On parle bien de débutant, donc d’une voie aseptisée et que le leader connait. Donc les relais seront dans l’axe, évidents et confortables. Dans la mesure où celui qui descend est contre-assuré, aucun risque qu’il descende plus bas que la longueur de corde voulue et n’aura donc qu’à se vacher en arrivant au relai.
Descente en rappel
Si ça te conviens.
Personnellement, je ne ferai jamais descendre un débutant en premier dans une voie de plusieurs longueurs.
Mais si on veut vraiment être prudent, on forme les débutants avant de les emmener en grande voie, et on évite de leur faire faire leur premier rappel en descente d’une voie de plusieurs longueurs.
Cette situation fait partie des exceptions que 2 grimpeurs expérimentés savent gérer et anticiper.
Une situation qui n’existe pas si le rappel est complètement aérien. Mis si durant la descente, la corde repose en partie sur le rocher (ça arrive souvent), c’est toute la longueur de la corde qui va passer et frotter sur ce rocher (plus ou moins abrasif), lestée en prime du poids du « sac de patate ». Tu es parmi les plus compétent d’entre nous pour admettre que ce n’est pas anodin pour la durée de vie de la corde ? Je ne pense pas me tromper ?.
C’est pareil en couenne quand on descend en moulinette, il faut combien de descentes pour user la corde?
En gros, il faut apprendre à faire du rappel. Au mieux, grâce à un stage encadré.
Bizarre votre discussion.
Quand on a jamais fait de rappel, on va s’entraîner à une falaise de couenne basique. On part pas en grande voie zarbi, même avec des « expérimentés ».
Je me vois pas prendre avec moi en grande voie quelqu’un qui a jamais fait de rappel (et qui donc n’a probablement jamais fait de grande voie non plus).
Ta remarque relève du bon sens. Mais je me place aussi dans une situation où tu es dans l’obligation (professionnelle et/ ou déontologique) de contre-assurer ton second, même s’il n’est pas complètement débutant. Une situation très courante pour un pro qui emmène quelqu’un qu’il ne connaît pas et qui peut avoir accessoirement déjà une bonne expérience.
Si on prends l’exemple d’une falaise comme Buis-les-Baronnies, la plupart des lignes de rappel sont quand même tranquilles et les exemples ne manquent pas, y compris pour de grandes classiques en alpinisme.
C’est le quotidien des pros. J’ai emmené des 100aines de personnes au Mont-Aiguille (pas seulement dans la voie Normale), beaucoup ont enfilé un baudrier pour la première fois au pied de la paroi. Et pour la descente, le grand rappel est tout sauf anodin, même s’il se finit tranquillement au sol.
C’est sur. Ma pratique d’initiatrice en club vise à amener des débutants à l’autonomie, donc on les forme avant de les amener en grande voie. Et donc quand ils descendent leur première grande voie ils ont déjà les bases du rappel.
Tu fais pas un ptit entraînement avant, genre sur un relais au sol ?
Perso si je me rapelle bien mes débuts, j’ai d’abord fait la manip au sol (comme pour la manip de couenne), puis en couenne, puis après en grande voie.
Je compatis… 
Ok sur ces cas, et comme souvent c’est une histoire de compromis, j’ai jamais eu de soucis les fois où j’ai fait ça, comme cela peut t’arriver sur certains site de couenne (je me souviens d’ailleurs d’un site de couenne en corse où les moulinettes sont « interdites »), tu as juste un peu « mal » pour la corde,…
signé : un sac de patates -)
Il n’y a pas de souci ?
Il faut que la config se prête à avoir deux personnes au niveau du départ.
Et le 2nd peut encore se bloquer en coinçant un pan de vêtement ou ses cheveux ds le descendeur ou le machard.
Le pire n’est jamais sûr… mais il reste toujours possible !
Les gens qui oublient de se vacher sont légions, surtout avec le stress.
J’ai aussi vu des gens descendre plus bas que le relai qu’il n’avait pas vu, ou au contraire s’arrêter sur une plate-forme intermédiaire parce qu’il ne savait pas s’il fallait descendre plus bas.
Un débutant est capable de tout, o ne peut pas lui reprocher, c’est pour ça qu’il y a des guides ou des initiateurs : pour essayer de gérer tous ces imprévus…
Quand j’oeuvrais comme formateur auprès des enseignants d’EPS, c’est exactement ce que je souhaitais qu’on retienne de mes interventions. Et des anecdotes les plus improbables j’en ai une bonne collection. Parmi les plus marquantes : se décorder pour passer un point d’ancrage, pour l’une (prof), ou encore, quitter son baudrier pour faire la manoeuvre de moulinette (j’étais quand même à côté et l’heureux élu était accessoirement un de mes étudiants de l’Ecole Centrale de Lyon, donc pas parmi les plus benêts du convoi).
soit la technique classique des pionniers avant qu’on ne se mette à utiliser des mousquetons