Posté en tant qu’invité par Nicolas Ecarnot:
C’est sûr que le top du top, c’est de ne rien dire, et de se comprendre ainsi.
Il y a seulement deux potes et ma femme avec qui je peux faire ça.
Sinon, je suis partisan du minimum de diversité.
Je ne crie jamais « relais », parce que je considère que ça fait redondance avec « vaché ».
Il y a deux cas :
- vaché en milieu de voie à un clou parce que le grimpeur en chie trop. Dans ce cas, il se tait, l’assureur patiente et c’est tout
- vaché au relais, et là, c’est une info intéressante que le grimpeur doit transmettre à l’assureur.
Conclusion, le seul cas où le grimpeur dit qu’il est vaché est quand il est au relais.
D’où l’inutile « relais », et l’important « vaché ».
Pareil pour les cas « sec », « prend-moi », « avale »… tout ça, c’est des synonymes, donc je ne dit que « sec » dans tous les cas.
En grandes voies, il est fréquent qu’on ne s’entende pas. Le second doit savoir reconnaître la séquence temporelle des actions du grimpeur :
- grimpe
- pause lors de la pose des points
- vachage au relais
- tirage de l’excédent de corde (parfois, assez peu selon les coins)
- pause lors de la mise en place du système d’assurage
- tension de la corde.
On arrive à faire tout ça en silence.
Le cas moisi, c’est quand l’une des étapes sus-décrite ne se déroule pas comme prévue.
Genre : le second ne détecte pas le temps de mise en place du système d’assurage, et la corde continue de se dérouler à un rythme de grimpe : là, ça peut signifier que le grimpeur est un bout de corde, qu’il ne peut QUE continuer de grimper, et donc que le second va devoir partir en corde tendue… Bof bof, mais pas le choix.
Tous les autres messages genre « j’ai mal aux pieds », « fais gaffe », « t’as vu la bombasse dans le 6c » ne sont normalement pas utiles.