Dépose en france? opinions

Posté en tant qu’invité par BEURK:

ce sujet est plus qu’epineux et sur ce site personne (ou presque) ne va te soutenir.

l’helico est anti ecologique, anti effort, respire le fric et j’en passe et des meilleures. dans une societe qui veut tendre vers un respect de la nature, l’heliski est tout le contraire cela reste une activite FUTILE (comme le ski de rando).

j’ai pu faire de l’heliski en italie pendant 3 jours: oui, je me suis gave de poudreuse. oui, j’ai enchaine les deniveles (15 ou 16000m) comme jamais je ne le ferais. oui, j’ai use de la facilite: jamais de queue au telesiege, juste a attendre l’ecureuil pendant que l’on commentait la descente effectuee.

toujours etre le premier a profiter de la neige vierge sans avoir suer. avaler et avaler des descentes jusqu’a plus soif. c’est grisant a en perdre la notion du reel!
attention a l’accoutumance, c’est une vraie drogue qui n’est limitee que par la largeur du porte monnaie.

MAIS: que de bruit (meme depose le bruit de l’helico reste present car d’autres clients attendent les rotations qui ne finissait que vers 13h), pas vu un animal pendant les 3 jours (etonnant???), usine a fric certainement vu la gueule de la note pour 3 jours (heureusemnt que je payais pas).

le retour a la realite a ete fait rapidement. des le week-end suivant, un rando dans un coin recule qui m’a permis d’apprecie le silence et d’apprecie la seule descente (1200m de deniv au lieu de 5000m) dans le meme type de neige.

mais l’helico garde son utilite pour les secours et le ravitaillement des refuges. c’est pas la panacee mais l’intrusion est plus limitee et reste UTILE.

BILAN: ne pas autoriser de nouvelles deposes sinon c’est rouvrir la boite de pandorre (c’est une drogue, je vous dis) , se contenter de celles deja existantes est deja beaucoup pour la nature surtout dans les alpes.

Posté en tant qu’invité par Ubu sur la butte:

NON, et je suis prêt à m’engager personnellement contre tout projet de ce genre.

Posté en tant qu’invité par ;0):

Oui mais ne sont-elles pas plus grosse?

Posté en tant qu’invité par strider:

forcément dans un forum de skirando on va plutôt trouver des gens qui sont contres, c’est évident…j’en fait plutôt partie d’ailleurs!
reste à ne pas tomber dans le dogmatisme de certains skirandonneurs et leur « intégrisme du tout-naturel » je pèse mes mots suffit de les lire ou de les entendre, surtout leurs arguments assez peu constructifs (du genre la réponse NON bien facile) typique d’un refus catégorique une manière d’éjecter la question caractéristique d’un savoir assez faible de la question.

pour moi, à moins d’une généralisation du phénomène, il est malgré tout incontestable que l’impact de l’héliski sur le milieu est relativement modéré, notamment comparé aux équipements de stations de ski.Mais cela ne doit pas pour autant accréditer cette pratique.

car pouvons-nous associer un hélicoptère à une activité de simple loisir qu’est le ski? n’avons-nous pas d’autres priorités pour un tel matériel? l’hélico est utilisé dans les secours, les transports importants et même par des chercheurs au cnrs, même dans ushuaïa et les autres tournages cinémas et documentaires du même genre qui restent des évènements relativement rares…certes mais là c’est pas du loisir, cela recouvre un intêret d’ordre supérieur…on peut très bien défendre la nature et utiliser l’hélicoptère…mais qu’un privé claque de l’argent pour ça, rien que pour lui sans partager aucun résultat qui contribuerait à la société, c’est un peu futile et cela semble être du gachi.

secondo : pourquoi allons-nous en montagne? outre la beauté des espaces, il y a une soif de l’effort et de l’authenticité fondée sur une recherche du mérite, sorte de fierté que l’on accompagne avec soi…et c’est la base du skirando : le rando désigne cette recherche. c’est une fuite de la banalisation et de l’apparente facilité des espaces urbains…et cette recherche est contradictoire avec la pratique de l’héliski qui est incontestablement une facilité, sorte de raccourci par le porte-monnaie.

mais d’un autre côté faut aussi casser un peu cela dit les intégrismes des skirandonneurs :notamment la question des stations de ski qui ne peut être ejecté d’un simple coup de bras, refus de voir certaines réalités …moi aussi je ne suis pas très « station de ski », je n’aime pas beaucoup la société de conso et je n’aime pas la montagne artificialisée ; mais pouvons-nous être intégriste face à cette question? pas mal de rhones alpins cultivent l’hypocrisie : en gros ils veulent que la montagne soit toute sauvage pour eux, une sorte de montagne qui n’a jamais existé, sauf avant le néolithique, alors que oui cela fait bien longtemps qu’elle a été anthropisée, bien avant les stations de ski d’ailleurs, bien souvent le paysage avait été largement modifié, mais ça ils l’ont déjà oublié.
si on les écoutes, il faut interdire systématiquement les stations de ski , alorscomment font les villages des hautes vallées pour vivre?..pas assez de fréquentation l’été et ben les vallées crèvent et c’est l’exode comme cela l’a été autrefois…mais peut être est-ce exactement ce que les skirandonneurs veulent, se débarrasser des locaux qui essaient de faire vivre leur vallée? les urbains des cluses alpines -grenoblois, chambériens, anneciens notamment- qui s’opposent aux locaux parce ces derniers s’urbanisent!!! oui mais on dit ensuite qu’ils sont alllé trop loin dans l’extention des domaines skiables, là effectivement il y a débat et faut en discuter et savoir renoncer… notez d’ailleurs qu’il y a une législation style POS, PLU, étude d’impact, et l’ ABF…secondo, bcp de rhone alpins -des urbains pour la plupart- oublient de dire que la prospérité de la région ( la production de richesse de la région dont ils profitent largement d’ailleurs -ils ont qu’aller en Lorraine ou dans les Ardennes s’ils sont pas convaincu, moi je le sais!) est pas mal tributaire de ces stations touristiques, notamment les grosses! hé oui faut pas se leurrer! cela dit je suis d’accord que les stations constituent une pression démographique considérable pour les espaces montagnards qu’elles ont un impact sur le milieu présentant un risque de dégradation esthétique du paysage qu’elles vendent et d’érosion accélérée des versants et que les richesses naturelles doivent être protégé parce qu’elles sont un patrimoine pour les sociétés…c’est pour ça qu’intervient la notion de développement durable…ce que je dis n’exclue pas le fait que des stations commettent des excès (ex val d’isère et le col de l’iseran, question juridique fouareuse) et qu’il faut savoir se faire entendre -notamment grace aux spécialistes- pour protéger des espaces remarquables de notre patrimoine naturel…mais faut être « nuancé » et accepter les paradoxes.
donc le débat n’a pas une unique solution donc gare au dogmatisme et ne soyons pas intégristes, ne fuyons pas le débat en étant catégorique, ne disons pas n’importe quoi…répondre NON par exemple cela n’apporte rien et ne changera rien à la question…

Posté en tant qu’invité par ;0):

(…)soupire…he oui…
Ceci dit, l’anglais qui fait une fois pendant ces vacances de l’héliski dans le val de bagne(pour parler d’une région que je connais)n’est pas plus coupable au point de vue environementale que le genevois qui va en valais toutes les fins de semaine seul dans son 4x4.
Et de plus l’anglais…il fait vivre des guides de la région qui restent dans la vallée avec leurs familles.
(j’ai rien contre les genevois et je n’aprécie pas l’héliski)

Posté en tant qu’invité par ludo74:

c’est pas pour etre négatif mais lorsqu’on lit l’article sur la course aux km de piste dans les stations française dans le dernier Montagne mag ,je pense a mon grand regret que le sujet risque fort d’etre tres vite abordé.Il y aura dans les prochaines années une guerre acharnée entre les stations européenne pour attirer le clien!A ce petit jeu les pays de l’est ne font pas dans la dentelle Le temps que les industries de remontée mecanique viennent ravager leurs montagnes l’helico sera le bien venu.Reste a savoir si cela n’entrainera pas une escalade ala dépose.D’autre part a Sallanches au ciné commence la nuit de la glisse…COMBIEN d’hélico pour le tournage ?les paris sont ouverts.

Posté en tant qu’invité par strider:

peut être mais ton discours reste de l’ordre de la perspective alarmiste…

on ne peut pas être si réducteur : par exemple le développement d’un domaine skiable ou plutôt son extention ne peut pas se faire aujourd’hui sans des études d’impact associées généralement à un PLU qui établie un zonage de la commune et qui doit procéder à des enquêtes publiques pour tout projet…une cartographie des risques est généralement associées…tu as aussi, pour plusieurs communes avec un centre, le SCOT qui n’a pas force de loi certes mais qui donne des orientations à venir, contenant le PADD avec un diagnostic environnement (incidence prévisible par exemple -consultation de spécialistes) et le document d’orientation (avec un zonage, on délimite les éventuelles extentions dans le temps) et des documents graphiques comme celui des UTN (unité touristique nouvelle = les extentions par exemple) le scot a pour but de créer une cohérence entre le développement urbain (le peuplement) et ce qu’il faut conserver et protéger (cohérence qui rejoint la notion de développement durable)
conclusion : le développement d’un domaine skiable ne peut pas se faire que par simple volonté il y a un cadre législatif complexe…surtout en france…faut oublier un peu les années 60-70 où l’environnement et le patrimoine n’était pas des notions reconnues par le public…de nos jours on ne peut plus rien modifier, même pour le ski, sans permis de construire et le maire d’une commune ne peut donner ce permis que s’il a fait un POS ou un PLU (sinon faut passer par le préfet!!) pour sa commune et ces POS, PLU contiennent comme je disais avant un zonage (préservation de la nature compris) et des études d’impact, donc ça inclue l’environnement…mais ce sont des évolutions récentes cela dit, faut l’avouer.

Posté en tant qu’invité par Bubu:

répondre NON par exemple cela n’apporte rien et ne changera rien à la question…

Je pense que ceux qui répondent « non » sans argumenter ne le font pas par intégrisme, mais plutôt par lassitude en négligeant de faire référence aux dizaines de discussions sur le sujet qui ont eu lieu sur ce forum, et au centaines de débats qui ont eu lieu depuis des décénies.
Avec toujours à la fin la même conviction (pour eux) qu’il fallait dire non.
On peut faire un copier-coller d’une partie de tout ça ici, mais il y en a pour qq centaines de pages…
Chaque année la même question revient sur le forum, et bien que mon rapport à la montagne ait beaucoup évolué au cours de mon existence, je n’ai pas changé d’avis depuis 6 mois (tu m’aurais demandé il y a 20 ans je n’aurais peut être pas répondu la même chose). Et je crois bien que c’est le cas de beaucoup ici.
Personnellement la question est règlée, je ne perds plus de temps à remettre en cause une énième fois mon opinion pour chercher si je n’ai pas oublié un petit détail (que j’ai déjà cherché) qui pourrait me faire changer d’avis. Je préfère réfléchir sur autre chose.
De toute façon, d’ici 2-3 ans la question sera règlée pour tout le monde :slight_smile:

Posté en tant qu’invité par Pierre:

tu rêves Strider, où tu convoites une place de chargé d’étude dans un bureau d’aménagement de la montagne.

Posté en tant qu’invité par miniplot:

tu pourrai expliquer dans quel sens :

De toute façon, d’ici 2-3 ans la question sera règlée pour tout
le monde :slight_smile:

suis curieux de savoir ce que tu veux dire par là?

Posté en tant qu’invité par BC:

De toute facon dans 2-3ans la question sera regle pour tout le monde

C’est l’apocalypse dans 2-3 ans, Bubu ?

Posté en tant qu’invité par strider:

Pierre a écrit:

tu rêves Strider, où tu convoites une place de chargé d’étude
dans un bureau d’aménagement de la montagne.

ni l’un ni l’autre, simplement c’est pénible de voir des réponses dans le vague qui de toute façon ne changeront rien…ce pessimisme qui ne repose sur aucun savoir est monnaie courante…comment peut-on parler et critiquer sur la question sans rien savoir du cadre juridique de l’aménagement du territoire en france? d’où le NON qu’on retrouve à chaque fois, faute d’avoir autre chose à dire.
je ne prétends pas être un pro de la question loin de là, mais on travaille sur des problématiques d’aménagement du milieu montagnard savoyard et on s’aperçoit que c’est terriblement complexe, qu’il y a des paradoxes, des problématiques qui se croisent et que tout est imbriqué dans l’aménagement…ce que les gens n’arrivent pas à comprendre ce qu’il n’y a pas qu’une logique à l’oeuvre dans les politiques mais plusieurs logiques qui se croisent…on ne peut donc balancer des réponses simplistes. quand bien même ça fait 200 réponses du même genre sur un sujet…

Posté en tant qu’invité par Francois:

miniplot a écrit:

tu pourrai expliquer dans quel sens :

De toute façon, d’ici 2-3 ans la question sera règlée pour
tout
le monde :slight_smile:

suis curieux de savoir ce que tu veux dire par là?

Il n’y aura plus de neige. Ha! ha!

Hi! hi!

La bonne blague!

Posté en tant qu’invité par mp2:

NOOOOOOOOOON ! bordel allez en Italie ou en Suisse et foutez la paix aux pôvres cons de randonneurs que nous sommes, déjà à Cham on s’entend plus tellement ça vole de tout les côtés, de toutes façon, c’est encore une connerie pour les riches…
au moins, la sueur est pour tous
Djuley

Posté en tant qu’invité par Ubu sur la butte:

strider a écrit:

c’est terriblement
complexe, qu’il y a des paradoxes, des problématiques qui se
croisent et que tout est imbriqué dans l’aménagement…ce que
les gens n’arrivent pas à comprendre ce qu’il n’y a pas qu’une
logique à l’oeuvre dans les politiques mais plusieurs logiques
qui se croisent…

Foutaises, on dirait de la langue de bois politicienne.

Je maintiens mon NON parce que simplement j’en ai marre de voir l’homme urbaniser tous les territoires, incapables de laisser des endroits tranquilles, sans chercher à en tirer une rentabilité.

Posté en tant qu’invité par gaston:

Fait trés attention Strider, car pour l’instant en France l’Héliski est INTERDIT, ce qui est simple, clair, et net.
Et ton discours sur le thème « la réalité est complexe », au final, il sème le doute, il entreouvre la porte à des arguments, c’est de l’intellectualisme.

Je vois venir les partisans de l’exploitation économique de la Montagne : Ils vont bientôt proposer « d’échanger » une dépose en héliski ici ou là, contre la protection renforcée de telle ou telle zone.
Et hélas, ils trouveront surement des gens de bonne foi pour admettre que « la réalité est complexe », qu’il faut faire un bilan positif-négatif , …

Il faut dire NON à l’héliski - La réalité est complexe : c’est une raison de plus pour avoir une position politique claire.

Ensuite, pour que ce NON ait une chance survivre, les tactiques à mettre en place doivent être à la fois subtiles et déterminées, dans toutes ces réunions de SCOT, UTN, PLU, et j’en passe, et surtout auprés des parlementaires députés ou sénateurs, sans oublier les Tribunaux. Elles exigeraient une représentation des pratiquants bien plus forte qu’à l’heure actuelle.

Posté en tant qu’invité par Bubu:

C’est l’apocalypse dans 2-3 ans, Bubu ?

RDV dans 2-3 ans :-))

Ce ne sera pas l’apocalypse, mais il ne pourra plus y avoir des « hordes » d’héliskieurs étant donné le prix du bourdon… et la baisse du pouvoir d’achat en général.
Mais ce ne sont que des (mes) suppositions.

Posté en tant qu’invité par seb:

NON NO NON NON NON !!! c’est clair…

Posté en tant qu’invité par Pïerre:

On en est à l’heure actuelle à un point où pour préserver notre environnement il est nécesaire de commencer à remettre en question pas mal d’habitudes et de pratiques (comment consommer différemment, se déplacer différemment,…).
Alors ce n’est vraiment pas le moment d’autoriser de nouvelles pratiques nocives pour l’environnement.

Sous prétexte que les randonneurs se déplacent en véhicule et que quelques héliskieurs ça pollue beaucoup moins que pleins de randonneurs, on veut nous faire avaler une couleuvre de plus.
L’héliski, c’est évidemment pas ça qui va changer grand chose aux problèmes environnementaux globaux mais c’est une source de pollution et de nuisance de plus et sous prétexte qu’il y en a d’autres, il n’y a aucune raison de l’autoriser alors qu’elle est interdite (en France du moins).

Donc non à l’autorisation de l’héliski, non à la soi-disant tolérance qu’il faut avoir sous prétexte qu’il y a de la place pour tout le monde.

Posté en tant qu’invité par gaston:

Bubu a écrit:

C’est l’apocalypse dans 2-3 ans, Bubu ?

RDV dans 2-3 ans :-))

Ce ne sera pas l’apocalypse, mais il ne pourra plus y avoir des
« hordes » d’héliskieurs étant donné le prix du bourdon… et la
baisse du pouvoir d’achat en général.
Mais ce ne sont que des (mes) suppositions.

La baisse du pouvoir d’achat en général risque fort de ne pas compenser la hausse du pouvoir d’achat des héliskieurs en particulier.

Notre société avec économie de type libéral creuse les innégalités, et l’héliski s’adresse aux riches, qui le sont de plus en plus.

Mon propos n’est même pas carricatural.