Effet des reseaux sociaux sur la pratique de la montagne (fréquentation, bivouac)

bof, pas si different que ça à mon sens.
Apres, oui il y a plus de touristes à Cham qu’à Coumayeur …

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Pas nécessairement. Le Dôme des Nants en Vanoise est un océan de solitude alors que c’est magnifique et permet d’accéder facilement sans équipement quasiment au sommet des glaciers de Vanoise. Camptocamp.org
Pas trop loin, la Grande Sassière est blindée alors que ce n’est pas dans le PNV. Ce n’est pas la réserve naturelle qui attire. C’est un effet de mode alimenté par des moutons, avec même un groupe FB spécifique Les moutons à pied sans équipement ni connaissance technique veulent juste aller le plus haut possible en France. Pour un alpiniste, la grande Sassière est une bouze.

Pour être tranquille, il faut surtout ne pas être un mouton, éviter de prendre ses idées dans la comm (OT, agence de voyage, professionnel de la montagne et autres promène pimpins), sur les réseaux ou même dans les ouvrages papiers avec des sélections d’itinéraires.

Si on réfléchit par soi-même, avec ses propres critères, on est généralement tranquille. Mais la plupart des personnes ne cherche pas à être tranquille. Bien au contraire, ils vont sciemment dans un refuge, voire un refuge gardé, privilégier les endroits connus, les gites, les téléphériques, les classiques … Certains vont dans des classiques à coté de l’Aiguille du Midi en juillet/août et se plaignent du monde !!! C’est comme celui qui va à Presles les beaux ponts de mai pour la dernière nouveauté en P1 6b max, et qui râle sur FB parce qu’il n’est pas seul !

aïe :scream_cat:

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Sur les réseaux ? Comme C2C par exemple ?

Avec 60 000 itinéraires, et donc une approche à visée exhaustive en France, le topo guide c2c est une très bonne source d’information pour être tranquille. Le centre de documentation de l’ENSM, l’OHM sont également une bonne source d’informations pour être tranquille de part la quantité importante d’itinéraire. Idem pour les topos papiers exhaustif type Labande Ecrins.

Le problème des réseaux sociaux, des OT, des professionnels du tourisme, ou même des topo papiers non exhaustif est qu’ils mettent en valeur une sélection infime d’itinéraires. Le forum c2c, comme tous les réseaux sociaux permet avant tout un comportement moutonnier recherchant des classiques.

Dans les régions où il a peu d’itinéraires, le topo guide c2c va tout autant t’envoyer dans des classiques et donc généralement là où tout le monde va.

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À propos du dôme de Nants : « 900 m de pierrier (à partir du Col en fait). Il faut aimer. »

Mouai… tu m’étonnes de l’océan de solitude !!!

Ceci dit je suis passé par le GR5 (versant Est, en aval des glaciers, dans le parc donc), et je n’y ai croisé absolument personne, alors que c’est magnifique. Ce devait être fin juin, ça joue aussi.

Mais c’est bien l’approche répressive et avare qui a été choisie, plutôt que de faire de la prévention et une promotion intelligente pour rediriger le tourisme vers des lieux moins fréquentés (dans le genre le Queyras, mis à part quelques spots bien précis, m’a donné l’impression d’être resté plus sauvage).

@NicolasGaudin En France, ca va être difficile de monter à plus de 3000 m sans trouver que de la pierre en été.

Cours de géographie française au collège/lycée :
Etage sub-alpin limite haute : 1800 -2200 m voir plutôt 1300m dans les Vosges.
Etage alpin : 1800 - 220m à 2800 - 3000 m
Etage nival : au dessus de 2800 - 3000 m

J’aime bien aller au sommet des montagnes et choisit justement des massifs « hauts » qd je souhaite monter haut. Qd je ne souhaite pas monter haut, il y a suffisamment de massifs « bas », et notamment toutes les Préalpes. Le principal intérêt de la Vanoise, c’est son altitude avec ses glaciers.

Par ailleurs, il n’y a rien de dramatique dans le pierrier du Dôme des Nants. Il y a bien bien mieux 1000m plus dans Belledonne.

Néanmoins, je te conforte dans ton approche : c’est des trucs nuls où il ne faut surtout pas aller. Il faut rester sur les classiques et laisser la montagne pour celles et ceux qui l’apprécient vide. Par contre, il ne faut pas raller à cause du monde.

La Grance Saissière pas trop loin est blindée de monde, parfois plusieurs centaines de personnes, alors que c’est de la pierre quasiment de bas en haut, avec moins de bouquetins, moins d’animaux et des paysages bien moins grandioses pour les glaciers.

C’est un autre débat mais le Queyras ne m’a jamais paru un massif spécialement plus sauvage que bien d’autres. C’est un parc régional avec la comm qui va avec. Compte tenu de ma volonté de décarboner ma pratique, je ne risque pas/plus de mazouter x heures pour y aller, et ne rien y trouver de plus que je peux trouver sans mazouter.

Le Taillefert en partant de Gavet : 1200m jusqu’au Poursollet où c’est certains d’être seul Camptocamp.org Du même fond de vallée à coté de Grenoble, il y a moultes itinéraires totalement vide sur les 2 versants (Vaudaine, Pic Mirebel …). Au Cornillon Camptocamp.org il faut juste appeler Vincent pour savoir qd il y va. :slight_smile:

Bah d’après toi pourquoi je randonne en juin ? Le tour des aiguilles rouges c’est ultra-classique et très fréquenté. Par contre l’année dernière en juin c’était avec le piolet (et quelques prises de risque ?). Et j’ai été peinard.

Moins de monde. Moins de pierre plus de neige (à la montée c’est pas mieux, mais au moins à la descente c’est fun). Moins de patous. Et oui je peux faire des classiques sans croiser une seule personne pendant 24h ou plus.

À partir de début juillet : exil autour de 3000 voir plus (mais à cette altitude j’ai tout connu de l’immonde pierrier à la trace débonnaire) mais c’est plus pour éviter les patous que les gens… Plus haut que la Sassière t’as la Pointe de Ronce. C’est pas de la rando, c’est pas aussi joli, mais ça en jette et c’est peinard en haut alors que c’est très fréquenté au lac. Y’a pas 900m de pierrier merdique là, hein ! Au contraire c’est très fun à faire !

Dans un autre genre dans les Aravis t’as le Petit Barguy et la Tête d’Auferrand. Des choses relativement accessibles (pas forcément pour un novice de la montagne mais challengeant pour qui veut et ça reste full rando), très jolies, pas hautes et bien moins fréquentées alors que c’est départ col de la Colombière (?). Là on est vraiment au cœur du sujet : ce sont des exemples de chemins qui gagneraient à être valorisés pour décharger les chemins faciles/familliaux dans un massif chargé de monde l’été. De manière plus générale encourager les gens à sortir des sentiers battus. Là on fait exactement le contraire : je me suis retrouvé comme un con lors de mon tour des aiguilles rouges à constater le soir en arrivant sur le site qu’il aurait fallu réserver alors que je suis en itinérance bivouac et que je ne prépare aucun itinéraire précis ni aucun planning !

Pas besoin de se faire du mal… tu es en train de me dire qu’en dehors des chemins fréquentés faut souffrir ? Heureusement non. Et même à plus de 3000m.

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Pour ma part, je sort toute l’année, et ne rencontre guère plus de monde en août qu’en juin.

On ne se fait pas mal en allant au Dôme des Nants. C’est une ballade sympa se finissant sur un glacier dans un cadre magnifique.

La Pointe des Ronces (3612 m) est significativement plus basse que la Grande Sassière (3747 m).
Le soucis avec la Sassière est justement que c’est le plus haut sommet randonné, de surcroit avec relativement peu de dénivelé pour monter à 3747m du fait d’un parking à 2300m. C’est donc très accessible y compris pour un pratiquant lambda mais voulant cocher de l’altitude. AMA, c’est une erreur mais la nature pardonne beaucoup, surtout avec le PG pas trop loin et un téléphone qui passe. Je n’y suis allé qu’une fois à pied mais ça ressemblait à la cours des miracles avec la moitié des personnes à la rue dans les passages techniques (qlqs mètres de T4). Une personne avait d’ailleurs finit 200m plus bas dans la rimaye.

Si on a peur des pierres, la plupart de ces itinéraires gagne à se faire à ski. Sassière, Ronce, Nants ou plutôt dôme de Vanoise … sont des classiques de ski.

Non c’est moins haut :wink::astonished:

La Sassiere il suffit d’y aller plus tard d’être plus lent que les autres et d’arriver au sommet en fin d’après midi au moment où le sommet s’encapuchonne. Alors certes j’avais plus la vue mais j’étais seul là haut avec le sommet et le nuage. Super souvenir. J’avais déjà fait ce sommet donc tant pis pour la vue. Parfois l’ambiance est bien plus intéressante que la vue.

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Oui bien sur. Rien de vaut un bon orage là-haut.
Au sommet, tu peux te brancher à la Madone pour faire les merguez. A la descente, en plus de servir de paratonnerre sur l’arête, ça doit très marrant de prendre la pluie voire un peu de glace sur ces dalles en schiste lustré ! C’est tout de même un poil expo avec la rimaye qui t’attend plusieurs centaines de mètres plus bas en cas de chute, quasi impossible à arrêter dans ce terrain.

C’est tout de même bien dommage de raconter ce genre de bêtises. Si la pratique usuelle consiste à démarrer tôt, c’est également pour améliorer la sécurité en limitant l’exposition aux mauvais temps qui n’est assurément pas sans risque à la Sassière.

Aucun risque d’orage ce jour-là.
Ah ben si j’en ai eu un p’tit une fois arrivé à la voiture. Mais au moment où j’étais là-haut c’était pas du tout assez développé.

Cf :

La meilleure, seule, solution pour éviter l’orage de fin de journée est simplement de ne pas y être en fin de journée, à fortiori qd des nuages encapuchonnent le sommet.

T’inquiète pour moi je surveillais. Ceci dit on peut toujours se faire avoir en montagne et même le matin quand les orages sont prévus que l’après-midi. Mais là c’était pas suffisamment développé.
J’ai eu le temps de descendre tranquillement premier coup de tonnerre en arrivant au parking

Ah tiens tu as édité ton message. C’était effectivement une non pas bêtise mais provocation en réponse à tes affirmations méprisantes. Toi qui méprises la Sassiere on se demande bien ce que tu es allé y faire du coup.

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Est-ce arrivé qu’il n’édite pas un de ses messages ? :sweat_smile:

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La Sassière serait probablement vide de randonneurs si elle avait 500 m de moins. Comme pas mal de sommets, c’est un sommet qui gagne à être parcouru à ski. Il fut une époque où je considérais qu’un sommet ou un itinéraire pouvant se skier ou se VTTiser ne devait pas se faire à pied. La maladie étant passée par là, n’ayant toujours pas repris le ski, j’avais mazouté pour monter en altitude à la Sassière, et j’ai confirmé mon point de vue que c’était nettement moins intéressant que mon parcours à ski dans les années 90.
C’était également la cours des miracles avec beaucoup de personnes qui pour la plupart n’avait pas le niveau technique, et donc mettait tous le monde en danger. Un des randonneurs avait d’ailleurs finit dans la rimaye après un jeu de quille. C’est un sommet dangereux de par la typologie moyenne des personnes qui y vont.

Y retourner en été by fair means me semble jouable, même si cela demande de s’employer tout en composant avec un public touristique abondant. Mais en hiver ou même au printemps, le by fair means est clairement à un niveau supérieur. Je n’y retournerai donc probablement jamais à ski.

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Et bien vois-tu moi c’est l’inverse j’ai préféré mon parcours à pied à celui fait plusieurs années auparavant à ski (que je n’ai pas trouvé particulièrement technique non plus) années 90 itou.
Comme quoi les goûts et les couleurs…

A pied, ce n’est pas assez technique pour s’amuser, tout en étant exposé à cause du nombre important de touristes n’ayant clairement pas le niveau. En montagne, il vaut mieux être seul que mal accompagné. À la Sassière, on est particulièrement mal entouré, y compris en étant seul. Je me rappelle m’être décalé de dix mètres pour descendre à fond et doubler probablement une centaine de personnes le plus vite possible, afin de limiter mon exposition au jeu de quilles. Bien m’en a pris, puisque le jeu de quilles s’est effectivement produit et a envoyé une personne dans la rimaye, probablement en très mauvais état.

Mais ça occupe, et ça permet de monter en altitude quand on ne peut pas y aller à ski.