[Digression] Pour ou contre le GPS en rando ?

Pour résoudre ce problème, j’ai simplement ajouté en remarque du topo que la trace GPX est approximative. Quand on la regarde de près, c’est évident ! Un point tous les 100-200 m, qui ne suit même pas les gros talwegs (faut traverser en highline ?).

Et bien si, maintenant ça le fait, avec la multiplication des constellations de satellites GPS.
Aujourd’hui, en terrain dégagé, avec mon tél j’ai souvent plus de 50 satellites GPS visibles et utilisés pour le calcul de la position.
Au pied d’une falaise, on a la moitié environ, donc souvent 20 à 30 satellites. Même si implicitement ils sont dans un angle solide 2 fois plus faible, la précision est encore suffisante. On a souvent une précision de 10-15m, contre 2-4m en terrain dégagé.
Pour l’altitude c’est pareil. En terrain dégagé c’est 2 à 5m. Maintenant je mesure l’altitude de l’attaque et du sommet des voies par le GPS (sur AlpineQuest, peut être que ça fait un mix avec le baromètre ?). Pour vérifier, il faut aussi mesurer une fois au retour au pied de la voie (si on y repasse).
Par contre pour obtenir cette précision, il ne faut pas avoir allumé le GPS 5s avant la mesure, il vaut mieux attendre 30s à 1min, même si on a déjà fait une mesure 10min avant. Comme je ne n’active pas la mesure de la trace de ma sortie, je n’ai pas le GPS allumé constamment.

C’est plutôt une bonne nouvelle.
As-tu fait des essais sur une falaise comme Presles, par exemple pour le secteur des Buis ou des Chrysanthèmes avec un accès par le bas et une succession de voies sur une sente collée à la paroi. Est ce possible de géolocaliser précisément (moins de 5 m) les points de départs des voies ?

En 2009, ça fonctionnait pour les voies avec accès par le haut mais pas pour les voies avec accès par le bas. C’est notamment pour cela que j’avais renoncé et préféré faire un schéma

Qd je regarde les rares traces de sortie c2c depuis 2025, ce n’est tout de même pas extraordinaire. Mais je ne connais pas le type de GPS utilisé dans les sorties. Pour trouver le point de départ des voies, il faut considérer une erreur/incertitude double : l’incertitude du relevé de la trace avec 1 GPS + incertitude de la lecture de cette trace avec un 2ème GPS. Là, l’incertitude me semble tjrs trop important au pied de la paroi pour que cela soit utilisable sur le terrain compte tenu de la forte densité de voies à Presles…
canvas b

Sur la visualisation de l’altitude, on voit bien que le GPS est aux fraises dès qu’on colle à la paroi, avec peut etre 200m d’erreur. C’est moins pire pour x et y, mais ça m’étonnerait que la précision soit suffisante pour permettre de trouver les attaques à Presles. Mais je ne sais pas si c’est un vieux GPS ou un multibande :
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Qui se dévoue pour grimper à Presles avec un GPS utilisant les satellites GPS, Glonass, Galileo et BeiDou.

Là c’est plutôt bien, mais est-ce un relevé exact ou juste un traitement de la trace Capture d'écran 2026-03-12 155858

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Oui et non. J’ai longé le pied de plusieurs falaises, mais la paroi n’était pas verticale. Dès qu’on peut avoir un satellite côté paroi (car elle n’est pas verticale et/ou on est à 5-10m du pied en horizontal), la précision s’améliore.
Par contre dans un cirque ou renfoncement, il y a moins de satellites visibles qu’au pied d’un large pilier. Donc on n’a pas une bonne précision partout.
Entre une mesure GPS en trouvant les bonnes conditions (beaucoup de satellites) et les photos aériennes pour recaler si besoin (si un détail est visible, du style gros bloc au pied, ou un arbre isolé, etc), on peut obtenir une très bonne précision pour géoréférencer l’attaque (moins de 5m).
Par contre quand on utilise ce géoref pour trouver l’attaque sur le terrain grâce au GPS, il faut considérer qu’on a 10 à 20m d’erreur. Donc une bonne description de l’attaque et des photos seront toujours utiles. Surtout au cas où une nouvelle voie attaque 1m à droite (pour s’éloigner rapidement, mais au début on peut avoir une ligne de plaquette évidente avec un point tous les 1,5m, alors que la voie qu’on cherche a sa première plaquette à 5m et peu visible).

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Presles est vertical, comme la plupart des falaises de grimpeurs. :slight_smile: Avec une sente d’approche parfois au pied de la paroi, et surtout une forte densité d’itinéraire.
Ca ne fonctionne donc probablement pas plus aujourd’hui qu’en 2009.

L’idée était de repérer très précisément les attaques car il y a une très forte densité de voies à Presles. Quand on découvre la falaise, c’est parfois difficile de se repérer précisément. Si la précision était suffisante, il suffirait d’une demie journée pour mapper les attaques d’une centaine de voies en faisant un AR du parking jusqu’au pilier du souvenir et Fhara Kiri.

Au Salève, sur une vire au milieu de la falaise, les GPS seront donc tout autant aux fraises. C’est très probablement impossible de ne pas s’en rendre compte quasi immédiatement => zéro risque d’utiliser une trace sur cette vire.

Voir aussi :

Merci d’avoir retrouvé la discussion. Pour ma part, j’en étais resté à :

Compte tenu de l’expertise de @Gros et de ses informations, je serais très étonné que cela ait significativement évolué pour les GPS grands publics.

La crainte qu’une trace GPS (bonne ou mauvaise) soit utilisée en rando sur une vire comme au Salève est donc tout autant un non sujet en 2026 : le GPS sera aux fraises.

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Si ca peut aider, il y a aussi :

citant notamment :

https://www.vtno.fr/la-falaise/accès/ (avec GPS)

Selon mon expérience, rien ne vaut une carte. Aucun outil ne permet à la fois une vision précise des alentours et de se situer par rapport au contexte (avec les GPS, soit tu zooms, soit tu dé-zooms et dans ce cas, tu perds la vision des détails). Par contre, le GPS la complète très utilement, surtout pour se situer.

Vous débattez beaucoup de la trace GPX et, je suis surpris que personne ne considère sont utilisation probablement la plus importante ou elle apporte réellement un plus en terme de sécurité. Je veux évidement parler d’une sortie qui se passerait dans le brouillard. Ne serait-ce que pour cela, il est normal qu’un site communique, lorsqu’il le peut, la trace GPX d’un itinéraire.

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voire :

De toutes façons, la raison d’être de c2c est de partager des informations (cf les statuts de l’association). La censure n’est donc pas dans l’ADN du topo-guide. C’est donc un faux débat sur c2c (1). Ceux et celles ne voulant pas partager des informations ne doivent simplement pas les mettre dans le topo-guide.

(1) Il y a déjà eut de très rares informations, des topos censurées/cachées dans le topo-guide notamment qd il y avait des contraintes juridiques. Mais cela reste du domaine de l’exceptionnel dans un cadre précis en temps et en lieu, pas une règle générale.

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Bien d’accord. Dans la tempête en montagne je n’oublie jamais de prendre une carte papier soit disant indechirable et insensible aux rafales de vent, et bien entendu mon sextant.
Quel technologie au service de rien ces gps :yum:!

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Mais quelqu’un a-t-il parlé de censure? (à part toi?)

Ben voila :

C’est mieux en citant tout

Où vois-tu que je parle de l’interdire? Chacun fait ce qu’il veut, si en entrant un iti on pense que la trace GPS téléchargeable n’est pas pertinente pour telle ou telle raison je trouve normal de ne pas y obliger! La censure est plutôt de ce côté (interdire de créer un iti sans trace GPS, heureusement ce n’est pas le cas de C2C)

Comment pourrait-on visualiser l’itinéraire sur la carto sans télécharger une trace sur c2c ? Comment pourrait -on utiliser cette trace sur le terrain sans la télécharger depuis c2c ?

L’utilisation du GPS peut être parfois utile et rendre les trajets plus facile, mais au même temps, on perd d’une partie de l’aventure que je préfère le plus dans mes randonnées. :crazy_face:

Contre .
En rando je me déleste d’un tas de choses , notamment de tout rapport avec la technologie . Parfois je cherche mon chemin , oui , quelle importance ? Et puis la carto j’adore .
Chacun sa façon de faire bien entendu - n’ai aucun jugement sur ceux qui pratiquent autrement .

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Eh bien… comme @fredoche, je trouve qu’une carte papier et la boussole (celle de l’alti ou la boussole classique), ont le gros avantage de ne pas consommer de batterie et d’élargir le champ de lecture.

Maintenant, je dois avouer que, tournant dans un coin passablement paumatoire à Bleau, j’ai eu la faiblesse de sortir ponctuellement le portable et de demander au GPS de me dire où je me trouvais. Ponctuellement, ça aide quand même. Mais dans l’ensemble, j’essaie quand même de stimuler mon hippocampe.

Au départ, le « débat » n’était pas le GPS dans sa pratique. Mais le GPS dans un topo-guide :

Dans sa pratique, chacun fait bien comme il a envie.

En trail, VTT, c’est très pratique et permet de ne pas perdre trop de temps avec les cartes, en plus d’alléger gratuitement. Une top 25 pèse tout de même 100 g.

Oui, la carte offre une vision globale que le GPS ne permet pas toujours aussi facilement.
En revanche, la consommation électrique n’est plus vraiment un sujet dans la pratique. De toute façon, il faut gérer l’énergie et l’électronique, et on s’équipe en conséquence (power bank, panneau solaire, dynamo, chargeur rapide…) et on n’a plus besoin de trop se préoccuper des batteries individuelles.

La carte reste intéressante comme solution de secours dans une pratique engagée (expédition, alpi), même si la multiplication des GPS (montre, téléphone) apporte déjà une très bonne sécurité, même en étant seul.
En France, on ne peut pas vraiment se perdre très longtemps. Je n’utilise donc plus mes cartes papier depuis longtemps, hormis parfois un A4 en fond de sac pour l’alpinisme.
Le GPS évite aussi de devoir remplacer régulièrement les cartes papiers à cause de l’usure. Le GPS permet également d’avoir toujours toutes les cartes avec soi, sous-entendu sans avoir besoin d’une valise pour transporter les cartes papiers. C’est donc bien plus pratique dans une pratique sans véhicule individuel.

Oh ! Je lisais sur un autre fil, que l’électrique / électronique était générateur de CO2… que l’emploi d’une certaine technologie électrique dans le cadre d’un activité de loisir n’avait pas lieu d’être pour des questions de santé… Qu’il ne s’agissait que d’une fuite en avant de notre société… toussa toussa !

Et là, surprise ! La solution technologique est privilégiée, au détriment d’un bilan carbone défavorable, et au prix d’un désentraînement manifeste des fonctions cérébrales ! Ce double-discours me rend perplexe…

J’imagine qu’il est quand même possible de se passer d’un GPS pour ses activités de loisir, tout en conservant le plaisir de s’orienter avec des méthodes basiques, même si on va moins vite et moins loin…

Je précise que je n’ai rien contre les solutions GPS, ou toutes autres technologies récentes (je suis moi-même équipé de nombre d’entre-elles). Je les utilise sans aucune arrière-pensée, et ne juge personne quand à leur approbation ou leur rejet.

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Je suis pas sûr que ce soit si négatif.
J’ai jeté mes vieilles cartes papier, j’en avais 3 tiroirs entiers. Ça faisait 10 ans que je ne les avais pas utilisées.
Maintenant, avec un téléphone, tu remplaces tout ça.