Descente en rappel

Ça ne marche pas (sauf en petite falaise ou sur un mur d’escalade) !
Je rejoins @Paul-G, cette technique faussement rassurante est définitivement à proscrire, surtout si on n’a pas une visibilité totale du début à la fin sur celui qui descend. Et j’en vois souvent qui tiennent à 2 doigts la corde qui a 5 m de mou, tout en prenant des photos…

  1. Si le grimpeur prend de la vitesse (corde lâchée, perte de connaissance ou autre) AVANT que l’« assureur » ne s’en rende compte et réagisse, **il ne pourra plus arrêter la chute, y compris en y mettant tout son poids. Et en prime il va prendre son camarade sur la courge. A noter que pour cette technique, l’assureur devra avoir installé un appareil d’assurange au bas de la corde, avec un minimum de mou. Un vrai assurage, donc.
    Pour les sceptiques, je vous invite à faire un essai avec un sac lesté ou des pneus, si possible en étant protégé au bas du rappel par une zone surplombante ! En général ça calme au premier essai.

  2. Dans la mesure où on a affaire à un débutant ou à une personne pour le moins non autonome en rappel, il sera impossible, en étant en bas, de contrôler TOUT ce qu’il fera au moment de s’engager sur son rappel, y compris si le descendeur a été mis en place au préalable sous contrôle du leader.
    Pour avoir vécu ce genre de situations avec des débutants, le stress peut conduire à des réactions improbables, à faire des manoeuvres aberrantes qui risqueront d’être définitives. Et si il refuse catégoriquement de descendre (vécu aussi) ? On aura l’air malin en bas !!!

Partant du principe que le leader doit contrôler ce qui se passe et surtout pouvoir agir si nécessaire (faire remonter le grimpeur si les cheveux s’enroulent dans le descendeur, voire faire un treuillage pour X raisons), surtout avec des débutants, la seule solution incontournable, c’est un contre-assurage depuis le haut par le leader. Soit avec un brin dédié, soit en le faisant descendre (classiquement) sur un brin du rappel, contre-assuré par l’autre brin. J’exclus, sauf cas particulier, de mouliner quelqu’un comme un sac de patate ; le frottement pourri la corde et c’est tout sauf agréable pour celui qui est mouliné.

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Pour essayer, le faire avec un noeud d’arrêt au dessus du contre assureur ( et assez au pour prendre en compte l’élasticité de la corde), c’est pas mal aussi :wink:

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Les 8 modernes sont tout sauf simples :wink:

Ce qui signifie que tant que le second n’est pas autonome en rappel, il ne faut pas envisager autre chose qu’un rappel unique dont l’arrivée est au sol (pas de descente de voie de plusieurs longueurs).

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On peut tout à fait faire une succession de rappels en restant en sécurité dans la mesure où le débutant sera en permanence « encordé » sur un des deux brins du rappel ou sur la corde de contre-assurage que pourra contrôler le leader, dans l’éventualité où il ne se sera pas vaché au relai suivant. Par contre, ce sera effectivement plus difficile de surveiller plusieurs seconds, sauf s’ils sont vraiment bien dégrossis pour se vacher en sécurité.

Quand il y a un débutant, je trouve prudent d’être 2 expérimentés : un premier qui descend et démêle la corde si nécessaire, et repère l’arrivée en bas, puis le débutant descend, aidé en haut par le 2ème expérimenté et en bas par le 1er déjà descendu. Et le 2ème expérimenté descend en dernier.

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Non si tu es tout seul avec le débutant. Si tu l’assures du haut, qui va trouver et installer le relai du bas?
Pour emmener en sécurité un débutant dans une grande voie qui se descend par une succession de rappel, il faut être trois, comme l’explique @bernard_guerin juste au-dessus.

En cas de doute il suffit d’installer le descendeur et machard du second en même temps au dessus du leader qui descendra en premier, le matériel étant déjà installé et vérifié il n’y a pas de souci.

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C’est ce que je fais chaque fois que j’emmène un second peu expérimenté et dont je ne suis pas sure de l’autonomie.
Je lui explique bien la manip, et jusqu’à maintenant tous ont compris qu’il ne fallait pas modifier ce que je leur avait installé avant de descendre.
Je trouve ça infiniment plus pratique que le contre-assurage du haut, et on n’a pas besoin d’une corde en plus.

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En cas de problème et de panique il ne faut pas que le débutant et la mauvaise idée lâcher la corde pour s’agripper au machard (ça c’est déjà vu)

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Je mets toujours le machard sous le descendeur, ça permet de gérer facilement et sans effort sa vitesse de descente et réduit le risque de réaction de panique.

Ca nous arrive de le faire entre 2 grimpeurs « expérimentés » quand il y a du vent, j’ai jamais remarqué de « pourrissement » ou toronnage de la corde, tu pourrais préciser ?

On parle bien de débutant, donc d’une voie aseptisée et que le leader connait. Donc les relais seront dans l’axe, évidents et confortables. Dans la mesure où celui qui descend est contre-assuré, aucun risque qu’il descende plus bas que la longueur de corde voulue et n’aura donc qu’à se vacher en arrivant au relai.

Si ça te conviens.
Personnellement, je ne ferai jamais descendre un débutant en premier dans une voie de plusieurs longueurs.
Mais si on veut vraiment être prudent, on forme les débutants avant de les emmener en grande voie, et on évite de leur faire faire leur premier rappel en descente d’une voie de plusieurs longueurs.

Cette situation fait partie des exceptions que 2 grimpeurs expérimentés savent gérer et anticiper.

Une situation qui n’existe pas si le rappel est complètement aérien. Mis si durant la descente, la corde repose en partie sur le rocher (ça arrive souvent), c’est toute la longueur de la corde qui va passer et frotter sur ce rocher (plus ou moins abrasif), lestée en prime du poids du « sac de patate ». Tu es parmi les plus compétent d’entre nous pour admettre que ce n’est pas anodin pour la durée de vie de la corde ? Je ne pense pas me tromper ?.

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C’est pareil en couenne quand on descend en moulinette, il faut combien de descentes pour user la corde?

En gros, il faut apprendre à faire du rappel. Au mieux, grâce à un stage encadré.

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Bizarre votre discussion.

Quand on a jamais fait de rappel, on va s’entraîner à une falaise de couenne basique. On part pas en grande voie zarbi, même avec des « expérimentés ».

Je me vois pas prendre avec moi en grande voie quelqu’un qui a jamais fait de rappel (et qui donc n’a probablement jamais fait de grande voie non plus).

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Ta remarque relève du bon sens. Mais je me place aussi dans une situation où tu es dans l’obligation (professionnelle et/ ou déontologique) de contre-assurer ton second, même s’il n’est pas complètement débutant. Une situation très courante pour un pro qui emmène quelqu’un qu’il ne connaît pas et qui peut avoir accessoirement déjà une bonne expérience.
Si on prends l’exemple d’une falaise comme Buis-les-Baronnies, la plupart des lignes de rappel sont quand même tranquilles et les exemples ne manquent pas, y compris pour de grandes classiques en alpinisme.

C’est le quotidien des pros. J’ai emmené des 100aines de personnes au Mont-Aiguille (pas seulement dans la voie Normale), beaucoup ont enfilé un baudrier pour la première fois au pied de la paroi. Et pour la descente, le grand rappel est tout sauf anodin, même s’il se finit tranquillement au sol.

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