Ça ne marche pas (sauf en petite falaise ou sur un mur d’escalade) !
Je rejoins @Paul-G, cette technique faussement rassurante est définitivement à proscrire, surtout si on n’a pas une visibilité totale du début à la fin sur celui qui descend. Et j’en vois souvent qui tiennent à 2 doigts la corde qui a 5 m de mou, tout en prenant des photos…
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Si le grimpeur prend de la vitesse (corde lâchée, perte de connaissance ou autre) AVANT que l’« assureur » ne s’en rende compte et réagisse, **il ne pourra plus arrêter la chute, y compris en y mettant tout son poids. Et en prime il va prendre son camarade sur la courge. A noter que pour cette technique, l’assureur devra avoir installé un appareil d’assurange au bas de la corde, avec un minimum de mou. Un vrai assurage, donc.
Pour les sceptiques, je vous invite à faire un essai avec un sac lesté ou des pneus, si possible en étant protégé au bas du rappel par une zone surplombante ! En général ça calme au premier essai. -
Dans la mesure où on a affaire à un débutant ou à une personne pour le moins non autonome en rappel, il sera impossible, en étant en bas, de contrôler TOUT ce qu’il fera au moment de s’engager sur son rappel, y compris si le descendeur a été mis en place au préalable sous contrôle du leader.
Pour avoir vécu ce genre de situations avec des débutants, le stress peut conduire à des réactions improbables, à faire des manoeuvres aberrantes qui risqueront d’être définitives. Et si il refuse catégoriquement de descendre (vécu aussi) ? On aura l’air malin en bas !!!
Partant du principe que le leader doit contrôler ce qui se passe et surtout pouvoir agir si nécessaire (faire remonter le grimpeur si les cheveux s’enroulent dans le descendeur, voire faire un treuillage pour X raisons), surtout avec des débutants, la seule solution incontournable, c’est un contre-assurage depuis le haut par le leader. Soit avec un brin dédié, soit en le faisant descendre (classiquement) sur un brin du rappel, contre-assuré par l’autre brin. J’exclus, sauf cas particulier, de mouliner quelqu’un comme un sac de patate ; le frottement pourri la corde et c’est tout sauf agréable pour celui qui est mouliné.
