Difference de performance femmes/hommes en escalade

oui j’ai vu. Mais il faudrait lire l’article pour savoir comment il « classe » les grimpeurs. En atlhé c’est facile avec les chronos. En grimpe bien plus douteux : certains compétiteurs ne font pas/peu de falaises et inversement !

Mais clairement l’escalade de haut niveau est un sport jeune (années 80) alors que l’atlhé ou la natation sont vieux -> les inégalités vont se réduire (ou s’aggraver ?) avec l’amélioration des entrainements et la massification du sport.

Je pense que c’est surtout ces deux points là, car l’argument rapport force/masse s’applique aussi à d’autres sports où la différance femmes/hommes est plus prononcée.

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Et après, il y a aussi des sports plus difficiles à comparer, soit parce que les épreuves sont différentes (gymnastique par ex), soit parce que les performances ne se mesurent pas mais que des adversaires s’opposent. Je serais curieux de connaître les chances de victoire de la meilleure escrimeuse ou de la meilleure pongiste contre leurs homologues masculins.

Mais typiquement en escalade, je serais très curieux de voir le podium d’une compétition mixte où les hommes et les femmes font les mêmes blocs (avec un mix de blocs ouverts pour les hommes et pour les femmes). Je suis certain que Janja serait dessus!

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Elle a déjà grimpé dehors, et elle met la pilule à à peu près tout le monde. Mais imagine le jour où elle s’investit vraiment, autant que les « vrais falaisistes » ? Je reste persuadé qu’elle sera inarrêtable. Et ça ne me choquerait pas qu’elle s’y mette plus sérieusement, le jour où elle réduit/arrête la compet.

Ah mince mais elle est nulle en fait ! Je suis déçu !

J’espère que ça va arriver un jour !

un ami me souffle dans l’oreillette que le ball trap (pardon, le tir skeet) était mixte aux JO de 1992.
c’est une femme qui a gagné devant une bonne brochette d’hommes.
l’épreuve a été remise non mixte dès l’édition suivante …

cet exemple est donné par Anais Bohuon, professeure à Paris Saclay qui travaille sur la question du genre dans le sport.
plein de ressources intéressantes sur la question sur sa page web :

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Janja met régulièrement des buts aux mâles slovènes à l’entrainement. Pas de mega pointures, mais Anze Peharc n’est pas non plus un touriste (une victoire en CDM de bloc il y a quelques années et plusieurs finales à son actif, notamment cette année).
Il me semble l’avoir entendue dire qu’elle aurait des difficultés à se qualifier en finale (le niveau est très dense), mais qu’une fois en finale elle aurait sa chance. Je ne sais plus si elle parlait de bloc ou de diff.

Il y en a, puisqu’il y a des FA féminines.

Madame Ching (Tyrol) par exemple, 9b, par Angy Eiter. Mais c’est son mari qui a équipé la voie.

Tu le dis toi-même, des blocs ouverts pour les hommes et d’autres pour les femmes.
Donc y’aura toujours des types de blocs plutôt adaptés aux uns ou aux autres, donc un biais.

C’est quoi, un « vrai falaisiste » ?
Ondra, Schubert, Brooke Raboutou, Megos, Rogora, font des perf tout autant sur le caillou qu’en coupe du monde.

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Je pense que dans le contexte de la discussion il parle de quelqu’un qui ne ferait que ça, et dont les projets en falaise ne seraient pas perturbés par les saisons de compétition.

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Peut-être, mais justement pas mal des meilleurs compétiteurs en coupe du monde sont aussi parmis les meilleurs sur le caillou (en voie et en bloc), l’un n’empêche pas l’autre.

faut pas chercher bien loin. Julie d’Aubigny, dite La Maupin.
je suis pas sur que l’escrime soit le bon exemple. Un sport de « combat » basé sur la technique, la vitesse d’exécution, du placement, de la distance, moins que sur le physique contrairement aux théories de nos grands entraineurs d’aujourd’hui.

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Je ne m’aventurerai pas sur le terrain « scientifique » et sur l’influence des gênes X/Y sur la capacité à performer en fonction du sport/de l’effort…
Mais clairement le gros biais qui saute aux yeux en tant que guide, et ça a été évoqué ici, c’est la question du nombre de pratiquants homme/femme et de la fréquence de pratique…
Le surnombre de clients masculins est impressionnant, ainsi que la différence entre papa/maman dans la capacité à venir grimper seul en laissant l’autre garder les petits, et la fréquence à laquelle ça arrive…
Donc partant de là, même dans un sport « égalitaire » (tir ?, échecs, …), la probabilité de voir « des femmes » dépasser « les hommes » diminue sacrément :confused:

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En extérieur, peut-être, mais dans les salles de grimpe je trouve que c’est plutôt très équilibré.
Peut-être même plus de femmes que d’hommes chez les jeunes (< 30 ans).

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Je pense que le biais avec les salles, c’est que ce sont des endroits où on va facilement pour un temps court, donc c’est flexible… Mais ça n’implique pas qu’il y ait plus de femmes ayant une pratique « soutenue et axée sur la performance ».

Peut-être. Il faudrait regarder dans les clubs de grimpe, la différence entre les nombres d’inscrits.

Dans mon club (pratique loisir), on a du mal à trouver des garçons pour équilibrer les cours enfants/ados, on est plutôt à 40% garçons/60% filles.

j’imagine que les garçons sont plutôt dans les clubs de foot :sweat_smile:

Mais disons dans les 20-30 ans (plus grand monde dans les clubs de foot) je vois aussi peut-être plus de femmes que d’hommes.

Il n’y a pas forcément d’opposition entre les deux.
Concomitance n’est pas corrélation et encore moins causalité, mais j’ai du mal à détacher la moisson de croix que Jules Marchaland a fait ces derniers mois de la décision qu’il a prise en début de saison de se mettre à fond dans les compétitions. Certes ses séjours en falaise se sont un peu fait par dépit, suite à ses déconvenues en compèt, mais je suis persuadé qu’il a bénéficié de la préparation compèt en extérieur.

Pour clore ce petit HS, j’ai posé directement la question à Marchaland via IG, il m’a répondu par vocal.
Réponse en substance : il attribue sa moisson de croix au fait qu’il a arrêté de bosser et qu’il a eu beaucoup plus d’occasions de grimper en extérieur qu’avant. Si sa reprise des compétitions a eu une influence, c’est dans la rigueur que ça lui a permis de mettre dans son entraînement, mais ce n’est pas me facteur principal.

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LE sport dans lequel les femmes rattrapent les hommes (avec Janja Garnbret) (video 6 mn)

(Quelques erreurs ponctuelles rectifiées dans le premier commentaire de la video)

Lynn Hill avait chuté de 30m ( à Buoux) dans les années 87 au printemps ( noeud pas terminé, un miracle).
Puis open de Lyon à l’automne, petits bobos réparés.
La super finale femme était la finale homme.
Seule Lynn l’a sortie en féminin, et cette finale homme n’avait été sortie juste avant que par 4 hommes.
Joli souvenir.

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