particulièrement sur les variations de longueurs de corde, il me semble impératif que tu suives une formation.

Au temps pour moi. J’ignorais cette nouvelle édition. J’ai la première datant de 97.

Tu as mis le même lien pour les deux bouquins que tu recommandes

ok merci. Quel est l’avantage d’une queue de vache plutôt qu’un cab ?
Je n’ai jamais vu personne utiliser une queue de vache à cet endroit, je m’interroge. Il me semblait qu’en cas de mise en tension, une queue de vache était difficile à défaire par rapport à un cab.

corrigé, merci

Contrairement à ce qu’on imagine, le cabestan peut se serrer et être impossible à défaire : expérience vécue par deux profs de l’ENSA après une chute en crevasse, ils ont fait tourner le nœud plus mousquetons à leurs collègues et personne n’a pu le défaire…
Alors qu’une queue de vache avec la méthode et un peu de patience tu y arrives toujours.

Surtout la queue de vache offre un petit plus en sécurité lors du secours : si pour une raison quelconque tu te retrouves à galérer pour installer ta tête de mouflage (ce qu’on fait toujours même dans l’optique d’une remontée sur corde de l’accidenté), alors tu peux en secours clipper ta sangle issue du corps mort dans la boucle de la queue de vache. Ainsi tu te désolidarise facilement de l’encordement en faisant le transfert de charge.

Ce sont deux avantages à la marge, c’est pourquoi le cabestan est considéré également comme bonne pratique, ayant lui aussi ses avantages à la marge.

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Merci Robin pour ta réponse. Quel est le danger de faire une progression corde tendue sur une arête avec une corde reprise par un cabestan sur un mousqueton directionnel ?

Un guide m’avait appris cette technique il y a 10 ans et je l’utilise depuis.

Merci :slight_smile:

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Tu introduis un élément plus faible dans ta chaine d’assurage, sans que ça t’apporte d’avantages :wink:

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Merci pour ta réponse. C’est presque philosophique comme choix alors. As-tu en tête des exemples de ce genre d’encordement où le nœud où la corde aurait cassé ?

Les avantages que j’y vois : rapidité pour faire et ajuster les anneaux, anneaux moins encombrants et surtout j’ai oublié comment on faisait classiquement car j’utilise que cette technique depuis 10 ans.

Ok merci pour l’explication. C’est possible de remplacer la queue de vache par un 8 ? Le 8 est plus facile à défaire après avoir été serré à mort. Ou bien le 8 a trop tendance à rouler/se retourner ?

Pour le cab serré à mort, il n’est pas possible non plus de le sortir du mousqueton ?

Parfois c’est pire que serré, la friction fait carrément fondre la gaine de la corde en surface :sweat_smile:

Anecdotiquement, j’ai déjà passé bien 10 minutes à essayer de défaire un cabestan que j’avais utilisé comme renvoi en top rope, même le glisser le long du mousqueton me semblait impossible. Et c’était mains nues dans de bonnes conditions. En conditions alpines j’imagine même pas la galère…

Le point faible c’est le mousqueton, pas la corde.

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Salut Robin,
Je me permets de revenir sur tes recommandations qui sont bien évidement pertinentes et totalement justifiées et de bon sens.
Sauf que ces principes que tu énonces s’adressent à des initiés, voire à des personnes d’expériences ou même professionnelles capable d’adapter leur technique à une situation donnée. Pas sûr que tout le monde soit capable de lire et surtout d’intégrer les points que tu énonces dans sa propre pratique (je suis même sûr du contraire).
Or ici tu réponds à @marcuszzz qui de toute évidence est débutant, se forme aux techniques de l’alpinisme sur YouTube, et souhaite principalement qu’on lui confirme (à son niveau, je me répète) qu’on peut s’encorder sur mousquetons (titre de la discussion). On aura noté au passage qu’il évoque dans son post la Traversée de la Meije, c’est tout sauf innocent… Et tu lui réponds que OUI on peut s’encorder sur mousqueton, et moi je dis NON et je le maintiens.
Par analogie, si une personne que je n’ai pas à côté de moi me demande si on peut faire un rappel sans descendeur : je lui dis NON ! Mais si cette personne est avec moi, en formation par exemple, je vais lui montrer ce qu’on peut faire sans descendeur et lui faire expérimenter les différentes possibilités ; le combat est d’une autre nature, ça s’appelle la pédagogie.
En 40 ans d’enseignement de la chose escaladesques, dont près de 20 ans comme formateur de formateur, si j’ai retenu une seule chose c’est « ils sont capables de tout nous faire » et les plus grosses conneries vécues, je ne les ai pas vues avec des élèves de 6°, mais avec mes élèves de l’Ecole Centrale de Lyon qui n’ont pourtant pas la réputation d’être les derniers benêts du coin.

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PM, la fin du post de Rob : Maintenant soyons clair et cash (ce qui n’est pas incompatible avec bienveillance et gentillesse :slight_smile: ) :
Avec ce genre de questionnement je te suggère fortement de réaliser une formation sérieuse sur le terrain :wink:

Tu crois vraiment que ca s’adresse à des experts ?

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Salut, pourquoi ne pas utiliser un bouline, qui lui est toujours facile à défaire, même hyper tanké ? C’est le fait qu’il y ait une corde en plus ? En temps de confection ça se vaut à peu près.

Je comprend ton raisonnement, mais je pense que c’est vraiment très simple de comprendre ce schéma : sur glacier on s’encorde sur mousqueton, partout ailleurs textile sur textile. Et justement quand on progresse en expertise c’est là qu’on peut dévier légèrement du schéma de base :slight_smile:

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Pour le coup c’est mon avis : pas de raison de de compliquer la vie avec un autre nœud que la queue de vache, vu la probabilité très faible de galérer à le défaire. Il se fait les yeux fermés et n’importe qui peut le contrôler, ce qui n’est pas le cas du bouline :slight_smile:

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Je sais lire !
Et cette mention a son importance, mais sera-t’elle mise en pratique par l’intéressé ? J’en doute…

Il suffit de relire le post de Robin que je trouve par ailleurs très clair : le vocabulaire et les expressions utilisés ne s’adressent pas à un novice qui est celui qui a initié cette discussion (c’est mon ressenti).

J’ajoute une dernière remarque: dans certains configurations textile sur textile, on a quand-même une ganse qu’on ferme avec un mousqueton attaché au pointent. Ca évite que le nœud se défait pendant la grimpe.

En cas de chute le mousqueton ne sera pas sollicité mais ça peut confondre un débutant. Donc intérêt à suivre une formation.

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@B.A pour le coup je suis en désaccord avec toi autant sur ce point de vue que sur ton propos dans le message précédent celui de Robin. Celà fait au moins 20 ans (je n’étais pas formé avant) qu’on indique explicitement de s’encorder sur mousqueton sur glacier (tout en y apportant les précisions de sécurité nécéssaires, type doublage). Donc tu donnes une affirmation qui est fausse même dans le cadre d’une formation initiale tout en ne mettant nulle part en garde l’auteur du message contre le manque d’expérience que semble indiquer son post.

De l’autre coté Robin pose 2 phrases simples mais utilisant les termes adéquats, puis signifie à la personne qu’il serait bon qu’il se forme. Pour moi le fait que les termes ne soit pas connus de la personne devraient justement appuyer le propos de la nécessité de formation.

Si la personne ne prend pas en compte les invitations à la prudence et à la formation de Robin en quoi dans ton message se préservera t’elle d’une quelconque mise en danger. Si ce n’est l’usage du mousqueton à l’encordement ce sera à peu près tout le reste…

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Il faut que tu prennes la peine de me relire.
Je n’ai à aucun moment remis en cause les principes énoncés par Robin (principes élémentaires et qui ne datent effectivement pas d’hier), et encore moins désapprouvé les mises en garde et conseils de formation qui relèvent du voeu pieux.
Mais effectivement, eu égard à mon vécu, eu égard à ce que je vois (de plus en plus) sur le terrain, j’ai tendance à répondre sans beaucoup de diplomatie à ceux qui cherchent à apprendre la flûte par correspondance, même si c’est à l’opposé de ce que je suis capable de faire avec infinie patience (et plaisir) sur le terrain.

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