Posté en tant qu’invité par strider:
forcément dans un forum de skirando on va plutôt trouver des gens qui sont contres, c’est évident…j’en fait plutôt partie d’ailleurs!
reste à ne pas tomber dans le dogmatisme de certains skirandonneurs et leur « intégrisme du tout-naturel » je pèse mes mots suffit de les lire ou de les entendre, surtout leurs arguments assez peu constructifs (du genre la réponse NON bien facile) typique d’un refus catégorique une manière d’éjecter la question caractéristique d’un savoir assez faible de la question.
pour moi, à moins d’une généralisation du phénomène, il est malgré tout incontestable que l’impact de l’héliski sur le milieu est relativement modéré, notamment comparé aux équipements de stations de ski.Mais cela ne doit pas pour autant accréditer cette pratique.
car pouvons-nous associer un hélicoptère à une activité de simple loisir qu’est le ski? n’avons-nous pas d’autres priorités pour un tel matériel? l’hélico est utilisé dans les secours, les transports importants et même par des chercheurs au cnrs, même dans ushuaïa et les autres tournages cinémas et documentaires du même genre qui restent des évènements relativement rares…certes mais là c’est pas du loisir, cela recouvre un intêret d’ordre supérieur…on peut très bien défendre la nature et utiliser l’hélicoptère…mais qu’un privé claque de l’argent pour ça, rien que pour lui sans partager aucun résultat qui contribuerait à la société, c’est un peu futile et cela semble être du gachi.
secondo : pourquoi allons-nous en montagne? outre la beauté des espaces, il y a une soif de l’effort et de l’authenticité fondée sur une recherche du mérite, sorte de fierté que l’on accompagne avec soi…et c’est la base du skirando : le rando désigne cette recherche. c’est une fuite de la banalisation et de l’apparente facilité des espaces urbains…et cette recherche est contradictoire avec la pratique de l’héliski qui est incontestablement une facilité, sorte de raccourci par le porte-monnaie.
mais d’un autre côté faut aussi casser un peu cela dit les intégrismes des skirandonneurs :notamment la question des stations de ski qui ne peut être ejecté d’un simple coup de bras, refus de voir certaines réalités …moi aussi je ne suis pas très « station de ski », je n’aime pas beaucoup la société de conso et je n’aime pas la montagne artificialisée ; mais pouvons-nous être intégriste face à cette question? pas mal de rhones alpins cultivent l’hypocrisie : en gros ils veulent que la montagne soit toute sauvage pour eux, une sorte de montagne qui n’a jamais existé, sauf avant le néolithique, alors que oui cela fait bien longtemps qu’elle a été anthropisée, bien avant les stations de ski d’ailleurs, bien souvent le paysage avait été largement modifié, mais ça ils l’ont déjà oublié.
si on les écoutes, il faut interdire systématiquement les stations de ski , alorscomment font les villages des hautes vallées pour vivre?..pas assez de fréquentation l’été et ben les vallées crèvent et c’est l’exode comme cela l’a été autrefois…mais peut être est-ce exactement ce que les skirandonneurs veulent, se débarrasser des locaux qui essaient de faire vivre leur vallée? les urbains des cluses alpines -grenoblois, chambériens, anneciens notamment- qui s’opposent aux locaux parce ces derniers s’urbanisent!!! oui mais on dit ensuite qu’ils sont alllé trop loin dans l’extention des domaines skiables, là effectivement il y a débat et faut en discuter et savoir renoncer… notez d’ailleurs qu’il y a une législation style POS, PLU, étude d’impact, et l’ ABF…secondo, bcp de rhone alpins -des urbains pour la plupart- oublient de dire que la prospérité de la région ( la production de richesse de la région dont ils profitent largement d’ailleurs -ils ont qu’aller en Lorraine ou dans les Ardennes s’ils sont pas convaincu, moi je le sais!) est pas mal tributaire de ces stations touristiques, notamment les grosses! hé oui faut pas se leurrer! cela dit je suis d’accord que les stations constituent une pression démographique considérable pour les espaces montagnards qu’elles ont un impact sur le milieu présentant un risque de dégradation esthétique du paysage qu’elles vendent et d’érosion accélérée des versants et que les richesses naturelles doivent être protégé parce qu’elles sont un patrimoine pour les sociétés…c’est pour ça qu’intervient la notion de développement durable…ce que je dis n’exclue pas le fait que des stations commettent des excès (ex val d’isère et le col de l’iseran, question juridique fouareuse) et qu’il faut savoir se faire entendre -notamment grace aux spécialistes- pour protéger des espaces remarquables de notre patrimoine naturel…mais faut être « nuancé » et accepter les paradoxes.
donc le débat n’a pas une unique solution donc gare au dogmatisme et ne soyons pas intégristes, ne fuyons pas le débat en étant catégorique, ne disons pas n’importe quoi…répondre NON par exemple cela n’apporte rien et ne changera rien à la question…