Documentation de la "Cotation globale ski"

Concernant la « cotation alpine ski » sur AIDE : Topoguide - Cotations à ski et surf de montagne

à part pour dire que c’est pas comme la cotation alpine (ni comme la choucroute?), la page ne détaille pas…

Je propose ce texte autogénéré comme point de départ d’une discussion - même si le dénivelé et l’altitude ne sont pas mentionnés:

F (Facile)

  • Itinéraire peu pentu et sans difficulté technique.
  • Peu d’exposition aux risques objectifs (barres rocheuses, avalanches).
  • Convient aux débutants en ski de randonnée.

→ Exemple : montée par des vallons larges, descentes sur pentes douces.

PD (Peu Difficile)

  • Pentes modérées (<35°), nécessitant des conversions en montée.
  • Possibilité de courts passages techniques (étroitures, ressauts rocheux).
  • Risques objectifs limités mais présents (petites barres, crevasses en haute montagne).

→ Exemple : passages dans des couloirs larges ou courts ressauts nécessitant un bon contrôle du ski.

AD (Assez Difficile)

  • Pente soutenue (35-40°) avec des sections raides ou exposées.
  • Risques accrus : avalanches, crevasses, barres rocheuses.
  • Certains passages peuvent nécessiter des crampons, voire un rappel.

→ Exemple : couloirs encaissés, arêtes exposées, nécessité d’une bonne gestion des conditions de neige.

D (Difficile)

  • Pentes raides (40-45°) avec exposition importante.
  • Sections techniques nécessitant une très bonne maîtrise du ski.
  • Engagement marqué : une chute peut être très dangereuse.

→ Exemple : couloirs étroits et techniques, descentes nécessitant des rappels ou passages aériens.

TD (Très Difficile)

  • Pentes très raides (>45°) avec passages obligatoires.
  • Grande exposition : erreur interdite.
  • Nécessite souvent un rappel pour accéder aux pentes.

→ Exemple : descentes de faces nord techniques, itinéraires demandant des compétences avancées en alpinisme et en ski extrême.

ED (Extrêmement Difficile)

  • Itinéraire très engagé, pente extrême (>50°).
  • Passage obligatoire sur glace, neige dure ou ressauts rocheux.
  • Réservé aux skieurs-alpinistes d’élite.

→ Exemple : descentes mythiques comme la face nord de l’Aiguille du Midi en conditions dures.

Ce serait surement bien plus clair de mettre des topos exemples, comme c’est fait pour l’alpi.

J’ai retrouvé cette liste de courses cotées qui avait été postée (en 2001!) sur c2c (Cotation ski-alpinisme ) grace à archive.org:

Repères pour la cotation
générale en ski alpinisme : échelle alpine

F : Facile

Col du tour Noir, versant Argentière
Mont de l’Arpille, voie normale
Tête du Parmelan, voie normale
Croix de la Gardiole, versant Guisane et traversée
Charmant Som, voie normale du col de porte

PD- : Peu Difficile inférieur

Rosablanche, versant nord
Col du clot des Cavales, versant est
Pointe d’Areu, voie normale de Romme

PD : Peu Difficile

La tournette, voir normale
Signalkuppe, depuis le refuge Monte Rosa
Roche Faurio, voie normale
Cîme de la Jasse, voie normale depuis Prabert

PD+ : Peu Difficile supérieur

Mont de l’Etoile, voie normale
Mont Charvet, voie normale
Grand Aréa, voie normale
Croix de Belledonne, voie normale
Chamechaude, voie normale

AD- : Assez difficile inférieur

Pointe de Tsaté, face ouest
Les Avoudrues, voie normale
Dôme du Monetier par le glacier du Monetier
Brêche de la Meije, versant sud

AD : Assez difficile

Mont Brulé, descente versant nord
Dôme de Miage, descente d’Armancette
Dôme de neige des Ecrins, voie normale
Grande Lance de Domène, voie normale

AD+ : Assez difficile supérieur

Grand Tavé, traversée des versants nord
Mont Charvin, départ diret
Pointe de l’Etendard, versant nord
Grand Colon, épaule sud ouest

D- : Difficile inférieur

Le Metaoller, versant nord
Col du Belvédère, versant nord
Pic W du Combeynot, versant NW
Pointe de Comberousse, voie normale

D : Difficile

Mont Gelé, couloir nord de la Balme
Cole des Droites, versant sud
Pic E du Combeynot, versant NW
Grand Colon, couloir nord

D+ : Difficile supérieur

Bes d’Epicoune, voie normale
La Tour Ronde, couloir Gervasutti
Col des Près les Fonds, couloir Davin
Le Rocher Blanc, face nord ouest

TD- : Très Difficile inférieur

Pointe N de Tsena Réfien, face N
Aiguille de Blaitière, couloir Spencer
Montagne des Agneaux, voie de la Calotte
Le Rateau, pentes sud ouest

TD : Très Difficile

Pointe de Vouasson, face N
Les Courtes, couloir NE
Brèche des Ecrins, couloir de Barre Noire
Grand Colon, couloir central de la face ouest

TD+ : Très Difficile supérieur

Pigne d’Arolla, face N
Aiguille Verte, couloir Whymper
Col E du Pelvoux, couloir nord
Col de Burlan, couloir nord

ED- : Extrêmenent difficile inférieur

Lenzpitze, face N
Mont Blanc du Tacul, couloir Gervassuti
Montagne de Agneaux, face NW directe
Dôme de neige des Ecrins, couloir Mayer Dibona

ED : Extrêmenent difficile

Obergabelhorn, face N
Aiguille Verte, couloir Couturier
Pic sans Nom (Ecrins), Grand couloir NW
Grand Galbert, couloir de l’Infernet

ABO : Abominable (ou EX pour Exceptionellement difficile)

Aiguille Verte, versant Nant Blanc
Les Courtes, voie des Autrichiens
Mont Blanc de Cheilon, face N
Meije, couloir Gravelotte

C’est peut-être une bonne base ?

Je ne cherche pas à rouvrir un débat, comme dit il y a 24 ans :

mais maintenant qu’on a gardé cette échelle autant aider les gens à s’en servir :smiley:

Mon opinion sur quelques courses que j’ai faites (sauf Grande Casse):

Il me semblerait judicieux de revoir certaines cotations spécialement pour les itinéraires comportant des parties glaciaires (calottes, couloirs, rimayes…) Ça a tellement changé : par exemple une pente de glace qui comporte dorénavant une partie rocheuse affleurante, un couloir qui s’est creusé/étroitisé suite à la fonte.
En tous cas la question mérite d’être posée tant pour la difficulté que pour l’exposition.

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Tant qu’on est en train de chipoter, une barre rocheuse n’est pas un risque objectif, sauf que si on en dessous et il s’agit alors des chutes de pierres. Je serais d’avis de remplacer « barres rocheuses » par « séracs ».

Sinon, je serais également favorable à virer complètement la « cotation globale ski » car en générale, elle est redondante, et personne ne s’en sert - presque tout le monde utilise désormais la cotation toponeige avec éventuellement la cotation ponctuelle Sx en complement.

Une barre rocheuse c’est un risque objectif si tu la sautes suite à une chute ou avalanche. De la même manière que les verrous rocheux dans un couloir par ex, leur présence augmentent la cotation Exposition.

Sauf si j’ai vraiment mal compris un truc, les risques objectifs sont des risques qu’on ne peut pas compenser par un niveau technique plus élevé (sauf éventuellement en allant plus vite) - le caillou qui dégel et te tombe sur la tête s’en fout si t’es dans le 8 où dans le 4.

Pour citer la définition d’un risque objectif (venant de d’article c2c Cotations en rocher)

Les risques pris en compte sont les avalanches naturelles de neige, les chutes de séracs, les chutes naturelles de pierres et la fragilité du support. Les risques liés directement à l’action humaine ne sont pas pris en compte hormis l’effondrement de la structure provenant de la fragilité du support déclenché par le pratiquant lui-même. Les avalanches et chutes de pierres déclenchées par le pratiquant ou une autre cordée ne sont pas pris en compte.

Si tu sautes une barre suite à une chute c’est que tu as merdé, pour moi le risque n’est donc pas objectif. En escalade/alpi on peut avoir des voies très engagés mais avec peu de risques objectives (par ex. une voie sur un granite excellent mais dépourvu de fissures et spits/scellements - l’exposition et les risques objectifs sont séparés dans le schema c2c.

En cas d’avalanche oui c’est vrai que des barres où des verrrous pourraient être considérés comme des risques objectifs, mais plutôt secondaire à l’avalanche en elle même. C’est ce qu’on aurait autrement appelé des facteurs aggravants.

Je serais d’ailleurs le premier à reconnaitre que ce discours s’approche un peu à l’enculage des mouches, mais bon.

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Oui, il faudrait discuter d’une liste d’exemple répartis sur les différents massifs. D’ailleurs les listes pour l’alpi peuvent être complétées …

Il y a mille raisons qui peuvent t’amener à sauter une barre (ou t’exploser sur un requin du verrou) et l’erreur technique en fait partie. Mais elle ne couvre pas tout. Tu prends une pierre tu es déstabilisé, tu es emporté dans un sluff monstre, tu prends la corniche ou un stalactite sur la tronche, … Je suis d’accord avec ton point de vue que c’est un facteur aggravant. Mais ce facteur augmente la cotation Exposition, et donc la cotation globale.

Je ne suis pas spécialement fan des mouches et je vais les laisser tranquille maintenant. En plus j’ai des images dégueu à l’esprit maintenant, merci.

Surement, je suis d’accord.

Mais pour moi la question c’est est-ce qu’on fait la difference entre « risque objectif » et « exposition » quand on parle de ski? Il me semble que l’article « cotation rocher » fait l’effort, même si sur certains points la distinction reste floue. Est-ce qu’on essaie de faire la même chose en ski, ou est-ce qu’on mélange un peu plus quand il s’agit de ski. Les deux approches sont légitimes.

Pour moi, au moins pour ce qui concerne la cotation ski F, on pourrait remplacer

  • Peu d’exposition aux risques objectifs (barres rocheuses, avalanches).

par

  • Peu d’exposition, et peu de risques objectifs (barres rocheuses, avalanches)
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Tu as vite intégré toutes les subtilités de la langue française.

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Il se trouve que c’est une expression tchèque (mon nouveau pays d’adoption) aussi.